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Résumé de ma semaine à Fukuoka

Cela fait plus d'une semaine que je suis au Japon et je n'ai laissé quasiment aucun indice sur tout ce que j'ai pu faire depuis mon départ lundi 9 juin. Mais dans mon cas "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" s’avère être vrai. Depuis que j'ai quitté la France j'ai eu la chance de pouvoir me créer tout plein de souvenirs que j'aimerais maintenant - mieux vaut tard que jamais - partager.

Le voyage aller (9/10 juin), ou mon premier voyage en avion seule :

Je voyageais avec Cathay Pacific sur un vol qui comprenait deux escales, soit trois décollages/atterrissages. J'ai dormi pendant la quasi-totalité du premier vol, me réveillant seulement lorsque je devais laisser passer les personnes assises à côtés de moi. Comme je l'espérais, la personne à côté de moi m'a adressé la parole dès le début ce qui m’a permis de ne pas avoir à vivre 11h30 dans une bulle. Je pense que je dormais quand les hôtesses de l'air ont distribué le petit déjeuner. Peu avant l’atterrissage, une hôtesse est venue me voir pour me demander si je voulais manger et elle m'a apporté un plat alors que personne d'autre autour de moi n'en avait. Je suis contente qu'ils se soient souvenus de moi si vraiment c'est le cas. D'ailleurs les hôtesses de l'air ne parlaient pas du tout le français, ce qui m’a étonnée pour un vol direct Paris/Hong-Kong compte tenu du nombre relativement élevé de personnes pouvant parler ne serait-ce qu'un peu l’anglais, le français et le chinois.

J'ai eu une escale de 8h30 à Hong-Kong et j’en ai profité pour sortir visiter rapidement la ville. J'ai décidé de me rendre au centre-ville en bus en pensant que le coût était de 50€ l'aller-retour, mais j'ai eu la surprise en regardant mon compte en banque qu'il n'avait coûté que 5€. Au moment d'acheter mon ticket, j'ai fait répéter la personne au guichet car je n'avais pas bien entendu ce qu'elle me disait et je me suis fait crier dessus, comme une mère gronde son enfant… C'est triste car dès le début cette personne m'a donné une mauvaise image des Hongkongais. Certains touristes Chinois en ville m'ont aussi laissé une mauvaise impression mais malgré ça j’ai passé un très bon moment à Hong-Kong et je n’ai pas du tout regretté d’être sortie de l’aéroport. Je me suis promenée le temps de prendre quelques photos de la baie puis je suis partie à la recherche de mon arrêt de bus pour le retour, à H-4h30 avant le vol. J’ai eu à attendre encore 2 heures à l’aéroport avant l’embarquement, regrettant un peu de ne pas m’être plus attardée en ville.

Le deuxième vol Hong-Kong / Taipei était assez court et encore une fois j'ai dormi pendant la quasi-totalité du vol. L'appareil était presque vide et personne n'était assis à côté de moi. Il s'agissait du même avion qui effectuerait la liaison Taipei/Fukuoka. Durant l'escale d’une heure il nous a été proposé de choisir entre rester à l'intérieur sans avoir l'autorisation de bouger de son siège ou attendre dans un salon réservé à l'aéroport, ce que j'ai choisi. En remontant à bord l'appareil était cette fois-ci quasiment rempli, la majorité des passagers étant des touristes Taïwanais se rendant au Japon en tour opérateur.

J'ai évidemment pleuré en atterrissant à Fukuoka tant j'étais contente que mon voyage tant attendu démarre après une année particulièrement pénible. Notre vol était le dernier de la journée à atterrir, vers 21h. J'étais la dernière passagère à passer l'immigration et après avoir récupérer ma valise j'étais aussi une des dernières à passer au "check-bagages". Je devais surement avoir l'air louche car le contrôleur a demandé à ouvrir ma valise puis l'a fouillée. Il m'a posé plusieurs questions notamment quant à l'endroit où j'allais être hébergé et si la somme que j'avais était suffisante. Jusqu'à la fin il n'avait pas l'air satisfait mais m'a tout de même laissé sortir. En arrivant à la sortie du terminal un employé de l'aéroport m'a signalé que le bâtiment allait fermer ses portes. Le terminal international à Fukuoka est assez éloigné du terminal des vols internes et n'est relié à aucune gare JR ni station de métro. Plus aucun bus de passait à cette heure non-plus, et c'est donc en taxi que je me suis rendue jusqu'à Yoshizuka, la gare la plus proche de mon appartement dans l'arrondissement de Hakata.

