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Vendredi 30 mars 2012 - Yokoso Japan

L'atterrissage à Tokyo est rude, comme à mon habitude je n'ai pas dormi dans l'avion et je suis en plein jet lag.

Pourtant, une grande excitation nous anime : nous venons d'atterrir au Japon comme le témoignent les banderoles «Welcome to Japan».

Passés rapidement les contrôles (ahhh l'organisation Japonaise), nous attendons nos bagages à proximité de la douane après le poste frontière.

Et là, c'est le premier choc : tous les agents sont debouts, uniforme et gants blanc. Étrangement, nous sentons que c'est pas franchement le moment de rigoler ou de faire une blagounette... L'agent me demande si ma déclaration est juste avant de fouiller ma valise, et j’ai beau savoir que tout est OK je suis tellement impressionnée que je n’arrive même plus à ouvrir le cadenas !
Ma valise est soigneusement fouillée et soudain, la panique, j’ai peur qu’il reste du sable de Bali dans les doublures et que l’agent se demande ce que c’est. (ri-di-cu-le)
Il faut dire, une fille qui part presque 15 jours au Japon avec 11,1 kg de bagage c’est louche !

Oui, seulement 11,5 kg car du dire de mes prédécesseurs au Japon, il semblerait qu’un étrange phénomène fasse alourdir votre bagage tout au long du séjour. Les légendes urbaines parlent même de paires de chaussettes et de petites culottes sacrifiées pour libérer de la place dans la valise.
Ne sachant pas quand j’aurai l'opportunité de revenir, j’ai bien l’intention de ramener tout ce qu’il me fait envie. J’ai donc sacrifié sur l’autel du consumérisme de masse, mon sens de la mode et suis partie avec le strict minimum et du génie sans frotter !

Mais très vite le contrôle minutieux passé le ton se fait plus chaleureux et le douanier nous souhaite un agréable séjour.
Je peux commencer à respirer et chercher le N’EX, soit le train Narita Express qui nous amènera dans le centre pour acheter notre billet et notre Suica.

La carte Suica est une carte permettant d’emprunter le métro japonais et de payer certains distributeurs et magasins. Elle est très pratique car elle évite de dépenser de la petite monnaie quand on a pas toujours l’appoint, et qui plus est elle est très joulie.

Nos billets et notre carte enfin en poche, il faut bien admettre que nous sommes en cet instant complètement déboussolés. Moi qui ai un sens de l’orientation pathétique dans nos contrées, je suis incollable dans les transports en commun et en général (quel que soit le pays) je me repère hyper vite dans les métros, gares etc...

Mais là, mon cerveau embrumé par le voyage j’avoue que j’ai un peu de mal à mettre en marche mon radar..

Tant bien que mal, nous voici en fin sur le quai et nous voyons le train arriver.
Mais surprise, pour le moment nous ne pouvons y monter dedans car une armée de personnes aux chasubles jaunes envahit la rame pour.. la nettoyer !
Prenant le train tous les jours pour aller travailler, je suis tout bonnement abasourdie et je me dis que la SNCF devrait venir faire un petit stage ici. Je ne suis pas au bout de mes surprises quand je constate que tous les fauteuils sont .. changés de sens pour être dans le sens de la marche ! Je suis absolument sciée par cette découverte..
Un couple dont c’est le 4eme voyage au Japon nous explique que c’est pareil dans le Shinkansen (le TGV Japonais) et qu’il n’y a jamais de siège à contre sens.
L’idée est pourtant simple mais terriblement efficace !
L’armada de chasubles jaunes libère les portes et nous voici enfin installés pour la première étape de notre voyage : Tokyo.

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Par thechoupchoups Dernière mise à jour le 20 novembre 2014