J04-3

J+04 : Kurashiki (suite et fin)

Nous avons de nouveau passé la journée à Kurashiki. Attardons-nous sur le petit-déjeuner (8h30), magnifique comme il se doit dans tout ryokan, c’est un vrai repas pour bien commencer la journée : ce matin, il était composé de sardines (trop fortes pour nos petits palais), œuf à peine cuit à verser/manger sur du riz (si-si, contrairement à Daruma, j’ai essayé ! hé bien, c’est …. à peine cuit, bref), agedashi-dôfu (j’adoooore ça, trop peu de restaurants en proposent en France), concombre, daikon et algues vinaigrés, miso aux petits champignons et palourdes (aussi essayé : miso bonne mais palourdes = iode), grosse sardine (?), viande (pas touché, comme d’hab’ ^^), très bonnes algues, avec bien sûr thé, nori et riz. Hier (7h30), nous avons mangé une excellente omelette japonaise (tamago), faite d’après ce que j’ai compris de la cuisinière félicitée, avec du dashi-maki ( ?) (je redemanderai … j’ai appris à la faire autrement, avec sauce soja).

Et voici le petit-déjeuner de la veille !

Nous sommes remontés et j’ai – enfin – fait une grasse mat’ tant attendue (!!!!!!!!). Puis nous avons marché sans but dans les petites ruelles du quartier d’habitation jouxtant la gare pour, oh hasard, retomber sur notre ryokan ! D’ailleurs, le voici :

Deux constats : 1/ les habitations et leurs jardins sont certes – pour des revenus petits à moyens – plus petits au Japon, mais contrairement à la France où l’on dispose de plus de place sans souvent correctement l’investir (cf. rêves de pelouses à la manière Buckingham Palace avec 1 putti et deux buissons qui se battent en duel), ici le moindre cm2 est occupé par des plantes et fleurs bien entretenues (dont certaines trèèès jolies, encore jamais vues), ça a son charme.

2/ Dans ce quartier pourtant propre et calme, les habitations pauvres et celles des revenus moyens s’alternent comme il ne nous a pas encore été l’occasion de le voire en France. En fait – en apparence, du moins – tout se mélange au Japon. Ça a ses bons côtés comme évoqué, mais ça nuit aussi à la politique urbanistique des villes, où l’on aperçoit (le train grande vitesse le permet bien) de belles demeures anciennes mitoyennes d’affreux buildings.

N.B. : le centre commercial (tellement propre qu’on pourrait manger par terre), comme la ville, regorgent d’enseignes aux consonances européennes, mention spéciale à la France avec « Magnolia », « Reliure Raffine », « Pomme de Terre », « Au petit jardin » … on y a même vu un « PurPom© » Made in France (si-si) vendu 3.400¥, distribué rue Rouget de Lisle à Issy-Les-Moulineaux ! Ce « jus de raisin pétillant » doit sûrement être délicieux (arnaque)…

Nous avons continué notre tour en visitant la très jolie demeure traditionnelle de la famille Onashi : désertée, son entretien donne pour autant l’impression que l’on pourrait y vivre à tout instant.

Nous sommes ensuite retournés par meilleur temps au si joli quartier historique

Pour visiter au coucher de soleil le sanctuaire Achi, avec quelques amis darumas

et en chemin, tomber sur un magasin de papier washi (presque dévalisé ^^) tenu par d’adorables vielles dames, et sur quelques très beaux cerisiers encore en fleurs.

A la prochain, charmant Bikan !

Demain matin, Osaka.

Darumette

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Par daruma Dernière mise à jour le 27 janvier 2017