Diverses choses que j'ai pu faire en une semaine à Fukuoka :

- Je suis allée chez le coiffeur dès le premier jour pour pouvoir me débarrasser le plus rapidement possible de mon lisseur. J'avais réservé à l'avance en France sur le site beauty.hotpepper.jp qui permet d’obtenir des coupons de réduction. Je me suis fait une coupe courte pour la première fois de ma vie et l'effet souhaité a bien marché, je n'ai plus du tout besoin de me lisser les cheveux le matin et ils ne gonflent pas quand il pleut, en espérant que ça dure ! Le salon était génial. C'était la deuxième fois que je testais le coiffeur au Japon et à Fukuoka mais je n'avais pas autant aimé le premier salon où je m'étais rendue, pourtant très accueillant. L'accès se fait par ascenseur et lorsque les portes s'ouvrent on se retrouve directement devant le guichet. L'ensemble n'est pas très grand, ils ont essayé de recréer une ambiance française (à la japonaise) ce qui rend le tout très cosy. L’assistante et le coiffeur qui s'occupaient de moi étaient adorables pendant les trois heures où j'étais dans le salon. J'ai eu droit à des massages, des petits gâteaux, ect…, les prix étaient aussi raisonnables et j’en étais tellement satisfaite que je ne pense plus à chercher d’autre salon à Fukuoka pour la prochaine fois. Je conseillerais ce salon à n’importe qui.

- J'ai pris le taxi, jusque-là rien d'extraordinaire d'autant plus que ça n’était pas la première fois que je prenais le taxi au Japon. C'était cependant la première fois que je le prenais seule et dans cette situation. J'avais perdu énormément de temps dans une boutique Softbank pour essayer d’acheter un téléphone, ce qui n’a pas abouti, et je savais que je n'aurais pas le temps de rejoindre à temps l'endroit où je devais me rendre ensuite, malgré qu'il soit situé dans un périmètre de moins de 800 mètres. Je suis donc montée en catastrophe dans un taxi et ai montré au chauffeur la capture d'écran Google Map que j'avais préparé étant donné que je ne comprends pas comment donner une adresse japonaise. Je devais avoir l'air pressée et le chauffeur s'est pris au jeu 100%, il avait l'air tout excité alors que les chauffeurs de taxi japonais "doivent" normalement être neutre. Ça n'a duré que quelques minutes mais c'était vraiment marrant, il a pris des raccourcis, me commentait tout ce qu’il faisait, et avant d'arriver il m'a dit de préparer mon argent et de me préparer à sortir rapidement. Au final je n'étais pas du tout en retard et je ne regrette pas du tout les 600 et quelques yens. Dommage que je n'ai pas pu correctement le remercier.

-Je suis allée à un cours de Japonais gratuit, dans un établissement publique. Les professeurs étaient des volontaires et les élèves qui viennent sont majoritairement des personnes vivant au Japon et ne prenant pas ou peu de cours de japonais. Pour le premier jour, je n'avais pas besoin de payer et j’ai rejoint le deuxième groupe de niveau. Il y avait seulement 4 élèves, tous asiatiques (Taïwanais et Chinois) et tous plus âgés que moi. L'homme assis à côté de moi devait surement avoir la cinquantaine passée. On a travaillé un chapitre du manuel Minna no Nihongo qui est celui que j'utilise à la fac et par chance c'était un des chapitres qu'on avait sauté en cours. C'est méchant de ma part quand mon japonais n'est pas du tout parfait mais l'accent chinois m’a fait sourire. On devait formuler des phrases en utilisant "どういう意味ですか" et "という意味です" et les élèves avaient du mal à entendre la différence entre de "dou" et le "to", ce qui sonne pourtant assez différemment pour un Français. Malgré ça j'ai appris pas mal de choses pendant le cours et j'ai passé un bon moment, ce qui n’est pas difficile car que un rien m'amuse, surtout quand je suis au Japon. :3 L'ambiance du quartier autour de l'établissement m'a beaucoup plus aussi. Cela ressemblait à une zone résidentielle pourtant à quelques pas de l’un des deux quartiers les plus animés de la ville. Il y avait une école (primaire ou maternelle) juste à côté et on entendait les écoliers pendant notre cours ce qui donnait l’impression d’être dans une petite ville. Les deux heures de cours se sont passées dans une ambiance agréable.

