Hiroshima : un fort patrimoine historique et culturel
Dôme de la bombe atomique 1945 à Hiroshima

Hélas, Hiroshima est surtout connue pour les tristes évènements qui sont survenus le 6 août 1945 : le premier bombardement atomique de l’histoire. La bombe-A, qui a explosé à 600 mètres du sol, a tué 75.000 personnes sur le coup et environ 220.000 au total. La ville de Hiroshima, elle, a été à peu de choses près rasée. Après la guerre, la reconstruction se fait sur la base d’une « cité de la paix ». Aujourd’hui, si les stigmates de ce triste passé sont en apparence discrètes, les hauts lieux de la ville sont assez inévitables à visiter.
Le plus connu est sans doute le dôme de Genbaku, un des rares bâtiments dont la structure métallique l’a fait survivre au souffle de l’explosion. Situé dans le Parc de la Paix, proche du centre-ville de Hiroshima, il inspire évidemment le plus grand respect. Ses allées sont d’un calme solennel, bordées de panneaux explicatifs sur les circonstances historiques, en anglais et en japonais. Dans le parc, on trouvera également le cénotaphe, avec tous les noms des victimes connues, ou encore la flamme de la paix, qui restera allumée tant qu’il y aura des armes nucléaires.

Autour, la ville sait ne pas se reposer sur ce mémorial : sorti du parc, les enfants jouent, le tram raccompagne les salary-men chez eux et les lycéens se chamaillent dans les rues. Car au-delà de cette leçon d’humanité, Hiroshima est une ville industrielle et portuaire, construite sur une rivière dont les bras la jonchent de part en part. Lors de votre visite, n’oubliez pas de goûter la spécialité locale : okonomiyaki, une crêpe de sarrasin fourrée aux nouilles, au poisson (ou à la viande) et au riz. Sinon, je vous conseille un kaitenzushi (sushi bar) délicieux et très bon marché : toutes les assiettes y sont à 130¥. Ce restaurant est situé au 6F de la gare JR, grande sortie sud.
Évidemment, si vous êtes de passage à Hiroshima, n’oubliez pas de faire un tour à Miyajima, haut lieu du tourisme au Japon, située à quelques kilomètres seulement de la ville.



étrange que tu n’aies pas parlé du musée, je l’ai visité l’an dernier et franchement, pas facile d’en sortir sans une grosse boule dans la gorge….
sinon, je suis tout à fait d’accord avec toi : il est impensable de ne pas aller à miyajima une fois à hiroshima (surtout qu’on peut prendre le ferry avec le JR pass)
A signaler aussi que le dôme, et plus généralement, tout ce qui attrait à la bombe est une visite incontournable des écoles de tout le pays. Il est quasiment impossible de ne pas voir des myriades d’écoliers (reconaissables surtout à leur casquettes ou bob de couleurs jaune, rouge, bleu ou vert pour différencier les différents groupes) autour du dôme ou réunis par classe devant le dôme.
Le musée quant à lui voit plutôt défiler les collégien(ne)s et lycéen(ne)s reconnaissables à leurs uniformes standardisés.
Si vous prévoyez de visiter le musée, prévoyez le paquet de kleenex. L’effet est le même qu’à la vision du tombeau des lucioles.
A voir également, et tout aussi poignant, le château d’Hiroshima et ses « jardin. Hormis le donjon, il ne reste rien. On se croirait sur un site archéologique gallo-romain. En faisant un peu attention, on peut même trouver les vestiges du centre de communication de l’armée impériale, qui était enfoui sous terre, dans une sorte de bunker. Mais la chaleur et le souffle étaient tellement puissant qu’il n’y eut aucun survivant à l’intérieur. Je vous laisse imaginer ce qui leur est arrivé lorsque le souffle s’est engouffré dedans…
PS : l’épicentre de l’explosion est matérialisé par une stèle, non loin du dôme, dans une ruelle, plantée devant un parking aérien bleu, comme seul les japonais en ont le secret.