Arts martiaux : s'entraîner au Japon

Pratiquer dans un dojo japonais

S’entrainer au Japon est un rêve pour beaucoup de pratiquants avec tout ce que cela implique en termes de mythes. Être Uchi-Deshi et s’entrainer sous la direction du maitre des lieux, tout en effectuant les taches ménagères pour obtenir le gite et le couvert. Bien que possible, cette pratique est de plus en plus rare mais il reste heureusement d’autres moyens de pratiquer au Japon.

Plusieurs lieux peuvent accueillir les pratiquants, et pour chacun d’eux les formalités sont différentes. Une lettre de recommandation n’est pas toujours nécessaire, mais souvent recommandée.

Les Hombu Dojos des grandes associations

Ils sont probablement les plus accessibles pour les Gaijin. Accessibles aux locaux comme aux étrangers, ces « headquarters » proposent de nombreux cours par jour et il est possible d’y aller pour quelques jours ou plusieurs mois. On trouve les plus célèbres à Tokyo : Kodokan, Aikikai, Kyokushinkai, et leurs sites internet donnent un certain nombre d’infos utiles.

A ma connaissance, avoir une recommandation pour ces lieux n’est pas nécessaire mais elle peut ouvrir quelques portes. Si Christian Tissier vous recommande chaudement auprès de l’Aikikai, votre visite ne sera certainement pas la même.

Les disciplines plus confidentielles

Qu’il s’agisse de Koryus ou d’écoles traditionnelles dont le but premier n’est pas de développer le nombre d’adhérents, c’est tout de suite plus compliqué et une recommandation sera vivement recommandée voire absolument nécessaire. Cette lettre de recommandation ne peut pas être écrite par n’importe qui et engage clairement son auteur. Ça implique donc de connaitre du monde, mais aussi que le « monde » en question vous connaisse suffisamment pour prendre ce risque. A noter aussi qu’il est difficile de recommander une centaine de personnes par an…

Ce sont personnellement les disciplines qui m’attirent le plus, ne pratiquant pas l’un des grands Budo.

Il m’aura fallu presque 2 ans entre mon arrivée en Asie et mon premier entrainement dans un dojo de ce type. Recommandé par Roland Hernaez, j’avais pu rejoindre un groupe de pratiquants du Nihon Tai Jitsu et m’entrainer avec les maitres du Seibukan, du Daito Ryu Takumakai et du Gyokushin Ryu Aikido (ex Yoseikan Aiki). Sans cette recommandation, je chercherais probablement encore la porte d’entrée.

Chez certains maitres, c’est au contraire beaucoup plus facile. J’ai ainsi pu rencontrer Akuzawa sensei, fondateur de l’Aunkai, très facilement grâce à l’un de ses élèves avancés.

En revanche, si l’accès est difficile, ces lieux sont aussi plus personnels. Une fois rentré, vous faites partie de la famille. Le Kodokan voit passer des milliers d’élèves tous les ans, dont un tres grand nombre d’étrangers. Si c’est un bon endroit pour travailler avec des pratiquants d’autres cultures, le mythe du petit dojo et de la relation privilégiée avec le maitre est loin.

Plusieurs autres éléments sont à considérer pour pratiquer au Japon, notamment la barrière de la langue, le niveau de pratique et le logement.

La barrière de la langue

Comprendre une pratique martiale fine sans y mettre les mots me semble tenir de la gageure. C’est bien sur faisable, en subissant les techniques et en se faisant corriger directement par l’enseignant mais cela reste assez limité.

En ce qui me concerne j’ai eu la chance de rencontrer des enseignants qui parlaient suffisamment anglais ou qui avaient prévu un traducteur. La différence est incommensurable et je n’ose imaginer ce que j’aurais pu tirer de mes séjours si tout avait été en Japonais.

Il ne faut pas oublier non plus qu’il y a une vie après l’entrainement et qu’il serait malheureux de faire 12,000 kms pour se regarder dans le blanc des yeux pendant les repas sans être capable d’échanger deux mots. Ne serait-ce qu’en Anglais à défaut de parler Japonais.

A titre personnel je suis convaincu que parler la langue ne peut qu’ouvrir des portes. Le simple fait de bredouiller deux mots étant déjà fortement apprécié. Le Japon reste un pays avec ses codes, difficiles a décrypter sans une compréhension ne serait-ce que partielle de la langue.

Le niveau de pratique

Être Japonais ne signifie pas être un bon pratiquant/enseignant. Encore moins a l’heure ou le base-ball est le sport national au pays du soleil levant. Si les maitres d’une qualité exceptionnelle y existent, on peut également en trouver plus proches de chez nous. On peut aussi y trouver des pratiquants médiocres et il me semble important de faire cette recherche en amont pour éviter d’être déçu.

A l’inverse, avoir soi-même un niveau minimum me semble souhaitable pour profiter au maximum de cette expérience.

Le logement

Dormir au dojo fait partie du rêve, mais comme on peut le deviner, ça n’est pas toujours possible, les associations étant souvent locataires. C’est là que Kanpai intervient pour vous donner des bons plans !

Entre rêve et réalité

Il me semble utile de casser quelques mythes. Un voyage au Japon est une expérience particulièrement riche et pour beaucoup une chance unique de pratiquer à la source, mais cela peut vite virer au cauchemar.