- Je suis allée au cinéma, et le film que je suis allée voir est une évidence (*^ิ艸^ิ*)♡. Un article sur ce site Kanpai a parlé d'à quel point les japonais l'adorent, et bien moi c'est encore pire, je suis bien entendu allée voir La reine des neiges. J'ai vu ce film suffisamment de fois en anglais pour connaître plusieurs répliques par cœur mais j'ai tout de même sauté sur l'occasion pour le voir en japonais, ne connaissant que certaines chansons. C'est fou ce que l'histoire ne donne pas le même sentiment entre les deux différentes langues. La version anglaise me fait pleurer au début quand je pense aux sentiments des personnages mais la version japonaise ne me fait pas du tout le même effet. Le film est moins profond en japonais, il est plus mignon et les répliques sont plus franches. La subtilité et le deuxième degré présents dans la version anglaise disparaissent complètement. Dans la version japonaise le personnage d'Elsa m'a l'air beaucoup plus méchant que dans la version anglaise où l’on comprend plus facilement sa gentillesse et ses bonnes intentions. Bref, j'étais vraiment contente d'aller voir ce film au cinéma. Au Japon on peut entendre la chanson "Let it go" partout dans la rue à mon plus grand bonheur, même si j'imagine que les personnes qui n'aiment pas le film doivent en avoir marre. Au niveau de l’établissement le cinéma au Japon coûte légèrement plus cher qu'en France mais ça n’est pas abusif.

- Je suis allée à cours de conversation en anglais, ou plutôt à un Eikaiwa kafe. J'aime beaucoup les cours de conversations proposés par ma fac alors j'ai voulu voir ce que ça donnait au Japon même s'il fallait payer pour ça. C'était une salle où les japonais désirant exercer leur oral en anglais se rendent pour discuter autour d'une table, sous la direction d’un professeur étranger. La salle se situe dans un appartement aménagé en petite école de langue où l’on entre après s'être déchaussé et avoir enfiler des chaussons. L'accès se fait par un ascenseur situé au fond d'une cour, donnant à l’école des allures de repère secret. Arrivée devant l'ascenseur un étranger en est sorti et j'ai pu comprendre que j'étais bien au bon endroit. Il a également compris que j'étais là pour le café et m'a salué d'un air enjoué. Etant donné que l'établissement est destiné aux Japonais étudiants l’anglais, le japonais au guichet était surpris de me voir. L'accès est libre à n'importe quel moment de la journée et les consommations à volontés sont comprises dans le prix. J'ai enregistré mon heure d'arrivée et ai rejoint la conversation. Le professeur était un allemand en Working Holiday. La discussion était sympa malgré les grandes différences de niveau. J'étais soulagée de voir que mon accent était compréhensible par les japonais. Au bout d'un peu plus d'une heure il ne restait plus que des personnes ayant un assez bon niveau en anglais pour ne pas à avoir trop à chercher leur mot et on a pu discuter plus naturellement et faire un jeu. Le professeur était sympa, il avait préparé plusieurs sujets de discussion en cas de blancs mais n'a pas trop eu besoin d’y avoir recours. La conversation était vivante, en somme j'ai passé un très bon moment. Le japonais se mélangeait à l'anglais dans ma tête par moment mais aucune fois je n'ai eu de problèmes de compréhension. D'ailleurs le professeur allemand ne parlait pas très bien le japonais mais il avait un accent et une intonation impeccables à m’en rendre jalouse :X J'ai vraiment envie de retourner dans ce café mais je trouve ça dommage qu'il faille payer pour ça, d’autant plus que je sais que j'aurais l'occasion d'avoir ce type de conversation gratuitement en guesthouse très bientôt. Je suis partie à 21h30, c'était la première fois que je rentrais aussi "tard" depuis que je suis arrivée à Fukuoka. Au moment de payer j'ai eu une mauvaise surprise : je pensais qu'une heure supplémentaire coûtait 400Y mais c'était en fait le prix à la demi-heure, ce qui dépassait largement mon budget. Le japonais au guichet m'a offert 300Y en temps "qu'invité spéciale" 8). Il ne faut pas que j’oublie de venir lui rendre. J'ai fait le chemin du retour jusqu'à la gare avec un japonais présent au cours de conversation, un médecin d'une cinquantaine d'année qui s'inquiétait du fait que je rentre seule la nuit et me disait qu'il valait mieux qu'on vienne me récupérer jusqu'à la gare. Il m'a raconté des histoires qu'il ne faut pas raconter à une pauvre peureuse comme moi (notamment que je ne devais pas aller à Kokura à Kitakyushu parce qu'il y avait des gangs…) et j'étais loin d'être sereine sur les 500m qui séparent la station de métro de mon appartement, mais tout s'est évidemment passé sans problème. :)

