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Découverte du monde professionnel japonais : mon stage au Japon

Bonjour à vous chers membres Kanpai こんにちは

J'écris cet article pour partager avec vous mon expérience en tant que stagiaire au Japon. Pour des raisons d'anonymat, je ne citerai aucun nom ni aucune entreprise. Pour information, j'ai logé dans un appartement Sakura House à Kinchijo pour environ 600€ par mois.

CONTEXTE

Pour vous mettre dans le contexte, j'ai effectué mon stage l'année dernière (2014) entre Avril et Juin. Le cadre de ce stage était une fin de DUT (Diplôme Universitaire Technologique) en GEA (Gestion des Entreprise et Administrations) donc un BAC+2 à l'IUT de Vannes (Bretagne). J'avais 21 ans, une bonne maîtrise de l'anglais professionnel mais seulement des connaissances limitées en japonais, correctes pour la vie quotidienne mais insuffisante pour avoir une conversation professionnelle.

Me concernant, je m'interesse au Japon et à sa culture depuis pas mal d'années mais sans vraiment aller plus loin. Cela fait maintenant 3 ans, que je m'oriente beaucoup plus faire ce pays en espérant pouvoir y passer une partie de ma vie professionnelle. Mais avant de m'engager plus sérieusement et ne pas regretter cet engagement, je voulais tout d'abord réaliser un premier voyage de découverte en 2013, 3 semaines de vacances. Puis dans un deuxième temps un voyage de découverte professionnelle d'où ce stage de 3 mois, ce fut une parfaite occasion.

RECHERCHE

La recherche d'un stage est surement l'étape la plus difficile et la plus longue. A vrai dire avec mon niveau d'étude et de japonais je n'ai pas vraiment réussi à trouver un stage, mais cela reste faisable cela dépend surtout de votre domaine d'étude, de la date, de la durée et d'avoir de la chance. En effet, avec un BAC +4/+5 et un stage d'au moins 6 mois vous avez beaucoup de chances de trouver votre bonheur. Il y a un certains nombres d'entreprises internationales qui recrutent en stage ou en VIE.

En ce qui me concerne, j'ai tout d'abord rechercher des entreprises de grandes tailles et travaillant à l'international pour, à mon avis, que le recrutement d'un français soit intéressant par rapport à celui d'un local. N'ayant que peu d'expériences professionnelles autres que mes jobs d'étés étudiants, je savais qu'il serait très difficile de trouver un stage seulement en envoyant des candidatures spontanées. Malgré cela je me suis lancé dans l'aventure des lettres de motivation en japonais, anglais et français idem pour mon CV(corrigés par ma prof de japonais).

Et me voilà a envoyé des dizaines de lettres par la poste (ça fait une petite somme à la fin). Et après plusieurs jours voire semaines j'ai reçu les mêmes réponses négatives. Pour vous donner une idée des dates, mon stage était en Avril 2014 et j'ai envoyé les première lettres début Août 2013. Dans l'ensemble, j'ai du envoyer environ 40 lettres à 40 entreprises différentes et n'ayant obtenu aucun résultat positif, j'ai pensé à changer de méthode. Cette fois-ci en passant par des sites de stages en ligne type gaijin-post ou le site de la chambre du commerce franco-japonaise puis directement sur le site de certaines entreprises qui posent leurs offres dans leur propre section. Après plusieurs jours de recherches et remplissage de profils, j'ai finalement eu une réponse de la part d'une grande entreprise internationale. Elle me proposait un stage mais de, au minimum, 6 mois, ce qui n'étais pas possible vu que je n'étais plus considéré comme étudiant à l'Université de Bretagne Sud après le mois de Juillet; résultat encore un échec.

Finalement, la solution est venu de ma prof de japonais qui m'a orienté vers un de ses contacts français ayant une petite entreprise au Japon. Après plusieurs échanges par mail et appels téléphoniques, nous nous sommes retrouvés à Paris pour un entretien éclair à bord d'un taxi. J'avais finalement trouvé mon stage au début de Janvier 2014, un grand soulagement et une énorme impatiente de partir.

LE STAGE

Maintenant, je vais vous parler du stage en lui même, et des mes missions.

Tout d'abord, ma mission principale, bien que n'ayant que peu de rapport avec mes études, ni avec mes envies professionnelles, consistait à trouver une entreprise française souhaitant réaliser une étude de marché sur le Japon et c'était donc mon travail ensuite de réaliser cette étude depuis le Japon. L'entreprise en question était une entreprise de puériculture (produits pour bébés) qui souhaitait savoir si il était intéressant pour eux de lancer leur marque sur le marché nippon. Je me suis donc renseigné en allant sur Internet ou en magasin type Toys'r'us ou dans des étages des Malls spécialisés pour l'enfant. A la suite de cela, j'ai établi une étude allant de la situation démographique, à un comparatif prix/produits en passant par une étude sur les habitudes de consommation autour du nourrisson. Cette mission a durée environ 2 mois et demi m'a permis d'en savoir plus sur le Japon et ses enfants. Et enfin, mes autres activités consistaient à aider le personnel sur différentes types missions notamment dans l'événementiel culinaire (concours de cuisine), et à faire des recherches Internet. Voilà pour mon travail en tant que stagiaire, finalement c'était intéressant, très instructif pour moi, mais il n'y a pas de quoi vous en faire 3 pages. Donc pour continuer sur mon stage, je vais plutôt vous parler de mon ressenti sur le fait de travailler au Japon.

