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Asakusa 浅草: Sensou-ji et ses autres temples

Bonsoir !

Suite à un petit changement de programme pas très méchant, j'ai fait ma visite à Asakusa aujourd'hui et demain, j'irai à Shibuya. Donc, aujourd'hui, je vous laisse voir le côté traditionnel et très japonais de Tokyo et demain, ça sera le côté 21ème siècle, à l'Occidental ? Nous verrons ça demain !

Contrairement à ce que vous pouvez vous attendre, je ne suis pas allée à Asakusa en métro. Cela aurait pu être possible en prenant la ligne Yamanote jusqu'à Ueno 上野 puis ensuite prendre la ligne Ginza 銀座線 jusqu'à la station Asakusa. Cependant, mon âme d'aventurière faisant foi (et aussi parce que c'était plus près pour moi), j'ai décidé de prendre le bus 64, à l'arrêt Tabatashimachi-ichome (chome désignant les quartiers, i étant "ichi" donc 1) en direction d'Asakusa pour m'arrêter à l'arrêt Santenmon 三天門. 30 min de trajet au lieu des 15 min environ en métro. Cependant, premier avantage que je vois dans le bus, c'est que le ticket adulte coute 200 yens. Et ce, peu importe la distance parcourue. Contrairement au métro où votre distance parcourue est bien calculée. Au passage, sachez que vous pouvez payer le ticket de bus soit en espèces, ou avec la carte Suica ou Pasmo. Autre chose : vous n'avez pas de ticket. J'ai bien attendu trente secondes mais en voyant le regard curieux du conducteur, je me suis dit que cela devait être normal. Donc payez juste et allez vous assoir. Deuxième avantage : le silence. Je n'ai jamais entendu de ma vie (à part les derniers bus de service, et encore...)... ou plutôt je n'ai jamais rien entendu à ce point. Seuls deux Coréens discutaient, des fois un peu fortement, mais somme toute pas très gênant. Pas de téléphone portable qui sonne. Les passagers discutent à voix basse. Seuls les voix du conducteur qui annonce le nom de chaque arrêt, et la voix de la dame électronique interrompt le silence agréable. En plus, le conducteur conduisait bien et doucement. Bon, pas sure qu'ils font tous ça, mais en tout cas, le mien était très bien. J'aurais pu m'endormir si je m'étais écoutée.

Je descends donc de mon bus, il est 15h, le ciel est bleu et le soleil se cache derrière les bâtiments. A croire qu'il est 17h. Je sors mon guide touristique, n'ayant aucun guide cette fois-ci. Bon, je ne vois pas le nom de ma rue. J'avais au préalable regarder un plan sur internet et je savais que l'arrêt de bus devait se trouver dans mon dos. Je traverse et tourne le coin de rue. Je ressors mon guide... avant de me rendre compte de l'énorme porte rouge et les deux gardiens de pierre flanqués sur les côtés. Je pense que c'est par là. Je suis donc la foule. Et quelle foule ! C'est samedi après-midi, il fait beau, il fait chaud, lundi est férié... bref tout le monde sort. J'ai ainsi la chance de voir des jeunes femmes en yukata et même des couples se tenant la main dans leur tenue traditionnelle et se prendre en photos sur les marches des temples. Je tourne d'abord à droite après être entrée par la porte est, nommée Nitenmon. Je flâne un peu avant de remarquer un attroupement et des rires d'enfant. Je m'approche et me fais une petite place pour regarder la démonstration hilarante d'une dame avec son... chimpanzé ? Bon, son singe. La petite bête connaît son rôle par coeur et est en parfaite synchronisation avec sa maîtresse, ce qui rend les scènes comiques... à se plier en deux. Vraiment, j'ai bien rigolé. Après la performance, je me promenade devant quelques étalages, tel un petit marché. Au fond, un premier temple, qui me paraît de taille respectable. Enfin, je n'avais pas vu le temple principal à ce moment-là. En réalité, ce temple est tout petit en comparaison. Bref, je décide de me purifier et de faire une petite prière avant de continuer mon chemin.

Soudain, surgit devant moi, imposant comme une montagne, ce qui semble être un immense palais. Je vois des gens aller et venir, je me décide donc de grimper les escaliers et d'y jeter un coup d'oeil. Encore une fois, plein de mikuji et des boutiques de souvenirs (allant de 500 yens le petit sachet de protection jusqu'à 4500 yens pour certains souvenirs). En réalité, le palais n'en est pas un, malgré sa structure grandiose et son plafond décoré par trois panneaux picturaux, mais le temple principal 本堂 du Sensou-ji. Je peux sentir que l'intérieur est gigantesque, malgré la foule. Je me rapproche des barreaux qui séparent le hall ouvert au public et l'espace réservé au Dieu et à ses disciples. Moi qui souriait de manière émerveillée depuis mon entrée, je me retrouve d'un coup bouche-bée. De l'or. Partout. Un espèce de baldaquin recouvre les offrandes et l'autel principal. Au fond à droite, je vois un autre autel, plus petit mais tout aussi magnifique avec son rouge et son or et les petits détails peints et sculptés. Bouddha se dresse fièrement au centre, regardant d'un air bienveillant tous ces petits touristes affamés de photos. Je m'en suis permise deux, pour mes vieux jours où la mémoire me flanchera. Sinon, mon cœur avale goulument tous les détails et l'ambiance du domaine. Deux prêtres (enfin, je crois) font des aller-retour entre le petit autel et une pièce sur l'extrême droite. Je me sens humble devant toute cette splendeur.

