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Voyage "roots" au Japon

Voyager "roots", un terme abstrait et vague, qui pour moi (et j'insiste, d'autres seront surement outrés par mon article) signifie voyager pas cher, à la légèren souvent sans organisation, et local. Je n'aime pas vraiment jouer les touristes, c'est-à-dire visiter une ville, voir un monument, prendre une photo et passer au suivant. Je préfère rester assez longtemps, pour pouvoir faire partie de la communauté locale, et tisser des liens avec. Bien sûr, on ne peut pas prétendre visiter un pays sans s'intéresser à son histoire et à sa culture, et cela passe par la visite des monuments / lieux importants, mais voyager ne devrait pas se résumer à ça.

C'est surement cette façon de voyager qui fait que je ne suis toujours pas allée au Japon, pourtant premier pays sur ma liste. C'est facile de vivre au jour le jour quand le prix de la vie est 3 fois moins cher qu'en France, sauf que ce n'est pas le cas pour le Japon - bien au contraire. Une appréhension qui m'a toujours retenue, à un tel point que j'avais peur d'être déçue. D'enfin poser le pied dans le pays qui me fascine tant, sans réussir à trouver d'accroche, et juste prendre quelques photos pour prouver que "oui, j'y étais".

Mais ça y est, c'est décidé, je saute le pas : en septembre, j'irai un mois au Japon. Mes billets sont achetés, et depuis le début de l'année, j'essaye d'organiser plus ou moins mon voyage. Et je pense avoir enfin réussi à trouver un équilibre entre un voyage "roots" et une première visite correcte du Japon. Je vais essayer de partager mon voyage et ses préparatifs avec vous, avec cet article et d'autres qui suivront. Par la même occasion, j'aimerais avoir des retours et des avis, pour savoir si mes décisions ne sont pas trop kamikaze (j'aime bien m'imprégner d'une culture mais pas à ce point... (: )

  • Transports : Pour l'instant, j'ai décidé de ne pas prendre de JR Pass (je parlais de décisions kamikaze plus haut). ERREUR, et même SACRILÈGE ! me dira-t-on. Mais je suis têtue, et pauvre. J'ai donc décidé de me contenter du Seishun 18 Kippu. Le 10 septembre, je serai à Kyoto, et je compte prendre un bus de nuit pour retourner à Tokyo. J'aurai normalement vu, entre temps, toutes les villes que j'ai ciblées. À savoir : Kanazawa, Nikko, Miyajima, et Nara/Tenri. Il faut juste que je trouve comment me le procurer, sachant que la période de vente sera finie à mon arrivée (si quelqu'un a une idée, ou part en juillet-août et serait prêt à prendre le billets pour moi contre remboursement... -le roots est un parasite, il utilise son réseau/ses connaissances/les inconnus croisés dans la rue)
  • Hébergement : Pour l'hébergement, je m'autorise une nuit en Ryokan. Un bien, avec un onsen en extérieur (je voue une admiration étrange aux bains japonais, la faute à Ranma 1/2 surement). Mais en règle général, je compte tout d'abord m'appuyer sur le site couchsurfing, qu'on ne présente plus je pense. C'est une communauté internet sur laquelle on peut demander aux locaux de nous recevoir, sans cérémonies. Juste pour nous dépanner, sur leur "couch" (canapé). Le problème bien sûr, c'est que le Japon est connu pour ses micro-appartements déjà hors de prix. Il semble donc moins facile de trouver un hôte couchsurfing, mais ça n'a pas l'air impossible (petit plus quand on est une fille : les hommes acceptent en général d'héberger une fille, mais pas l'inverse). Pour le reste, comme je ne pense pas trouver d'hôte couchsurfing pour tout mon voyage (ce serait trop beau), je pense m'inspirer du blog Issekinicho ; qui possède une rubrique présentant des moyens d'hébergement pas cher, du café manga au bus de nuit en passant par les capsule hôtel. C'est une idée qui me plaît vraiment, déjà parce que c'est bon marché, ensuite parce que ça a l'air drôle, et enfin parce que ça fait "très japonais de tous les jours". Et cette idée de me fondre dans les habitues quotidiennes m'enthousiaste.
  • Workaway : Il est temps de vous parler DU site chouchou élu de mon coeur : workaway. Faire un workaway, c'est accepter de travailler quelques heures par semaines (en général, 25h maximum - ça nous laisse donc le temps de vaquer à nos occupations) contre l'hébergement et la nourriture. C'est un superbe moyen de s'intégrer de façon locale. Je compte donc en faire un pour la deuxième partie de mon voyage. Autre avantage, le workaway me permet de découvrir la campagne japonaise. Je m'imagine la campagne japonaise comme je la vois dans les manga ou les films de Miyazaki : paisible, avec des obachan et ojiichan sereins, emplis de sagesse, en communion avec la nature. Et de toute façon, je préfère la campagne à la ville. Tous les types de postes sont proposés sur workaway : on peut travailler dans une guesthouse, aider à construire des maisons traditionnelles, garder des enfants, enseigner une langue, aider dans les champs (ou dans une bambouseraie !). C'est pour moi l'outil de voyage idéal, on peut rencontrer un local, qui nous reçoit, et on participe à la vie active du coin.

Voilà donc comment se présente mon voyage pour l'instant. Vous pouvez le voir : il n'est pas très abouti. J'ai encore le temps cela dit, et surtout, je compte laisser certaines choses au hasard et à l'envie du moment. Comme dit plus haut, j'aimerais vraiment avoir un retour, vos commentaires, avis. J'imagine très bien que pour certains, ce voyage n'est pas un voyage roots mais juste un voyage de pauvre... mais outre le côté financier, j'aime vraiment ma façon de faire. Surement parce que j'ai l'impression de mieux ressentir le voyage comme ça (au sens littéraire aussi : mon dos se souvient encore des longues heures de bus de mon dernier voyage) . D'autres penseront surement que ça ne marchera pas, et pensent -comme ma famille qui préfère en plaisanter- que je finirai surement un jour sous un pont. Enfin, ça me permettrait de vivre moi même un cliché qu'on voit souvent dans les manga :

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Par gumi Dernière mise à jour le 22 avril 2015