Tout d’abord il ne faut pas croire que les Japonais sont forcément meilleurs. J’ai parfois entendu qu’un 1er dan Japonais valait un 3ème dan Français. C’est mignon et ça participe au mythe mais c’est bien évidemment faux.

Bien sûr on peut trouver au Japon des maîtres remarquables, qui n’ont que peu de concurrence à travers le monde, à l’image de Kuroda Tetsuzan par exemple. Mais pour beaucoup, le niveau n’est pas nécessairement supérieur à celui que l’on peut trouver plus près de chez soi, le folklore en moins. Je me souviens par exemple d’une démonstration il y a quelques années, qui avait de quoi rendre plus d’un pratiquant dépressif. La coupe d’un bambou au sabre qui finit avec la lame coincée, des Aikidokas pourtant gradés manifestement sous sédatif, etc. Peut-on vraiment considérer que l’on apprendra plus du Doshu a l’Aikikai que de Christian Tissier à Vincennes ? Probablement pas, mais c’est le Doshu et l’Aikikai. Difficile de lutter.

Un maître, où qu’il soit, a deux jambes, deux bras. Il s‘habille tous les matins, comme nous et n’est pas doué de super-pouvoirs. Si certains ont des capacités hors du commun, elles sont liées à leur travail et à des qualités innées, mais finalement assez peu à la géographie. Alors oui, bien sûr, on peut considérer que le pays source devrait avoir plus de pratiquants, une meilleure transmission et donc au final de plus grands maîtres. Mais ce serait oublier le fait que les arts martiaux, et en particulier les Koryus, n’ont pas tellement la cote au Japon. Le sport le plus pratiqué est probablement le Baseball. Le Judo comme le Kendo sont très pratiqués car obligatoires à l'école mais tous les arts ne sont pas dans ce cas. Trouver des écoles de Jujutsu n’a rien d'évident, de même pour tous les arts anciens. A l’exception des Budo modernes, la pratique reste confidentielle.

A titre de comparaison, la France doit compter environ 60,000 Aikidokas, et 10 fois plus de Judokas. Les disciplines plus confidentielles y sont relativement bien représentées, avec du Daito-Ryo, du Kokodo, du Yagyu Singan Ryu, etc. pour ne parler que du Japon. Et bien entendu les enseignants parlent français, ce qui ne peut que faciliter les choses. Sans compter un coût incomparablement plus faible et le fait d’avoir un enseignant qui peut vous suivre sur plusieurs années.

S'entraîner au Japon se prépare soigneusement. Un tel voyage implique de rencontrer les bonnes personnes et de s’assurer qu’elles vous enseigneront quelque chose de qualité. De même, ce n’est pas parce qu’une pratique est de qualité qu’elle vous apportera quelque chose si ça n’est pas ce que vous cherchez (en allant pratiquer un autre style par exemple) et il est important d’en être conscient.

La frontière entre le rêve et la désillusion est mince et c’est la façon dont vous préparerez ce séjour qui fera toute la différence.

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Commentaires

Louchart Mason
17 Février 2012
14:09

Bien évidemment que je suis d'accord pour qu'il revienne ^^".
Vite vite, la suite . . . =D.

Louchart Mason
17 Février 2012
14:21

L'article est une très bonne mise en bouche, très pro avec des termes techniques et très clair.
C'est pourquoi j'attends impatiemment la suite =).

(PS: Ne pas oublier le Shorinji Kempo, c'est juste 1,5 million de pratiquant rien qu'au Japon ! )

17 Février 2012
14:57

Merci pour le commentaire! Je n'ai malheureusement jamais pratiqué le Shorinji Kempo, mais venant d'une discipline dont l'histoire est liée à celle du Shorinji, j'ai au moins quelques connaissances théoriques sur le sujet. Je vais chercher un angle d'attaque

Mason
17 Février 2012
15:18

Je ne fais que donner des idées ^^. Après tout ils s'agit de vos articles et vous y mettez ce que vous voulez.
On ne peut pas parler de tout et c'est à vous de juger ce qui est pertinent et ce qui ne l'est pas.
Le Shorinji Kempo est japonais et j'aime cette discipline, c'est pour cela que j'en parle. (j'aime aussi le Wing Chun mais c'est chinois ^^).
Actuellement je refonds le site du Budo Club d'Amiens sur lequel beaucoup de choses seront dites à propos de cet art martial. Que vous en parliez ou pas ça m'est égal (même si ça me ferai plaisir d'avoir un petit clin d'oeil sur un site à thématique générale ^^).

