Metroid Prime 2 Echoes

Avec l'ouragan Prime d'une qualité ahurissante, Nintendô a repris son utilisation juteuse de la licence Metroid : deux épisodes plus "classiques" sont ainsi parus sur Game Boy Advance depuis deux ans, alors qu'un nouvel opus tactile s'apprête à sortir sur la toute fraîche DS. C'est sans compter pour Noël la sortie de la suite version canapé, prévue de longue date et attendue comme le messie par les connaisseurs.

Autant l'avouer de suite : Metroid Prime 2 Echoes ne s'adresse pas à toutes les mains. Il réserve ses qualités pour trois franges de joueurs en particulier : les connaisseurs de la saga, les rescapés du premier Prime, et les vétérans de la manette qui n'auront pas peur de la complexité et de la difficulté du titre. A l'ancienne sur ce plan-là, c'est sûr, Echoes met nos nerfs à rude épreuve et nous enferme pour de très longues heures dans le casque d'une Samus peu claustrophobe.

Prévoyez, d'après le compteur interne du jeu, au moins vingt heures pour voir le bout de cette seconde aventure puissance Cube. En réalité ce sera avec une moitié de plus, puisque l'horlogerie made in Retro Studios découpe les passages dans les menus, les bien-que-courtes cinématiques, ou encore tout autre moment au cours duquel la belle chasseuse ne répondra pas à vos ordres.

De toute manière, une aventure avec Samus ne se chronomètre pas : elle se vit de l'intérieur, nous offre l'expérience d'explorer les temples et environnements d'Aether, de découvrir leurs liens, leurs mécanismes et tous leurs autres petits secrets. Echoes fonctionne sur une base proprement similaire à celle de son prédécesseur ; les habitués retrouveront immédiatement leurs marques et pourront s'amuser avec la protagoniste au bout de quelques secondes.

L'un des (trop rares) changements majeurs dans la construction de ce Prime 2 réside dans le partage en deux des environnements. En effet, à l'image de l'inoubliable Kamigami no Triforce de la Super Famicom, chaque monde enluminé trouvera sa réplique dans les ténèbres. L'occasion de donner aux level-designers de génie la possibilité de s'amuser plus encore et jouer sur les allers-retours, et la revisite des lieux sous une autre forme.

Ce qui frappe également réside dans la haute difficulté du titre. Non pas qu'il soit trop ardu, mais cela contribue impeccablement à l'ambiance du titre, à la méfiance que l'on s'impose, et à la recherche des rares salles de sauvegarde. N'ayez pas peur, par exemple, de faire face à un Game Over vous reconduisant une ou deux heures de jeu précédemment, devant l'absence de possibilité de sauvegarder. Courage !

Toutefois, et malgré son océan de qualités, le titre distillera de temps à autre une petite perle de déception. Oh, vraiment rien de grave, je vous assure. Simplement un étrange mélange de ravissement et de déception : celui d'obtenir enfin de nouveaux niveaux à Prime, teinté d'une ressemblance parfois trop frappante. Echoes prend de temps en temps des allures d'add-on qui, malgré des enchantements de tous les instants, nous fait regretter le cassage de baraque de son grand frère.

Reste que, pour sa liste de bons points d'une longueur invraisemblable, passer à côté pour un possesseur de GameCube ne serait que pure hérésie. Sachons, alors, ne pas bouder notre plaisir.

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