Notre journée commence à peu près comme la veille à la différence qu’ils ont prévu de la pluie aujourd’hui. Nous nous dirigeons vers Kyoto (ancienne capitale du Japon). Nous prenons la JR line à partir de la station Osaka jusqu’à la gare de Kyoto. Nous arrivons dans une grande gare très moderne et magnifique. Une salary woman très pressée me fait une queue de poisson et je lui marche sur sa chaussure sans le vouloir. Nous sortons de la gare et décidons de marcher comme les files des bus (oui les gens font la queue pour prendre les bus) sont blindées. Regardant autour de moi, je ne retrouve pas le charme historique auquel je m’attendais de trouver à Kyoto, mais plutôt des immeubles des année 70’s-80’s. Autant dire que le charme n’opère pas vraiment à ce moment là … Nous nous arrêtons à un premier temple après avoir marché pendant 25 minutes : sanjūsangen-dô. C’est un temple ou l’on doit enlever ses chaussures à l’intérieur, le premier de mon voyage pour l’instant. Ce temple est connu pour les 1001 représentations de Bouddha et de ses 28 protecteurs (il n’est malheureusement pas possible de prendre de photos). Pour y pénétrer vous devrez payer 600¥. A l’extérieur les extensions aux couleurs oranges nous sautent aux yeux mais embellissent l’endroit entre la verdure et les fleurs de cerisiers. Les couleurs se marient vraiment bien. Nous poursuivons notre route toujours à pied environ 20 minutes vers le Kiomizu-dera. On peut en voir les sommets depuis la ville grâce aux couleurs oranges. Il s’agit d’un complexe qui abrite plusieurs temples bouddhistes et shintoïstes. Il s’élève dans les flans des montagnes kyotoïtes. A nouveau nous retrouvons ces couleurs oranges qui se marient toujours aussi bien avec la nature. La vue du haut du temple offre un magnifique panorama vers la ville. Le grand temple principal dont les piliers sont entièrement en bois s’élève fièrement dans la montagne.m (je crois qu’il y en a une centaine et qu’ils doivent faire 12 mètres de haut si je ne me trompe pas). L’endroit est bondé et nous avons parfois du mal à nous faufiler dans les escaliers, mais la vue en vaut le détour. Il faudra payer 400¥ pour y accéder. Je pense qu’il est beaucoup plus grand que ce que nous avons vu mais une partie est en travaux. S Après la visite du Kiomizu-dera situé à l’est de la ville, nous redescendons par les petites rues commerçantes où vous pouvez vous restaurer, trouver des yukatas (kimonos d’été). D’ailleurs nous croisons beaucoup de visiteurs en yukatas. Vous pourrez aussi trouver des mets locaux et diverses babioles (statuettes neko par exemple). Nous poursuivons notre route à la recherche du quartier de Gion. Centre historique de Kyoto et quartier des geikos. Nous avons en effet réservé nos places pour assister au spectacle de danses de geishas au Miyako odori. Nous nous perdons dans les ruelles un moment avant de trouver le quartier mais impossible de voir où est le Miyako odori. Nous flânons dans Gion afin de trouver un endroit où manger. A ce moment là il commence de plus en plus à pleuvoir, aussi nous nous achetons un parapluie. Nous finissons par trouver un petit restaurant qui sert à la fois des plats japonais mais aussi français (quiche, tarte à la tomate ou encore galette). J’opte pour un curry qui s’avère délicieux. Ni trop épicé, ni pas assez. Un très bon repas pour la modique somme de 1000¥. Après avoir mangé nous recherchons à nouveau le Miyako odori. Nous passons par un petit temple et croisons une geiko. Nous voyons une entrée remplie de bus et décidons de demander notre chemin. C’est à cet endroit mais nous nous apercevons ensuite que nous n’avons pas pris l’entrée destinée aux piétons. De plus nous étions passées devant car il se trouve au gion corner mais n’est pas très bien indiqué… une fois nos tickets échangés nous patientons dans la file et décidons de nous acheter le pamphlet (photobook) (700¥) à l’entrée comme nous ne pourrons prendre de photos pendant le show. Lorsque nous entrons dans le Miyako odori ils nous proposent d’acheter le pamphlet, les vendeuses s’aperçoivent que nous en avons et s’étonnent se demandant où nous l’avons eu. Nous entrons dans une salle ou il y a un jardin extérieur pour attendre la cérémonie du thé. Ce jardin est vraiment magnifique avec les cerisiers et ses deux bassins remplis de poissons. Il