Paris Games Week 2015

Je n'étais pas retourné à cet événement depuis cinq ans. De mon expérience de 2010, j'avais gardé un gout un peu amer d'un salon peu abouti et où il ne se passait pas grand chose.

Cette année, ayant ma PS4 depuis moins d'un an, j'ai eu comme un regain d'intérêt avec l'espoir que la Paris Games Week aurait évolué pour devenir un rassemblement sympa pour le gamer que je suis. Par chance, j'ai gagné une place grâce au site Final Fantasy Dream.

Ce matin, je sors mon plus beau t-shirt Yoshi, je prépare mon appareil photo et c'est parti, direction la Porte de Versailles.

Je sors du métro et je ne peux que constater la foule impressionnante qui attend de pouvoir entrer. Avec un peu de patience et beaucoup d'astuce, je réussi à pénétrer dans le temple du jeu vidéo.

Une fois à l'intérieur, je cherche le stand Square Enix, puisque je suis invité pour la présentation du nouveau Nier. Mais très vite, je déchante. Déjà la présentation est totalement formatée avec des gens qui lisent leur fiche, pas très pro tout ça. En réalité, je sens bien que des invitations ont été balancés car ce jeu ne représente pas le fer de lance de l'éditeur. Il faut dire que si le premier opus a eu un joli succès critique, les ventes n'avaient pas non plus explosé. Je réussi tout de même à repartir avec un T-shirt Nier Automata plutôt sympa. J'ai une petite pensée émue pour le vigile qui m'en a récupéré un après que je me sois fait écraser par une foule en mode "The Walking Dead".

Je continue à déambuler entre les différents stands à la recherche de quelques goodies mais rien n'est offert. Bandai Namco ou encore Square Enix font la vente direct de leur titres phares mais les prix n'ont rien d'intéressants. Et que dire de la Fnac... La foule continue de gagner en épaisseur et la promenade devient plus compliquée. J'essaie quelques jeux mais je comprends vite qu'il ne faut pas squatter trop longtemps...

Au final, je ressors assez déçu de la PGW comme en 2010. A cela plusieurs facteurs : 

- la radinerie des éditeurs et des fabricants qui n'offrent rien. Ou du moins pas en direct. Pour espérer repartir avec quelques trucs, il faut accepter de faire des queues interminables.

- les jeux présentés n'ont plus grand chose de frais. La plupart des annonces ont déjà été faites plus tôt dans l'année au cours de salon plus "prestigieux" comme l'E3. Alors oui on peut tester les gros titres mais il faut s'armer de la patience d'un maître zen. Et puis aujourd'hui grâce à internet et des sites qui font cela très bien, on a toutes les infos, son petit derrière posé dans un fauteuil confortable.

- l'ambiance trop mercantile. Je ne suis pas naïf et je sais bien que si une telle manifestation est organisée c'est avant tout pour vendre. Seulement voilà, la caractère festif est totalement absent.

- l'entrée est payante. Bon certes, dans mon cas, j'ai pu obtenir une invitation mais un conseil amis gamers, ne payez pas pour ça ! Non sérieux ! Si vous avez envie d'y aller, parcourez les nombreux concours mis en ligne les semaines précédentes. 

Je sors du salon deux heures plus tard avec un constat assez affligeant. Alors oui, je peux dire que j'ai 38 ans et que ça ne me correspond probablement plus. J'aime le jeu vidéo mais pas ce que j'ai pu en voir pendant le peu de temps où je suis resté.

 

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