
Annoncé dès la fin de Banjo-Kazooie pour une sortie “très bientôt” (en langage Nintendô : deux ans et demie), Banjo-Tooie s’est fait attendre. D’abord prévu pour être un add-on de BK, il a finalement débarqué, fin 2000, sous forme d’un jeu à part entière. Si dans son déroulement, ce jeu ne diffère pas énormément de son prédécesseur, on note tout de même un grand nombre d’innovations, notamment dans les mouvements des personnages. Ainsi, on peut même séparer l’ours et l’oiseau pour résoudre certaines énigmes. Techniquement, le jeu dispose de textures encore plus élaborées que dans BK et le champ de vision est largement agrandi. Le seul problème est que ces améliorations ont un prix, à savoir de nombreux ralentissements dans le jeu. Côté son, c’est toujours dans le même esprit, soit des musique sympathiques mais vite lassantes. Par rapport à Banjo-Kazooie, on pourrait croire que cette suite lui est supérieure, pourtant, je ne peux m’empêcher de le trouver un petit cran au dessous. En voulant ajouter de la variété, Rare a inclus des scènes en FPS pas toujours intéressantes (surtout si on aime pas les FPS) et le jeu est un peu trop long à mon goût. Si une longue durée de vie peut-être un atout, une trop longue se traduit souvent en défaut. On se lasse presque du jeu avant d’en arriver à bout et c’est vraiment dommage. Ceci dit, il ne faut pas non plus dramatiser. Banjo-Tooie est la digne suite de Banjo-Kazooie et il serait regrettable de passer à côté d’un tel titre, même si je recommanderais plutôt Banjo-Kazooie à ceux qui veulent découvrir cette série qui sera, à n’en pas douter, très longue. Allez Banjo, à une prochaine sur NGC…
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