Le centre de Honshu.

Sans nul doute, le centre de Honshu, qui s'étend entre Tokyo et Kyoto, illustre les contrastes du Japon d'aujourd'hui.

En effet, lors de mon premier voyage (et dernier à ce jour) dans l'archipel nippone, j'ai eu la chance d'explorer cette belle région. J'ai pu ainsi observer certains faits surprenants, qui, malgré de nombreuses études lisibles sur le net et autre, sautent sans ménagement à votre face de touriste ébêté comme un animal sauvage.

Que de paysages à observer ! Que de lieux à découvrir! Loin de moi l'idée de rédiger un article de 30.000 lignes sur la région, je tenterai d'être à la fois concis et précis dans ma leçon de géographie. Il s'agit de donner une idée globale et assez fidèle de la région. A vos cahiers les enfants !

Tour d'horizon du centre de Honshu :

Qu'ai-je donc noté dans mon petit carnet de voyage? (Avec de jolies dorures).

D'abord on peut dire que les côtes de Honshu centre sont très peuplées. Elles abritent les deuxième et quatrième métropoles du pays (Tokyo et Yokohama), tandis qu'à l'intérieur s'élèvent d'immenses chaînes montagnes. Entre ces extrêmes, la région en elle-même, pourtant assez accessible en transports variés (train, bus, métro, voitures, vélos, rollers, papattes...) a su conservé les caractéristiques rurales de son mode de vie et de son architecture.

Je parlais de chaînes de montagnes, comment ne pas citer le mont Fuji et les Alpes japonaises ? Dont les sommets se dressent fiers et inébranlables du haut de leur 3000 mètres (pour les plus téméraires) ! De fait, la région est riche en parcours de randonnées, en piste de ski et sources chaudes. Ah ! Les sources... La joie des premiers émois traditionnels. Avec ses corps nus et rapprochés, la chaleur, le ciel d'azur; puis les rires de ces dames de l'autre côté de la palissade en bambou. Que de souvenirs... Hum, bref !

Petit rappel d'Histoire: durant l'ère Edo (1603-1868), cinq routes reliaient Edo (Tokyo) à Kyoto. Les seigneurs féodaux voyageaient en de longues processions qui suscitèrent la création, le long des routes, de villes étapes autour de ce qu'on appelait les relais postes. Le Tokaido ("chemin de la mer de l'est"), reliant Yokohama, Hakone et Shizuoka, et le Nakasendo ("chemin des montagnes du centre"), traversant la vallée de Kiso, étaient les voies les plus utilisées.

" Mais et la géo' d'aujourd'hui alors ? Vieux chnoque ! " Me direz-vous. Aujourd'hui, vous répondrai-je, la côté Pacifique urbanisée et moderne, où s'élèvent Yokohama et Nagoya, s'oppose radicalement aux régions rurales et assez sous-peuplées. Dans celles-ci d'ailleurs, j'ai pu voir de petits villages de chaume qui renaissent grâce au tourisme, tandis que des lieux phares comme Takayama et Chichibu, attirent comme à leur habitude, des milliers de personnes à l'époque des festivals.

Kamakura et Kanazawa, anciennes capitales régionales, se posent quant à elles en gardiennes de la tradition des jardins, des temples, de l'artisanat et de la culture (même si l'affluence de touristes aurait tendance à cassez le mythe, surtout en ce qui concerne Kamakura. C'est beau, le Bouddha en jette, mais bons sang que d'appareils photos !).

N'oublions pas un point fort de Honshu : la nature et ses forêts. En effet recouverte de magnifiques régions boisées, la cont(r)ée se distingue par le travail artistique du bois (comme avec les laques de Takayama), le Noto et Kiso (sculptures de Kamakura) ou les yosegozaiku d'Hakone. A noter que depuis les années 1970 (oh non ! Encore de l'Histoire !), des élevages de vers à soie prospèrent à Shokawa et Chichibu. La teinture du tissu, exporté par Yokohama, s'effectue toujours à Kanazawa. Enfin, la cuisine sur les côtes, se centre sur les produits de la mer (sans rires ?!) tandis que les rugueux montagnards se nourrisent de chèv... De poissons de rivière, de sansai (sorte de fougère) de tofu et de miso.

Arrêt sur image : Kamakura.

Voici une brève description de ce que l'on peut trouver à Kamakura. Je ne m'épancherai guère sur mes déboires là-bas, car j'ai bien peur d'avoir passé une journée tout à fait banale. J'ai vu le Bouddha, un temple splendide , des milliers de personnes qui prenaient des photos et j'ai mangé des glaces en face de la mer dans laquelle des bancs de thons s'amusaient à jouer à saute-mouton ! ( Banale? Qui a dit banale ?)

Comme vous l'avez devinez, cette ville borde la mer. Dans sa jeunesse, composée de temples reliés par des pistes de randonnée (c'est encore le cas aujourd'hui), et de collines boisées où piaillaient les oiseaux, elle était la capitale du pays entre 1192 et 1333 (période Kamakura). La cité s'enorgueillit de 19 sanctuaires shintoïstes et de 65 temples bouddhiques dont deux des plus anciens monastères zen du Japon (Le fameux Kencho-ji par exemple).

Aujourd'hui, la ville est très appréciée (des touris... Bon on aura compris !) des écrivains et des artistes en général. Ainsi, elle abrite un grand nombre de boutiques d'antiquités et d'artisanat.

Enfin, lors de la saison de floraison des cerisiers, si Kamakura regorge de monde (hihi !) on peut en explorer certaines parties à pied, prendre un forfait bus journalier ou louer des bicyclettes à la gare.

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Galerie photos

  • Le Grand Bouddha
  • Carte du Centre de Honshu
  • Bouddha de Kamakura
  • yokohama-chinatown
  • yosegi-zaiku
  • Chichibu road
  • Spot d'observation prêt du mont Fuji.
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