Je m'arrache enfin de cette vue pour continuer ma visite. J'étais en fait arrivé par l'entrée est (oui toujours à l'est, c'était la journée de l'est pour moi) du temple, je sors donc par l'entrée principale. Une énorme lampe rouge en papier me frôle la tête, avec des kanjis écrits dessus que je n'arrive pas à lire. A vrai dire, sur tous les panneaux explicatifs de chaque petit temple, il y avait beaucoup de kanjis que je ne comprenais pas. C'est d'ailleurs la seule chose que je regrette de ma visite : ne pas avoir une amie Japonaise à mes côtés pour m'expliquer et que j'aurais pu interroger. J'ai vu certains étrangers avoir la chance de demander des explications (même dans un anglais approximatif). Donc petit conseil : si vous avez un(e) ami(e) Japonais, demandez lui si vous pouvez faire la visite ensemble, tous les panneaux informatifs n'ont pas leur traduction en anglais. Et c'est toujours plus fun à deux, ou à trois, ou à plusieurs. Bref, je me trouve en haut de l'escalier, une très bonne vue pour apprécier la porte Houzoumon et la pagode à 5 étages sur la droite. Ou même la Tokyo Sky Tree, sur la gauche, un peu caché par les arbres. Vous pouvez le voir sur les photos, il y a une foule monstre. Je zigzague entre les personnes, des étrangers bien sûr mais beaucoup de Japonais quand même. Encore une fois, des boutiques de souvenirs et des mikuji. Je me dirige ensuite vers la porte Houzoumon. Encore une fois, une lampe rouge principale avec deux plus petites lampes, cette fois-ci, noires. De plus, deux sandales en osier sont accrochées sur les côtés, pour porter chance aux pèlerins (je rappelle que cet endroit est vieux, même s'il y a été détruit lors de la 2nd Guerre Mondiale avant d'être reconstruit à l'identique). Certains sautent pour essayer de toucher l'extrémité la plus proche du sol. Apparemment, ça porte chance aussi. Je ne tente pas, je vois déjà que c'est trop haut pour moi.

Je ne vais pas vous faire un long compte-rendu détaillé qui pourrait être ennuyant mais sachez juste le domaine est plutôt petit, contrairement à ce que je pensais. Concrètement, en prenant bien mon temps d'admirer chaque temple, de prendre des photos, de m'arrêter manger ma glace pilée à la fraise version Japonaise, et d'essayer de lire les panneaux, j'ai fini ma visite en 2h. Puis j'ai pris une heure pour faire un peu de shopping dans l'allée marchande qui mène à la porte Houzoumon vendant des souvenirs, certains pièges à touristes avec les innombrables porte-clefs en tout genre, bloc-notes, porte-monnaie, jouets, stylos et j'en passe. D'autres, si vous pouvez mettre le prix, valent le coup : typiques tabi (chaussettes), geta (chaussures en bois traditionnels), parapluie japonais (en bambou je crois), yukata (en polyester), obi et tissus authentiques en tout genre. Pour ma part, je me suis acheté des chaussettes japonaises à deux doigts de pieds (j'adore ces chaussettes) aux motifs de fleurs de cerisiers 桜 (sakura) et de pruniers 梅 (ume) ; des petits magnets pour le frigo de mes parents (donc oui, je suis un pigeon de touriste, que voulez vous) ; et un poster style rouleau pour mon grand oncle qui les collectionne. Je m'étais écouter, je me serais achetée une paire de tabi et de geta et encore un yukata, voire un obi ou deux. Mais comme je vais à Kyoto, je me demande si je vais pas plutôt les acheter là-bas... Si quelqu'un a un conseil à me donner à ce sujet, je suis preneuse.

En résumé, ma visite était très agréable, puisqu'il faisait beau et que l'ambiance était à la fête estivale (matsuri). Le domaine est petit mais il y a de merveilleuses choses à voir et vous avez le temps d'admirer sans vous presser. Si comptez y aller le matin, je pense que vous pouvez vous permettre d'aller autre part l'après-midi, par exemple la Tokyo Sky Tree, qui est qu'à 1 station de métro depuis Asakusa ou vous pouvez y aller à pieds je pense si vous avez le courage (et une carte). Je vous conseille par contre FORTEMENT de revenir à Asakusa une fois la nuit tombée : la vue des temples illuminés de manière stratégique ressort chaque détail de la structure et vous donne un spectacle complètement différent de ce que vous avez pu voir durant le jour. Ma plus belle photo, selon moi, est celle du temple principal éclairé la nuit.

A demain !
PS : Au final, la Japonaise avec qui je devais aller à Harajuku (et non Shibuya) ne se sent pas bien. Donc comme il fait beau, je vais aller au parc Ueno à la place. Ha ha, ceci est un bon exemple pour vous montrer que même lorsque vous avez un plan en tête, au final, il y a des risques pour qu'il change !

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Par sytuki Dernière mise à jour le 08 janvier 2015