Tout ça pour dire, peut importe les disciplines que vos prochains articles aborderont, sachez que vous aurez toujours au moins un lecteur =).

jonas
17 Février 2012
16:15

Quand j'ai emménage au Japon, j'ai de suite cherché un club de brazilian jujitsu et mes recherches furent vaines. Par dépit j'ai pratiqué le judo universitaire. Mon niveau en japonais m'a permit de surmonter sans trop d'encombres la barrière de la langue et j'ai découvert une approche pédagogique radicalement différente. Nous pratiquions quotidiennement durant 4h. Le vendredi, il y avait un grand rassemblement dans une salle municipale et nous combattions contre tout les judoka de la ville. Ceci permettait un grand brassage de techniques et de styles qui nous était profitable à tous. J'étais le seul ceinture blanche, tout les autres étaient shôdan ou nidan, par conséquent il y avait de nombreux cours où nous étions en autonomie.
En ce qui concerne le combat au sol, j'ai croisé plusieurs judoka qui se débrouillaient bien, mais la majorité d'entre eux délaissaient cet aspect du combat dans lequel ma pratique se spécialise. J'ai cependant croisé quelques jujitsuka qui se débrouillaient. Eux aussi avaient atterri dans des dojo de judo par dépit. Le premier était un japonais ceinture violette. Il était fort et technique, d'autant qu'il avait aussi une ceinture noire de judo. Le second était un étudiant américain ceinture bleu. Il n'égalait pas le ceinture violette mais se débrouillaient bien. Le troisième était un autre japonais ceinture blanche qui débutait mais progressait vite en apprenant de ses partenaires d'entrainement.
Ce fût une bonne expérience, mais je préfère mon club actuel en France, avec mon professeur brésilien. Cependant maintenant j'envisage de me remettre au judo pour faire du cross training.

Florian
17 Février 2012
17:37

Voici enfin l'article que j'attendais !!
Je suis actuellement 1er Dan de Karaté Shotokan et c'est tout simplement un mon rêve d'aller un jour m'entrainer à la dur dans un vrai dojo japonais !!

J'ai hâte de voir tes prochaines articles !

Lucie
18 Février 2012
11:20

Merci pour cet article et j'attends la suite! Pour ma part, je rêve d'aller m'entraîner à Okinawa quelque temps!

Aventura
18 Février 2012
12:41

Article très sympa, j'attends la suite sur Kanpai!!! Ça rajoute un plus aux thèmes que je viens rechercher sur ce site!!!
Merci très bonne initiative (comme d'hab) et encore bravo à Xavier pour l'article!!!!

Jack
18 Février 2012
19:22

Bonjour,

Je suis d'accord avec Xavier mais pas sûr tout du même que certains commentaires. IL ne faut pas oublier que les arts martiaux ne se limitent pas aux seuls jûdô, aikidô, shôtôkan, kyokushinkaikan. Il ne faut pas oublier que le Japon n'est pas seulement Honshu, et que Honshu ne se limite pas seulement à Tôkyô. Et le sport n'est pas forcément un budô, et un budô enseigné et pratiqué comme un sport n'est pas vraiment un budô!

Dans ce qui suit je parle des budô et surtout ceux qui ont un héritage qui qui sont toujours pratiqués comme des budô et non des sports ou des disciplines olympiques.

S'il est possible de s'entrainer au Japon, d'être ushi deshi (plus ou moins facilement, il y a des trucs...), posséder la langue japonaise est presqu'une obligation pour apprécier toute la profondeur de l'enseignement reçu et surtout lorsque l'école est l'héritage d'une histoire sur quelques centaines d'années. De plus pour ceux qui veulent connaitre un peu plus que les seuls principes physiques, il existe quelques musées sur les arts martiaux et des bibliothèques bien fournies en ouvrage. La lecture des japonais est presque nécessaire. Et ce qui est valable pour les arts martiaux, l'est aussi pour le tourisme lorsqu'on cherche à interagir avec la population locale. Et si l'on sort des sentiers battus à touristes, il ne faut pas espérer s'en sortir avec l'anglais. Si Xavier minimise un peu l'importance de la langue je dirais que pour pouvoir obtenir des connaissances plus élevées qu'en France, c'est une condition sine qua none. Sinon on a autant rester en France, où le niveau de pratique autant technique que mentale est souvent excellent. Beaucoup de clubs de part la pédagogie de l'enseignant, son implication, sa passion, n'ont rien à envier au Japon, si ce n'est la philosophie, la mentalité et l'héritage spirituel et historique. Et pour accéder à cela, ainsi qu'à d'autres principes et préceptes plus profond, le japonais est nécessaire.

De ce fait j'ai tendance à dire que le tourisme martial au Japon nécessite une bonne préparation dans le pays d'origine. Une préparation sur plusieurs années (à moins d'avoir un accompagnateur bilingue avec soi).

De plus l'importance des contacts n'est pas à négliger. Contact dans le pays d'origine qui donneront des entrées, conseilleront, mais aussi contact sur place, voir contact japonais. Il faut savoir que de nombreux professeurs japonais vivent en France et proposent à certains de leurs élèves les plus motivés une entrée pour approfondir son enseignement au Japon. Il existe aussi des gens qui organisent des séminaires d'entrainement au Japon dans divers dojo, lier le tourisme à la pratique. Mais aussi à Okinawa pour les vieilles écoles de karate. Seulement ces gens en font rarement la publicité et les informations sont souvent transmises uniquement de bouche à oreille.

