Presse des Etats-Unis : Game Informer

Presse des Etats-Unis : Game Informer

Game Informer pourrait être caractérisé comme une sorte de Joypad (du moins celui d’antan) US. Un magazine qui se veut grand public, mais qui reste quand même apte a intéresser aussi les passionnés, en particulier grâce à ses nombreuses exclusivités mondiales et ses immenses dossier. Par exemple, dans le numéro 135 (juillet 2004), ce ne sont pas moins de 10 pages qui sont consacrées à Metroid Prime 2 : Echoes. Et plus incroyable encore, l’article s’avère au final bien écrit et très instructif. D’autres dossiers ponctuent encore le journal, tout comme les interview qui sont légions. Les previews disposent également d’un espace assez appréciable au sein du magazine. Réellement, il y a de quoi lire dans Game Informer. Cependant, tout ceci empiète sur ce qui représente souvent la catégorie dominante d’un magazine : les tests. D’une manière général condensés sur une page, voir une demie page, ils vont droit au but, sans trop de fioritures avec une note à la fin, des commentaires sur quelques points du jeu et un deuxième avis. Un peu trop expéditif, mais en même temps, au final, on sait s’il l’on achète ou si l’on n’achète pas.

Le ton du magazine se veut sérieux et déconne à la fois. Les articles, généralement bien écrits et intelligents montrent un grand professionnalisme de l’équipe. Mais cette équipe sait aussi se lâcher quand il le faut. On s’informe et on rigole avec Game Informer. On notera en particulier des légendes de photos souvent hilarantes, à mille lieux des classiques et peu inspirés “le bouton “A” vous permet de sauter” que l’on trouve bien trop souvent dans la presse française.

Le contenant suit le contenu. On reste sur la ligne “grand public, mais soigné quand même”. En magasin, la couverture est vite repérée, avec toujours bien mis en avant la grosse exclusivité mondiale et quelques accroches qui feront vite craquer. Le format du magazine est, comme son “rival” Play, raccourci en hauteur. Une fois ouvert, l’on découvre une maquette certes classique, mais claire et sobre, afin de rendre la lecture agréable. Elle n’est pas originale, mais l’on peut parfois se demander si elle n’a pas servi de modèle à certains magazines français. Le grammage du papier est standard mais la qualité d’impression reste de très bon niveau, surtout pour les photos.

Cependant, avoir des rédacteurs des qualité et une réalisation technique de bon niveau engendre des coûts, coûts que les $5.99 du magazine ne pourraient couvrir sans une bonne dose de pub. Dose qui frôle malheureusement souvent l’overdose. Par exemple, 8 pages de publicité sont présentes entre la couverture, et le sommaire. Assez inquiétant. Et ne croyez pas que parce qu’ils ont tout condensé au début, la pub est moins présente par la suite. Le gros défaut du magazine donc, d’autant plus que, d’un point de vue pûrement personnel et subjectif, la publicité américaine n’est pas toujours très inspirée, ni de bon goût.

Mais malgré ceci, Game Informer reste un magazine qui porte bien son nom. Il informe, souvent avant ses concurrents, de ce qui se passe dans le milieu du jeu vidéo, de manière intelligente, soignée, avec une bonne pointe d’humour. Même s’il n’est idéal, Game Informer reste un grand magazine, un de ceux dont on aimerait bien voir pointer le bout de leur nez dans nos contrées.

Presse des Etats-Unis : Game Informer

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Posté le par Julien
Catégorie : Jeux vidéo
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