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Hakone Ginyu et boucle du lac Ashinoko

Bonjour ! Aujourd'hui quelques mots pour vous relater notre séjour dans un ryokan traditionnel et les deux jours passés au pied du Fuji-San.

Nous avions choisi, lors de la préparation du voyage, de passer au moins deux nuits à chacune de nos étapes intermédiaires entre Tôkyô et Kyôto pour pouvoir profiter tranquillement des ryokan, sans enchaîner les visites et passer trop de temps dans les transports. A posteriori, c'était un choix judicieux. Notre point de chute dans la région de Hakone était un ryokan traditionnel, le Hakone Ginyu à Miyanoshita.

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Que dire sur cet accueil ? Vivre une telle expérience du sens de l'accueil et de l'hospitalité japonaise dans un établissement comme le Hakone Ginyu est une chance qui ne se représentera peut-être plus avant longtemps. Je tenais à l'inscrire sur notre parcours, pour donner à Madame et Mademoiselle l'opportunité de découvrir une partie de ce que j'apprécie de ce pays : hospitalité, sens des traditions, nature, sérénité, sobriété et souci du détail. Là, comme disait Baudelaire dans "L'invitation au voyage", tout n'est qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Tout le personnel féminin est en kimono traditionnel. À peine nos chaussures sont-elles ôtées qu'on nous conduit sur la terrasse pour nous offrir un cocktail de bienvenue. Nos valises nous attendent comme convenu, et nous sommes conduits, au travers de couloirs tout en bois et tatamis où flottent des parfums d'encens, sous la lumière tamisée de hautes lanternes, vers notre appartement en rez-de-jardin.

Une hôtesse, Reiko San, est affectée à notre service et nous propose un choix de yukata destinés à être portés dans l'enceinte du ryokan. L'établissement dispose de deux bars, d'un spa traditionnel, de deux onsen non mixtes alimentés par une source chaude prenant naissance à 1400 m de profondeur, d'onsen extérieur en pierre privé pour chaque chambre. Les salles d'eau, revêtues de cuivre et de bois, disposent aussi d'un Ofuro traditionnel, d'environ 1m50 de diamètre, tout en bois. On s'y plonge avec délices après s'être douché et entièrement rinçé.

Tous les jours à partir de 18h, les onsen publics changent d'affectation afin qu'hommes et femmes puissent profiter tour à tour de la vue splendide sur la montagne et la forêt.

Les repas sont de type Kaiseki, haute gastronomie japonaise, élaborés par le chef Murata et servis dans nos chambres par notre hôtesse en kimono traditionnel. La nourriture japonaise présentée ici doit d'abord satisfaire le regard et mettre en appétit avant de satisfaire les papilles. La vaisselle est splendide, différente pour chaque plat, et servie dans des assiettes et bols ouvragés. Le menu nous est présenté en anglais et en japonais sur du papier japonais (washi), et reçoit le sceau du chef. Les plats se succèdent pendant 2h30 !

Nous dînons en yukata sur des chaises basses recouvertes de zabuton (coussins traditionnels ) autour d'une table splendide. Le sol est légèrement creusé sous la table pour faire place à nos jambes. Reiko san n'omet jamais de s'annoncer avant d'ouvrir le Shoji pour apporter chaque plat, les sert agenouillée en seiza, en commençant toujours par le chef de famille "Otto-sama". Une expérience culturelle et gastronomique exceptionnelle. Je risque fort d'être déçu si le service n'est pas à la hauteur lors de notre retour à la maison.

Vous patienterez un peu pour les photos des mets servis et la boucle du lac Ashinoko. Après tout, c'est les vacances !

O yasumi nasai !

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Par ningengirai Dernière mise à jour le 22 août 2019