recommence à pleuvoir à nouveau et nous rentrons à l’intérieur. Ils nous font signe d’avancer dans la prochaine salle et nous font asseoir en ligne pour attendre à nouveau. Nous accédons ensuite à la salle destinée à la cérémonie du thé des serveuses nous attendent. Elle nous servent dans un premier temps un mochi à la pâte de haricot de rouge puis nous voyons une geiko entrer. Il y a au moins 50 personnes dans la salle. Callista et moi sommes au troisième rang mais il est difficile de voir la geiko faire la cérémonie. Elle est rejointe par une maiko (apprentie geisha). Pendant ce temps les serveuses nous apportent le thé et les personnes présentes se pressent pour photographier la geiko et la maiko . Seul un japonais à côté de nous boit son thé et mange son mochi tranquillement. La maiko apporte alors une tasse à l’une des personne au premier rang qui passe son temps à prendre cette dernière en photo. Je me sens à la fois triste et gênée pour la maiko. J’ai trouvé les gens extrêmement impolis. Callista ayant regardé le Japonais à côté de nous avant de prendre son thé, ce dernier nous montre comment faire : prendre son bol à deux mains, une main en dessous, l’autre tenant le côté, lever le bol en inclinant la tête et tourner la tasse trois fois dans le sens des aiguilles d’une montre avant de boire. C’est ainsi que l’on remercie pour le thé. C’est la main en dessous qui lève le bol et l’incline. Lorsque le japonais nous entend parler, il nous dit : « vous êtes françaises ? » et lorsque nous répondons par l’affirmative « Bienvenue à Kyoto ! » nous dit-il. Peu de temps après le staff nous presse de finir notre mochi et notre thé, nous empêchant presque de prendre une dernière photo. Au final, j’aurai plus apprécié la chose s’il n’y avait pas eu autant de monde… car la cérémonie est censée se faire dans le calme… Après la cérémonie nous devons à nouveau attendre dans une salle pendant environ 45 minutes avant le spectacle. Les gens s’entassent et le bruit est quelque peu assourdissant au bout d’un moment. Lorsque nous entrons une personne nous indique dans quelle partie nous sommes assises. Nos places sont au 7ème rang tout à gauche. Le rideau de la scène est orné de magnifiques broderies colorées. A notre gauche ce que nous pensions être de simple portes s’avère être l’endroit où une partie des geiko vont jouer leur instrument (là où nous étions c’était la partie percussion et instrument à vent, à droite, les geikos jouaient du shamisen). Lorsque le show commence, les danseuses rentrent par les côtés non pas devant, mais à côté de nous. Elle ses placent de chaque côté des sièges, devant les musiciennes et introduisent leur spectacle par une danse. Elles portent toutes le même kimono flamboyant dans des couleurs bleues et oranges. Le visage maquillé en blanc, les lèvres pintes en rouge, elles sont sublimes. Le spectacle se déroule au total en 8 scènes qui racontent toutes une histoire à travers l’histoire et les saisons. Les geikos et maikos font jouer leurs kimonos et leurs éventails ainsi que les branches soit de cerisiers soit d’érables (pour représenter l’automne). Chaque détail des costumes et kimonos est pensé soigneusement et se prépare tôt pour les représentations du mois d’avril. Même si nous avons été quelque peu déçues par la cérémonie du thé et par l’organisation en amont du spectacle, ce dernier m’a énormément plu et enchanté. Les danses étaient vraiment magnifiques ! Après le spectacle nous flânons dans les rues de Gion et les ruelles désertes où les petits lampions sont allumés devant les portes. Cela ne fait que rajouter du charme aux maisonnettes en bois. Nous avons même eu l’occasion de croiser deux geikos se rendant au travail. A nouveau certains courent après la première pour la prendre en photo. Gênée pour elle, je décide de ne pas la prendre, même de dos. La seconde passe au moment où je prends la photo d’une maisonnette. Lorsque elle voit mon téléphone, elle tourne la tête pour ne pas être prise en photo, aussi je la prends de dos. Nous prenons par la suite le métro de Kyoto pour regagner la ligne JR et rentrer par le shinkansen après cette journée a bien remplie. Demain nous prenons la route pour Takayama ou se tiendra le matsuri, festival célébrant le printemps. Kun kun ~

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