La poésie japonaise : les Haïkus

Les Haïkus sont de petits poèmes japonais. Ils sont brefs et obéissent à une construction rigoureuse en 3 vers respectivement de 5, 7 et 5 mores (remplacés par des syllabes en langue française).

Ils appellent souvent à une réflexion philosophique sur un moment de vie éphémère. La littérature japonaise en atteste dès le 15ème siècle avec des auteurs prestigieux tels que Sōkan Yamazaki (1465-1553) ou Arakida Moritake (1473-1549).

Rien de tel qu'un bon exemple pour mieux comprendre cette poésie évanescente : ces vers sont empruntés à Bashō Matsuo (1644-1694).

« Sur une branche morte
Les corbeaux se sont perchés
Soir d'automne. »

A partir du 20ème siècle, le haïku se fait francophone. Stéphanie le Bail a publié un receuil en 2013 où l'on peut lire :

"Nuit des orangers Se perdre entre les parfums Et trouver ta main."

Les Haïkus doivent respecter le kigo c'est à dire qu'ils doivent faire référence à une saison. Il s'agit là d'un exercice poétique facile, qui peut être proposé à un jeune public pour stimuler l'imaginaire. En ce temps printanier, quoi de plus approprié qu'un haïku composé au verger. A vos plumes ! Laissez-nous vos sensations sous forme de haïku en commentaire.

Source :

Frédéric, Louis (trad. 2005 de 1996), « Inu tsukuba-shū », in Japan encyclopedia (trad. Käthe Roth de Le Japon, dictionnaire et civilisation) 1996.

Haiku : anthologie du poème court japonais (trad. Corinne Atlan et Zéno Bianu ; texte français seulement), éd. Gallimard, coll. « Poésie », 2002.

Stéphanie Le Bail, Le bruit de l’eau, haïkus et haïkaïs, éd. Editions Glyphe, 2013.

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