Selon Xavier, "Être Japonais ne signifie pas être un bon pratiquant/enseignant. [...] On peut aussi y trouver des pratiquants médiocres et il me semble important de faire cette recherche en amont pour éviter d’être déçu.il y a la possibilité d'être déçu "
J'ai visité pas mal de dojo et n'ai jamais vraiment vécu cela même en visitant des écoles à l'improviste. Car justement comme l'explique Xavier, la part sportive liée aux arts martiaux est ridicule par rapport au Baseball, maintenant au soccer (avec les japonaises qui ont gagné le championnat du monde). Et justement c'est parce qu'il y a moins d'élèves, que seuls les plus sérieux restent et continuent (par les principes de l'enseignement au Japon, faut s'accrocher et être passionné), du coup il y a d'excellent professeur et d'excellent instructeur. Toutefois je suis d'accord on en trouve aussi en France. MAIS... au Japon on trouve la pratique liée à l'histoire et la culture. Pourquoi l'aikidô est telle qu'il est? Pourquoi une école de jûjutsu est telle qu'elle est? C'est lié au pays, à la mantalité, à la culture. Et ça on ne le rencontre que là-bas.

Lorsqu'on est envoyé au Japon même avec recommandation, il ne faut pas oublier qu'on n'aura pas tout, tout de suite, simplement parce qu'on est là. On doit faire ses preuves. Et c'est seulement lorsqu'on a fait ses preuves et que l'on est reconnu, qu'on accède à d'autre chose. Souvent on est confié au soin d'un senpai qui s'occupera de nous sans vraiment l'envie de montrer des choses transcendantes, et on se retrouve à faire le même cours que l'on pourrait faire dans son propre dôjô (voir même moins bien). Et ne pas parler le japonais ou ne pas être accompagné par quelqu'un de bilingue n'aide pas. Surtout lorsqu'il s'agit de discuter de l'héritage de l'école et d'en apprendre sur les entrainements originels, sur la pratiques des sensei qui ont précédés, etc. Et ce ne sont que quelques exemples tant ce qu'il y a à découvrir est vaste. Pour faire un parallèle ça revient à suivre une cérémonie du thé avec un grand maitre qui va nous confier à un senpai qui va dans un premier temps nous donner un sachet de Lipton. Après si on ne parle pas le japonais comment apprendre le Wabi-cha, la culture, etc... et l'histoire interne de Sen no Rikyû?

Bref, si ce n'est pas impossible, beaucoup l'ont fait, ça demande de la préparation. Ou alors participer à ces séjour de tourisme martial. Qui existent...

Mais sinon d'accord avec Xavier, on ne débarque pas au Japon à l'improviste en s'imaginant tomber sur un maitre en arts martiaux en adressant la parole au premier ainé rencontré dans un parc.
Donc avec certains petit trucs, il est plus ou moins facile de rentrer dans un organisme pour s'entrainer, pour en profiter vraiment, il faut se mettre au Japonais. Et sérieusement... pas 6 mois avant... Ou alors il faut être sûr d'être accompagné de gens qui savent converser en japonais et retraduire ensuite correctement.

Jack
18 Février 2012
19:24

Désolé pour les fautes d'orthographe, j'ai copié le mauvais texte, celui avant que je sois passé en correction dessus.
Cordialement
Jack

19 Février 2012
03:44

Aucun souci Jack, merci pour ton commentaire, complet comme toujours!
Je ne te demande bien évidemment pas (ni à personne d'autre d'ailleurs) d'être d'accord sur tout. Je n'ai pratiqué que dans 4 endroits différents au Japon et il est certain que les situations possibles sont infinies. En revanche, tu es bien placé pour savoir que je ne pratique ni Judo, ni Aikido, ni Karaté (quel qu'il soit) ;-)

Je comptais faire un article sur une partie de ton commentaire, notamment le fait que dans certains cas, l'entrainement en France est préférable. Je t'accorde que parler la langue est un gros plus, cela dit d'après mon expérience la traduction peut suffire (je n'ai eu que des traductions chez Akuzawa sensei et cette rencontre m'a plus apporté que l'ensemble de ma pratique avant ça). La langue permet aussi de converser hors de l'entrainement et d'en apprendre plus sur la discipline et sur le Japon, c'est indéniable. Maintenant tout le monde n'a pas forcément le temps ni l'envie d'apprendre la langue et je trouve dommage de renoncer à ce voyage pour ça. Toi et moi avons la chance d'aller au Japon très régulièrement, beaucoup de pratiquants ne font qu'en rêver et certains auront une seule occasion de réaliser ce rêve.

Jack
19 Février 2012
07:36

En fait mon intervention était surtout du fait que toi, tu as été introduit par quelqu'un et a eu un traducteur. Ce ne sera pas forcément le cas de tout le monde. Et sans traducteur, le rêve risque justement de se transformer en cauchemar. Donc bien se préparer.
C'est comme choisir du tourisme au Japon en prenant une formule clef en main, ou en voulant voir des choses que le touriste de base ne verra pas, car pas sur les circuits touristiques, en prenant soi-même des sentiers non postés. Dans ce deuxième cas, une mauvaise préparation peut conduire le voyage au désastre (psychologique).
Se retrouver au Japon pour pratiquer et faire des cours de masse comme lors de stage en France, est loin d'être intéressant. Des gens avancées auront comme attente un peu plus.

Du coup les voyages organisés de tourisme martial au Japon prend tout son sens (accompagnateur bilingue qui connait les maitres et pratique aussi, etc.). Et du coup j'ai tendance à conseiller de prendre cette voie plutôt que partir seul à l'aventure avec une seule petite lettre d'introduction, lorsqu'on n'a jamais été au Japon et qu'on n'en parle pas la langue.

