Final Fantasy VI Grand Finale

FF6 OST

C'est un fait, les thèmes de Final Fantasy VI font partie des plus belles compositions de l'histoire du jeu vidéo. Aaah, l'époque où UEMATSU n'utilisait pas encore son clavier Botempi 8 touches... Comme à son habitude, Square nous a gratifié de nombreuses OST, dont ce Grand Finale, orchestré par l'Orchestre Symphonique de Milan, devait être la pièce maîtresse. Je dis bien devais, car à l'écoute, cette OST ne comble pas totalement mes attentes. Et pourtant, ça commence très fort, avec une somptueuse reprise du thème d'introduction et de l'inoubliable thème de Tina. Le deuxième morceau est également excellent, puisqu'il s'agit du très original thème de Kefka, magnifiquement réorchestré. Mais une fois terminé, ce thème cède sa place à toute une série de déceptions. Ils ont voulu pousser tellement loin la débauche d'effets sonores, que les thèmes perdent toute leur saveur. Mention particulière pour les thèmes de Gau, Relm et "Kids run through City Corner" qui, avec leur orchestration au clavecin et au violon, ont un aspect "Versailles du pauvre" des plus ridicules.

Heureusement, le disque s'achève en apothéose avec le thème de Celes interprété par une chanteuse d'opéra. Mais 3 morceaux somptueux sur une OST de 11 pistes, c'est bien peu, surtout si l'on tient compte du prestige des orchestrations de base. Attention, je ne remet pas en cause le talent de l'Orchestre Symphonique de Milan, qui nous offre une prestation musicale irréprochable, mais bien des choix musicaux douteux, sans doute faits par ce cher UEMATSU. Une belle déception pour moi, qui en attendait beaucoup (trop ?) de cet album.

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Commentaires

der_rosenkavalier
15 Janvier 2009
02:33

Notons que l'introduction de l'Aria di Mezzo Carattere est celle du second mouvement du concerto n°2 de Rachmaninov

der_lapinou
17 Janvier 2009
01:42

Album peu apprécié d’un épisode les plus acclamé de la saga, Grande Finale à pourtant la qualité de nous plongé avec justesse dans son atmosphère.
Si l’Opening est tel que l’on aimerait l’entendre durant le jeu, le thème de Terra est loin d’être le plus convaincant de l’album. Certes le thème en lui-même est charmant mais l’orchestration s’empêtre dans une fastidieuse grandiloquence bon marché la piste ne semble jamais finir et on y entend plus de cloche que n’oserais en rêver le plus fervent des missionnaires dans un jeu vidéo. Cefka est en revanche une des merveilles du cd, très à propos quand à l’ambiance du jeu. Les sonorités des cuivres sont jouissives, les tutti explosif pas forcément subtil mais truculent, les percussions bariolé, la variation centrale aux cordes succulente. Un modèle d’arrangement symphonique, il est rare que l’orchestre soit utilisé à si bon escient dans les réorchestrations de bande son de jeux vidéo. The Mystic Forest se dote d’une introduction fascinante avec une utilisation des instruments à vent confinant à un sentiment d’étrangeté et d’exotisme. Le thème original surgit avec naturel, le coloris nuit lunaire du morceau est séduisant, la fin distille en se ralentissant l’inquiétante rêverie du morceau. Gau est plutôt lourd, l’accompagnement au clavecin trop marqué, les cordes trop massives, le tout tirant péniblement sur le mélo. Milan de Chocobo fatigue avec l’impression d’assister plus aux déambulations d’un éléphant ivre qu’à celle d’un volatile. Une piste proche de la cacophonie, on est loin de la jouissance musicale. Troop March On n’as pas autant de punch que la version originale ce qui donne à cette marche et à l’empire un aspect plus décadent, relecture pertinente. Kid run through the city Corner se laisse écouter mais veux un peut trop en faire et semble elle aussi sortir d’un téléfilm mélodramatique. Blackjack plus légère et plus inventive est une excellente réorchestration, donnant dans le music-hall, notons une fois de plus la truculence des cuivres et des glissandos aux cordes. Un fantasme que d’écouter telle quelle ce morceau dans le jeu. Relm rejoint la cohorte mielleuse et indigeste de l’album, mièvre comme un roman harlequin, monotone comme un repas de famille. The Mystery Train en solo pour violon et piano, flirte avec le jazz et le tzigane dans une attractive première partie. Moins emporté la seconde partie en est également moins attrayante mais l’ensemble est appréciable.
Introduit par le second mouvement du célèbre concerto n°2 de Rachmaninov, l’Aria di Mezzo di Caraterre charme et émeut et c’est bien là tout l’important. Véritable apothéose, le morceau vous suspend le temps de ses six minutes dans sa douceur et sa tendresse.
Bilan mitigé où l’excellent côtois quasiment sans intermédiaire le médiocre. Et si quasiment la moitié du cd se révèle mal dégrossie (niaiserie insipide de Gau, Relm et de Kids run trough the city Corner, chahut sonore de Milan de Chocobo, pesanteur du thème de Terra) l’autre partie compensent largement ses faiblesse souvent commune aux réorchestrations symphonique des bande son de jeux vidéos. En revanche rare sont celle à nous offrir un si beau moment que l’Aria di Mezzo di Caraterre ou le degré d’excellence et de truculence de Cefka.

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