Gare d'Horyu-ji (près du temple du même nom), environ de Nara

Ce que j’ai aimé / Ce que j’ai moins aimé au Japon

Le Japon, pour un peu nous tous, est une sorte de « Mecque », un voyage rêvé, que nous voulons et devons faire au moins une fois dans notre vie. Nous avons tous nos motivations : il y a des fans de manga, des amateurs d’histoire ou de paysages, ou encore des passionnés d’art martiaux. Mais nous partageons tous cette entêtante soif de découverte dans ce pays si loin si proche (c’est un cliché, mais ça résume bien en un minimum de mots ce que je veux dire).

J’ai eu l’occasion l’été dernier de faire un premier voyage sur l’archipel, traçant un parcours aux étapes classique, mais ô combien étonnantes, émouvantes et inoubliables.

Voici une liste, un peu en vrac, de ce qui m’a plu et ce qui m’a moins plu. Comme vous le noterez, je n’ai pas réussi équilibrer les deux parties.

Ce que j’ai aimé

  • Se sentir tout puissant équipé de son JR Pass, passer avec dédain devant le chef de gare sans se soucier aux tourniquets, choisir un TGV comme on prendrait un RER.
  • Les cerfs en liberté à Nara et Miyajima, gentilles bêtes.
  • Le sanctuaire d’Itsukushima sur l’île de Miyajima, à quelques encablures d’Hiroshima.
  • Les collines de Kyoto. Si Rome a été construite sur des collines, Kyoto vit aux milieux des collines. C’est beau, c’est vert.
  • La richesse de l'univers typographique et linguistique des villes, mêlant caractères d’origine chinoises, syllabaires japonais et notre alphabet latin
  • La gare de Kyoto, trop grande, trop immense, trop froide, porte d’entrée post-moderne de la ville du passé et des traditions.
  • Débarquer à Tokyo en shinkansen après un long voyage depuis Hiroshima, s’embarquer sur la fameuse ligne Yamanote lancée aux milieu des buildings illuminées, voir les Tokyoïtes fatigués regagnant leur foyer après une journée de travail et puis se demander si eux, ont conscience à ce moment-ci de vivre la plus grande ville du monde.
  • Osaka, ville où l’humour et l’exubérance sont des éléments du décor, comme à Naples
  • L’Horyu-ji, admirer une pagode bouddhique vieille de 1500 ans et se sentir l’espace d’un instant un noble de l’époque Asuka.
  • Quelques spécialités locales : l'haricot rouge, l'alcool de prune, le curry japonais, les yatsuhashi (pâtisserie de Kyoto), et …. le hamburger teriyaki chez Burger King.
  • Panasonic, Sony, Hitachi un peu partout, ces marques japonaises de notre enfance et de nos cours de géographie.
  • Les bateaux de pirates en toc pour nous promener sur le lac d’Hakone.
  • Le Kabukichô, le « quartier chaud » déroutant et fascinant à Tokyo, cela pourrait être Manille ou Bangkok, mais ici, les rabatteurs sont en costard-cravate, les rues sont propres et les néons n’agressent pas les yeux.
  • Le rayon de musique française chez Tower Records (on trouve vraiment n'importe quoi, du Johnny, du Tal, et même Sébastien Patoche) , Orangina dans les distributeurs, boutique Tintin à Kyoto, les boulangeries un peu partout dans l’archipel.
  • Ces bars et restaurants riquiqui « cosy », baignés de musique jazz et s’imaginer voir un héros d’un roman de Haruki Murakami.
  • Shibuya, Shinjuku et Ginza, pourquoi Tokyo la gigantesque n’aurait pas plusieurs centres-villes ?
  • La suite de Mon voisin Totoro projetée au Musée Ghibli, visite réservée plusieurs mois à l’avance, en France.
  • Les magasins Loft, Tokyu Hands, Muji et les boutiques à 100 yens. C’est dur pour le porte-monnaie.
  • La section d’archéologie au Musée National de Tokyo.
  • Les "onsen" (bains chauds) et s’amuser, comme Mari Yamazaki, à se dire que les Japonais sont finalement les véritables descendants des Romains de l'antiquité.
  • Boutiques de manga et librairies, ne rien comprendre et avec l’aide des couvertures et des images s’imaginer tous ces ouvrages que j’aimerais lire, que j’aimerais détester ou que j’aimerais regarder.

Ce que j’ai moins aimé

  • Akihabara : malgré ses boutiques de vieux jeux vidéo, ses « maid cafés » et son Don Quijote rigolo, j’ai trouvé ce quartier assez ringard.
  • Le marché aux poissons de Tsujiki, décevant également.
  • Le mont Fuji, perdu dans le brouillard durant la totalité du séjour (début juillet, rien d'étonnant)
  • Le Cospaly semble en voie de disparition autour d’Harajuku, autant se déplacer à Villepinte durant la Japan Expo.
  • Un nombre riquiqui de fois où l'on m'a distribué des mouchoirs publicitaires à Tokyo.
  • Les sobas (nouilles fines) froides.
  • Le Musée du manga de Kyoto fermé le mercredi, juste le jour pour le visiter.
  • Pas de jolies filles dans le Shinkansen. Il n’y a que des cadres en semaine.
  • Boutiques qui adorent trop le porte-monnaie (c’est aussi le point positif).
  • S’inquiéter du poids de sa valise au retour (voir le point précédent).
  • Le vol retour, long, très long. Le repas très mauvais.

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Par Moctezuma Dernière mise à jour le 04 Mai 2015