19 Février 2012
08:59

Tout à fait d'accord avec toi, c'est un voyage qui se prépare. Il ne s'agit pas de débarquer avec son sac à dos et de taper à la première porte venue.

Maintenant, Gaël a déjà donné tellement de conseils judicieux pour partir au Japon, je ne me suis pas senti le courage d'en remettre une couche

Jack
19 Février 2012
13:42

Avoir des rêves c'est bien, encore faut-il essayer de les réaliser dans de bonnes conditions et surtout être conscient de ce qu'on va trouver, ce qui sera réel, et ce qui est issu du fantasme.

Beaucoup de kohai me parlent de leur désir de s'entrainer au Japon... Mais que recherchent-ils au Japon? Pour beaucoup d'entre eux, c'est une technique secrète qui les rendra invincible ou d'avoir accès à des enseignements cachés qu'ils n'ont pas en France. Pour d'autres c'est la fierté de flatter l'égo et d'être sous la direction "d'un grand maître". A tous ceux là, j'ai envie de dire, votre rêve, ce n'est pas un rêve, c'est du fantasme.

D'une part, vous ne reviendrez pas invincible (déçu, oui, mais invincible non), d'autre part, si vous n'avez pas fait vos preuves, que vous ne parlez pas japonais, il y a des chances que dans certaines écoles, on ne vous montre rien.

Un autre conseil, est de discuter avec vos senpai et sensei qui se sont rendus au Japon et de savoir ce qu'ils en ont retiré, de pourquoi ils y ont été.

Allez chercher la source c'est une chose, tenter d'assouvir un fantasme en est une autre...

20 Février 2012
09:01

Merci pour cet article!
Pouvez-vous écrire un article sur les arts martiaux "aujourd'hui" au Japon ?
Quels sont les arts les plus populaires? Quel place parmis les autres sports?

Reynald Weislo
07 Mars 2012
13:06

Encore un article bien intéressant
merci

popi soudure
07 Mars 2012
13:28

on sent bien l ' expérience perso !

07 Mars 2012
15:10

tout à fait d'accord avec cet article, aller un jour s'entraîner dans le dojo du fondateur ou autre est un rêve que tout à chacun fait, une expérience a vivre une fois dans sa vie,

Gunter
07 Mars 2012
17:00

N'empèche que pour des ignares en la matière comme nous, voir des japonais s'entrainer dans des lieux superbes, c'est magique. L'été dernier, avec Rey, on a été aux 3 Temples où ils ont tourné "Le dernier Samouraï", et il y avait des jeunes qui s'entrainaient. Pour nous, c'était des chanceux.
De même à l'été 2011, dans le plus grand temple de Nikko, en entrant on a vu (et entendu) un entrainement (au sabre en bois je pense) toujours dans un superbe bâtiment, là aussi, on en a eu plein les mirettes.
Qu'ils ne soient pas forcément les meilleurs dans les art martiaux, soit. Mais le faire au Japon, dans des dojos magnifiques, ça a quand même une autre classe.

09 Mars 2012
10:43

C'est certain, mais avec un peu de preparation il peut etre possible d'avoir les deux! (cela dit mes meilleurs entrainements au Japon ont ete dans une salle de reunion, comme quoi le lieu ne fait pas tout)

Damien
07 Mars 2012
17:19

J'adore le ton de l'article know-it-all condescendant sur les "on dit" du japon alors que l'auteur considère les sports de combat comme des arts martiaux ....

Si on veut se la jouer puriste, je suis désolé mais l'aikido, le judo, et autres -do, ne sont pas des arts martiaux (cf art de guerre).
Les arts martiaux japonais sont les "justu" et non les "do" qui sont une création "récente", créés en période de paix et dénué dans 95% des cas d'efficacité en combat réel (au mieux on s'en sort en duel)...
Même dans les jutsu il est difficile de trouver aujourd'hui des praticants "efficaces".

Vous voulez des arts martiaux ?
Allez faire un tour du coté de Dean Rostohar maitre du ninjutsu du Bujinkan...
Allez comparer un maitre de kendo qui maitraise 2 techniques au shinai face un un maitre kenjutsu de la katori shinto ryu (kenjutsu qui est une partie seulement de leur entrainement) ...

Ca me rappelle la phrase qu'un pratiquant d'aikijutsu m'avait dite un jour:
"Comment on différencie un pratiquant d'aikido et un pratiquant d'aikijutsu ?
Lorsque le Uke se relève après une technique d'aikido, il sourit
Lorsque le Uke se relève après une technique d'aikijutsu, il a mal"

Ahaha !

09 Mars 2012
10:38

Amusant troll. Je ne crois pas confondre les pratiques sportives et les pratiques martiales, de meme que je fais assez bien la difference avec la self defense et l'Aikido (qui me semble un cas a part dans les buts poursuivis). Seulement, ca ne change pas vraiment le sujet et le fait qu'il ne faut pas croire que la geographie donne necessairement un niveau superieur.