- J'ai regardé le match Japon-Côte d'Ivoire chez une japonaise. On raconte que les japonais invitent difficilement chez eux mais ça s'est fait tout à fait naturellement. Les horaires de la coupe du monde au Brésil sont assez défavorables au Japon à mon plus grand désespoir. Je ne suis pas particulièrement passionnée de sport mais je le suis peut-être un peu plus que la moyenne. Lorsqu'il s'agit de grands événements comme les JOs, la Coupe du monde ou le tennis je suis attentivement l'actualité et j'ai l'agréable surprise de constater qu’au Japon la plupart des jeunes que je rencontre sont pareil, même si c'est un peu pour "faire semblant". Les gens achètent des magazines sur la coupe du monde pour avoir les présentations des joueurs, des équipes et des groupes, ce que font surtout les plus passionnés en France. Au final même si les horaires sont désavantageuses pour le Japon, beaucoup semblent prêt à se réveiller à 3h du matin pour regarder un match. Les matchs du Japon sont néanmoins plus adaptés à l’horloge japonaise et Japon/Côté d'Ivoire était donc le dimanche à 10h. J'ai demandé à une amie que je n'avais encore jamais rencontrée si elle voulait voir le match en public avec moi et elle a réunie deux autres de ses amies qui ne se connaissaient pas pour qu'on aille le regarder dans un restaurant. Dans les rues énormément de jeunes comme nous portaient le maillot des Samuraï blue, les Japonais s'y étaient donné à 100%. Arrivées devant le restaurant qu'on avait repéré sur internet il était malheureusement complet et mon amie qui nous a alors proposé d’aller regarder le match chez elle, ce qui était la meilleure des idées pour nos portefeuilles. On a acheté des quoi grignoter pour moins de 400Y par personne alors qu'un menu dans un lieu de diffusion public nous aurait sûrement valu plus de 2000Y par personne. Regarder le match à 4 nous a aussi permis d'éviter de nous sentir mal à l'aise, car on aurait définitivement fait tâche dans un restaurant plein de personnes portant le maillot bleu.

Comme vous le savez, le Japon a perdu mais ça ne nous a pas empêché de passer un bon moment. En allant nous promener dans la rue après le match, j'ai entendu un japonais taquiner les gens qui portaient le maillot en disant "負けたよ!" (~Ils ont perdu!). Vivement le prochain match du Japon vendredi ! - Même si je pense qu'ils vont encore perdre x).

- J'ai visité une école de langue, car j’aimerais suivre mes études au Japon après avoir fini l’université. L'école m'a beaucoup plu mais je sais que je dois éviter de trop m'emporter du premier coup et encore comparer les divers choix possibles étant donné qu'il me reste encore du temps. J'ai été très bien accueillie, me laissant l'impression que ma visite était préparée et attendue, ce qui fait évidemment plaisir. La présentation des bâtiments s'est très bien passée, guidée par une française qui fait partie de l'administration de l'école et avec qui j'avais échangé par mail auparavant. J’ai également pu assister pendant une demi-heure à un cours de japonais. Les élèves étaient surexcité à en faire peur, ce qui était marrant pour cette journée mais me fait me demander ce que je deviendrais si je retrouve dans une classe aussi agitée. Au début du cours le professeur m’a demandé le me présenter devant la classe, ce à quoi je m’attendais et que j’ai donc exécuté sans soucis. Il a considéré que mon 以上です (~ voilà c'est tout) était arrivé un peu trop vite à son goût et a demandé aux élèves de me poser des questions, ce qui était l'idéal pour un cours d’oral. La question inévitable dans ce contexte est vite arrivée et quand j’ai affirmé elles ont toutes poussé de grands cris, j'ai regretté d'avoir dit la vérité. Quand j’ai pu me rasseoir le vrai cours a commencé. Après avoir fait un exercice du manuel -encore Minna no Nihongo à croire que c’est le seul qui existe au monde- je ne sais pas comment il en est venu là mais le professeur a demandé aux élèves de venir écrire « Cocorico » au tableau dans toutes les langues représentées dans la classe. Pas de meilleur exercice pour qu’une classe déjà agitée devienne vite bruyante. Les élèves de la classe d'à côté ont même tapé sur le mur pour nous faire taire. Ça m’a quand même plutôt amusée. Je pense qu'il y a une grande différence entre l'ambiance dans les écoles asiatiques et les écoles européennes et que de toute façon il va falloir que je m’y fasse ^^; . Les élèves étaient tous des asiatiques et quant à leur niveau je n'ai pas trop pu l’évaluer en détails en 30 minutes mais il me semblait être un peu un dessous de ce que j'espérais. En tout cas je suis contente d'avoir pu visiter cette école.

Voici pour ma première semaine, il y a bien entendu beaucoup d'autres choses que je n'ai pas raconté ! Il n'y a rien de très touristique jusqu'à présent mais ça arrive bientôt avec un départ pour Kagoshima le 21. N'hésitez pas à me laisser un commentaire si vous souhaitez des informations plus détaillées concernant une des choses dont j'ai pu parler dans cet article (lieu, prix, etc...). Les photos ne reflètent pas les paragraphes.

Gardez mon blog en blog en tête, un article déjà rédigé est à sortir prochainement :)

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Par hinakuma Dernière mise à jour le 08 janvier 2015