Je crois en revanche que la difference est moins marquee dans les sports de combat que dans les Koryus pour de nombreuses raisons, dont:
- nombre de pratiquants
- desir de confidentialite

Mais je ne force personne a etre d'accord avec moi, cet article est bien evidemment profondement subjectif

--
07 Mars 2012
18:54

Belle tentative de trollage Damien.

Compte tenu de ma modeste expérience (10 ans continus d'AM japonais divers) et plusieurs voyages au Japon (de "tourisme martial"), je trouve cet article tout à fait pertinent.

Bonne continuation

el
08 Mars 2012
05:34

article itnéressant
jute une remarque : vous dites "A titre de comparaison, la France doit compter environ 60,000 Aikidokas, et 10 fois plus de Judokas" mais vous ne donnez pas le chiffre au japon donc comment peut on comparer ?
je prtage le fait que vous décrivez ayant fréquenté des milieux où le maître était Hikisuthi sensei. À sa disparition, où aller ? son disciple Gérard Blaize est au top.

Greg
08 Mars 2012
19:49

Effectivement,
le mythe , le rêve et la réalité sont différents. Même si l'enseignement est moyen, l'ambiance et le lieu peuvent suffire au dépaysement et donc en tirer quelque chose malgré tout.
Le mieux avant de partir est d'être recommandé par quelqu'un qui à passer plusieurs années au Japon afin d'intégrer des dojo difficile d'accés sans une petite lettre.
Merci pour cet article, vivement le suivant.

09 Mars 2012
10:42

Excellente remarque! Je n'ai plus les chiffres precis en tete mais la France est le deuxieme pays en termes de nombre de pratiquants apres le Japon. Dans l'ensemble les pratiques martiales, qu'elles soient japonaises ou non sont tres developpees en France et c'est une chance.

Mik
11 Mars 2012
18:29

Merci beaucoup pour ton article, Xavier ! J'ai appris beaucoup de choses, notamment les noms des différentes disciplines (à part le karate et le judo, j'avoue ne pas connaître grand-chose^^')
Quant au cliché sur les Japonais forcément meilleurs dans ces sports, ça me rappelle un peu les on-dits sur les "Noirs qui courent vite parce qu'ils sont Noirs." Débile. Aucun rapport T_T. Bien entendu, ce sont les entraînements (et la manière de les faire, la fréquence etc.), le mode de vie, la motivation, les facultés innées etc. qui entrent en compte.

tunimaal
25 Mars 2012
12:38

Moi je pense que s'entrainer au Japon n'est pas nécessairement dans le but de progresser avec les "meillers" mais plus pour le faire dans un cadre différent, ça peut-être sympa, original. Et uis on peut peut-être aussi y découvrir des méthodes différentes

LE BOULCH ROMAIN
22 Décembre 2012
20:19

OU DOI-JE ME RENTRE POUR UN ENTRAINEMMEN INTENSIF DE JUJITSU A L ANNEE VOIR PLUS EN UCHI DESHI C EST CE QUE JE RECRECHE DEPUIS LONGTEMPS C EST VRAIMENT MON REVE DEPUIS MON PREMIER ENTRAINEMENT MERCI DE M INDIQUER LES ADRESSE OU ME RENDRE D AVANCE MERCI ROMAIN

23 Décembre 2012
09:50

Bonjour Romain,

Le mieux serait de te rendre au Hombu Dojo de ta discipline s'il est accessible. Le mieux comme précisé dans l'article est d'avoir une lettre de recommandation de ton professeur ou au représentant de ton école en France

Elo
11 Janvier 2013
12:44

Bonjour Xavier,

J'offre pour les 40 ans de mon mari un voyage au Japon : son vœux le plus cher, voir des combats ou démos ou entrainements de Judo et Kendo. Peux tu me dire où puis-je lui trouver ça stp ? Il serait aux anges ! Y a t'il des compétitions de ces sports cet été réservables à l'avance par exemple ?
Merci beaucoup

11 Janvier 2013
13:45

Bonjour Elo,

Pour les entraînements c'est relativement facile. A Tokyo pour le Judo, il suffit d'aller au centre mondial: le Kodokan. Le bâtiment a plusieurs étages de tatamis et du dernier il est possible d'assister aux entrainements de l'étage du dessous depuis les tribunes. Ça ressemble à ça: http://tribulations-martiales.blogspot.hk/2011/08/les-dojos-au-japon.html

Sur le site du Kodokan il y a aussi une liste d'évènements: http://kodokan.org/e_info/schedule.html. Je ne sais en revanche pas s'ils sont tous ouverts au public... On y retrouve le Kangeiko (entrainement d'hiver), diverses compétitions mais aussi les passages de grade de 7 et 8e dan.

Pour le Kendo, je recommenderais le Butokuden (appelé Budo Center) de Kyoto. Il y a des cours réguliers là bas, ainsi que des cours de Kyudo (tir à l'arc) et il est possible de rentrer.

Sinon des lieux comme le Butokuden à Kyoto ou le Tokyo Budokan et le Nippon Budokan de Tokyo accueillent de nombreux festivals tout au long de l'année. Les programmes doivent être disponibles auprès des salles.

Il y a probablement d'autres lieux qui font la même chose. Je sais qu'il y a régulièrement un festival devant le château de Nagoya par exemple.

Destal
18 Janvier 2013
18:27

J'ai lu les deux articles sur le mythe de l'entraînement au Japon et ils sont vraiment bien écrits et retransmettent parfaitement les croyances des non-Japonais. Ça me fait penser à un prof de Wushu qui est régulièrement contacté par des personnes qui lui demandent si l'entraînement consiste à transporter des sceaux d'eau en marchant pieds nus sur des kilomètres... Le slogan de ce club de Wushu est "démystifier le Kung-Fu !" et je crois que c'est très important.

Les arts martiaux sont avant tout des sports de haut niveau, certains étant plus orientés combat et d'autres plus spirituels, mais il faut à tout prix s'enlever de la tête qu'on pourra inverser le courant d'une cascade avec un coup de poing ou trancher un Hummer en deux avec un katana forgé au cœur du Mont Fuji. D'ailleurs la Chine arrive de moins en moins à cacher le fait que la plupart des "moines Shaolin" sont soit des acteurs, soit des vrais moines mais qui ont besoin d'argent et qui mettent tout en scène pour attirer les touristes.

Donc on peut certes avoir un entraînement d'excellente qualité au Japon, mais n'oublions pas que ce pays a tout fait pour internationaliser ses arts martiaux et qu'aujourd'hui, beaucoup des meilleurs pratiquants sont hors-Japon. D'ailleurs, nous Français n'avons pas à nous plaindre vu notre niveau dans les arts martiaux asiatiques (premiers mondiaux devant le Japon en karaté par exemple).

Je comprends que le folklore fasse rêver, moi aussi ça m'aurait plus d'être recueilli à 6 ans dans un temple reclus dans une forêt japonaise et d'avoir été initié jours et nuits aux techniques ninjas, mais tout ceci n'existe pas ou à peine. Les arts martiaux se sont modernisés en même temps que le reste de la société, et plus personne n'ira chercher de l'eau au puits pour se muscler si une salle de muscu est située à proximité. Les arts martiaux sont avant tout un enseignement technique destiné à la compétition, et pas un "way of the samurai".

19 Janvier 2013
07:09

Bonjour Destal,

Si je suis d'accord avec ton premier paragraphe, j'aurais tendance à penser exactement le contraire pour le reste.

Déjà les arts martiaux ne sont pas des sports. Certains Budo modernes, dont le Judo et certaines écoles de Karaté, en sont. C'est très différent. La situation de Shaolin est particulière, les maitres d'arts martiaux ayant pour la plupart fui pendant la révolution culturelle. Shaolin est aujourd'hui un endroit où on fait du wushu moderne, qui est clairement plus sportive que martiale.

En ce qui concerne le Japon, on ne peut pas dire que le pays ait tout faire pour exporter ses arts martiaux et encore moins que les meilleurs pratiquants soient hors du Japon. Les arts exportés sont majoritairement des Budo modernes, qu'ils soient sportifs comme le Judo, ou pas, comme l'Aikido. Les écoles de Karaté se retrouvant entre les deux. Combien de pratiquants de Koryu en France? Qu'il s'agisse de Daito Ryu, Takenouchi Ryu, Toyama ryu, etc. on compte fort peu de représentants, et quand ils existent ils sont difficilement comparables avec les chefs de file de ces écoles.

Pour les championnats du monde de Karaté (qui ne représentent en réalité pas vraiment le Karaté mais plutôt le Shotokan - Combien de Uechi Ryu, Konan Ryu, Goju Ryu, Kyokushin Kai, etc. dans ces compétitions?), ça représente une infime partie des arts japonais, celle qui est visible par le grand public, qui est purement sportive, et pour être honnête pas la meilleure à mon avis.

Quant à la musculation, elle n'est pas recommandée en tant que telle dans les pratiques martiales, celles-ci incluant en général des exercices de renforcement spécifiques. La musculation en salle va le plus souvent à l'encontre des principes étudiés. En l'occurrence les styles okinawaiens continuent à travailler les renforcements avec des cruches d'eau, et ce travail n'est pas remplaçable par des exercices d'haltérophilie...

Bref ton message ignore une partie énorme des arts martiaux, toute celle qui n'est pas compétitive, c'est-à-dire la très grande majorité

SIMON
20 Novembre 2013
10:17

Bonjour,

Je pratique le nihon tai jitsu.
Il me semble t'avoir déjà vu en stage.
Je pars pour trois semaines au Japon et je me rendrai à Shizuoka voir WASHIZU sensei.
Aurais tu quelques conseille à me donner ?
Domo arigatou gozaimasu

20 Novembre 2013
13:40

Bonjour Simon,

Effectivement il est possible qu'on se soit croisés, notamment au stage de Washizu sensei en avril. Quand pars tu au Japon? Tu vas seulement à Shizuoka ou tu comptes voir d'autres dojo? Si ça n'est pas déjà fait, je te conseille de parler à Philippe Galais, il est très proche de Washizu sensei et ses conseils seront sûrement bien meilleurs que les miens.

Si tu étais au stage d'avril, tu as du remarquer que Washizu sensei est un homme très simple et accessible, et honnêtement je n'ai vu que des gens comme ça dans le dojo de Shizuoka. Je ne pense pas que tu auras de problème tant que tu y vas avec humilité et ouverture d'esprit. N'oublie pas d'amener quelques cadeaux (mieux vaut en avoir trop que pas assez), il n'est pas nécessaire que ça soit des cadeaux très chers mais quelque chose de local fait toujours plaisir. Pense aussi au fait qu'au Japon l'emballage compte parfois plus que le cadeau lui-même

J'espère que ça t'aidera.

Lunasea78
29 Avril 2015
10:26

Bonjour,
Tout d'abord merci pour cet article extremement intéressant et bien fourni qui donne vraiment envie d'élargir ses horizons. En tant que pratiquant de karate je dois dire que c'est véritablement un rêve de partir étudier au japon. Seulement voila je pratique le karate shito ryu et ne trouve pas de dojo où aller. Je ne sais pas non plus vraiment ou chercher sur Internet non plus â vrai dire. Auriez vous quelques conseils?

Jack
07 Août 2015
19:21

@Lunasea78

Petite question, avant de chercher un dojo, où comptez vous aller au Japon? Tohoku? Tokyo? Kyoto?
C'est curieux que vous ne trouviez rien car je vois souvent des pancartes promotionnelles sur le shito ryu, qui semble plus répandu que le shotokan...
Avant de pouvoir vous aider pour trouver le hombu dojo de votre style et des dojos chez lesquels vous voulez aller, où allez vous au Japon... contrairement à ce qu'on croit, le Japon n'est pas limité à Tokyo (et maintenant Fukushima)... Et même à Tokyo il y a beaucoup d'arrondissements qui sont des villes à part entière...
Donc sans savoir où est-ce que vous allez être parachuté(e) impossible de vous aider, car je doute fortement que vous acceptiez de faire 3 ou 5 heures de transport aller-retour, seulement pour vous entrainer, et en fonction d'où vous allez habiter, le trajet peut-être douloureux (nombreux changements de lignes, bus, marche à pied)....

Simon
07 Août 2015
19:10

Bonjour,
Je ne suis pas un spécialiste Xavier est bien plus expérimenté que moi.
J’ai eu la chance de participer à un stage avec maître WASHIZU et je lui ai demandé si je pouvais venir m’entraîner et depuis chaque fois que je vais au Japon je retourne à Shizuoka.

Je crois qu’il faudrait voir avec ton enseignant si, il a des contacts avec un dojo au Japon.

Je ne sais pas si cela peut t’aider.

Jil Cri Kael
04 Mars 2016
19:08

j'ai un dilemme : je commence à peine l'Aikido à 35 ans, après 20 de boxe française (niveau national amateur). Je suis déjà allé au Japon en 2013 pendant 10 jours, comme simple touriste. Je me demande s'il est vraiment nécessaire d'aller au Japon pour vivre pleinement l'Aikido. Je projette d'y aller en septembre 2016, pour pratiquer 2 à 3 semaines à l'Aikikai. Pensez-vous que cela soit indispensable spirituellement, techniquement et humainement? J'ai l'impression que le niveau est très élevé en France. J'ai fait des études de chinois à la fac et ai vécu 3 ans à Taiwan. A l'époque, je voyais des étudiants français un peu en manque de repères qui voulaient presque fuir la France pour devenir Taiwanais ou Chinois! J'ai l'impression qu'il y a un peu le même phénomène avec tout ce qui vient du Japon. Je comprends tout à fait que le Japon ait besoin de garder des traditions martiales ou autres intactes, c'est gage de cohésion de la population et de stabilité face à une nature changeante (typhons, tremblements de terre, etc.). Mais en France, le contexte est différent. Et n'importe quel anthropologue vous dirait que la "tradition" est un concept changeant, mouvant, en permanente adaptation aux hommes, et non le contraire. Alors voilà, peut-on atteindre un bon niveau de pratique en Aikido sans parler japonais ni aller au Japon? Est-ce indispensable d'y aller sinon, et pour quelle raison du point de vue de la pratique? Moi, ce qui m'intéresse, c'est de pratiquer un Aikido adapté à la réalité de l'endroit où je vis car les applications dans cet art sont larges (travail, amitiés, santé, etc.). Qu'en pensez-vous? Pensez-vous aussi que malgré mon âgé, je peux atteindre un bon niveau si je pratique intensément? J'ai une excellente condition physique (grand écart latéral et facial, 3200 m au test cooper, etc.).... Pardon pour toutes ces questions, mais vous me semblez être une référence du point de vue humain! Amitiés, et au plaisir de venir à vos stages! Christophe ! :)

sisa demaniel
28 Avril 2016
22:03

Bonjour je souaite m'instrire dans un dojo mais je ne sai pas comment faire et je veut que quel qu'un m'aidre s'il vous plait j'ai 16 ans mercie pour votre pation

27 Juillet 2016
17:43

Dans un dojo en France ou au Japon ?

27 Juillet 2016
22:33

Bonjour,
Très intéressant comme article. J'aimerais également partager mon expérience avec vous en vous proposant de lire un article sur mon séjour uchi-deshi au Dojo Tanrenkan d'Iwama : http://www.kanpai.fr/kakikomi/william/mon-experience-uchi-deshi-dojo-tan...
En espérant qu'il vous plaise!!!

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