L'objectif principal de ce stage était de répondre à la question suivante : Qu'est que travailler au Japon ? Alors bien sûr, un stage de 3 mois ne permet de tout connaître sur le monde du travail nippon mais il permet tout de même d'en avoir un bon aperçu. C'est comment le Japon quand on y n'est pas en vacances ? Mon but final étant de travailler au Japon, je voulais être sur que je pouvais vivre une "vie quotidienne" avant de me lancer dans de plus gros projets. Je vais donc vous faire part de mon ressenti sur ces 3 mois de stage.

MON AVIS

Pour bien commencer, je tiens à préciser que mon entreprise est un peu atypique elle est franco-japonaise donc on y retrouve un mélange des deux cultures. Premièrement parlons des horaires, 9h30 -18h30. Classique 9h par jour dont une heure de pause à midi mais bon ce n'est pas vraiment ce qui est intéressant. Ai-je fais vraiment ces horaires ? A vrai dire et bien que cela puisse paraître étonnant avec ce que l'on entend et ce que l'on sait sur le travail au Japon, j'ai dans l'ensemble respecté ces horaires. Il m'est arrivé de finir plus tard, disons 19h mais je ne suis jamais allé jusqu'à 22h. C'était également le cas des employés de l'entreprise, a vrai dire, tout le monde était assez libre de gérer ses horaires en fonction de ses besoins (RDV personnels ou professionnels par exemple). Mais bon il ne faut pas se leurrer c'est plus un cas exceptionnel qu'une généralité. Pour preuve, un ami japonais finissait très tard le soir et allait à l'Izakaya avec ses collègues assez souvent. C'est plus l'image que nous avons du travail japonais. Pour ma part, c'était plus le côté français qu'on voyait dans l'entreprise, et les japonais s'en accommodaient très bien.

Je vais maintenant parlé de la "rush hour", ces heures d'embauche et de débauche, le matin et le soir. Avant tout je tiens à préciser que je viens d'une ville de taille moyenne avec un réseau de transport public limité. Je ne suis pas habitué aux heures de pointes parisiennes même si je les ai déjà vécues. Pour faire simple, c'est en encore plus serré mais beaucoup plus poli. On finit presque à chaque fois par rentrer dans le métro tranquillement en se poussant un peu.

Pour continuer, je vais aborder mon ressenti sur ma vie quotidienne. En quelques mots, c'était très agréable. Malgré mes moyens financiers limités me balader dans Tokyo pendant mon temps libre, qu'il fasse nuit ou en plein jour fut très sympathique, observer la vie des japonais se dérouler et essayer de s'intégrer tranquillement dans tout ce système. Les petites journées à Akihabara ou Shibuya font toujours plaisir qu'il pleuve ou que le soleil tape. A vrai dire profiter du Japon sans à avoir à se presser parce qu'on a que quelques jours au Japon pour les vacances, est vraiment un petit bonheur quotidien. Faire des pique-niques avec ses amis, aller à l'Izakaya et faire du shopping vont parti de ce que j'appréciais le plus dans ma vie quotidienne au Japon.

J'aurais beaucoup de choses à rajouter sur mon expérience professionnelle, mais j'en ressors grandi. Ce fut un vrai plaisir de travailler là-bas et une expérience très enrichissante. Après ces 3 mois de travail, je me sens près pour une nouvelle expérience plus longue cette fois. Mon prochain objectif et de faire un an d'université ou d'école de langue. J'espère y arriver, en tout cas je vais tout faire pour.

Pour conclure, je vais vous parler un peu des vacances, parce qu'il faut bien profiter de ce long séjour pour se balader un peu.

VACANCES

Et oui, il faut bien profiter de ce stage pour faire quelques visites :-).

Pendant mon stage, j'ai été visiter Toyama, mon ami japonais vient de là-bas, nous y sommes allés en voiture. Bon le temps était pas super, mais bon on pouvait voir la montagne se jeter dans la mer.

J'ai également choisi de rester 3 semaines après mon stage, donc au mois de Juillet, avec mon meilleur ami qui m'a rejoint début Juillet. Comme c'était sa première fois, je l'ai guidé dans Tokyo et refais certains lieux touristiques. Puis nous sommes partis avec un JR Pass vers Hiroshima, Miyajima, Okayama, Takamatsu, Osaka et Kyoto.

J'ai fais plein de vidéos et un petit montage de mon voyage que vous pourrez retrouvez en suivant ce lien Youtube et sur ma chaîne. N'hésitez à la regarder et laissez vos commentaires.

Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=GcTdx__fPnU&index=10&list=PLmQM_bKHL7_zBhXWeq3T8vZMNTaFNZCVN

Vidéo de mon vol Paris-Tokyo : https://www.youtube.com/watch?v=YBXbqLTUl9k&list=PLmQM_bKHL7_zBhXWeq3T8vZMNTaFNZCVN&index=2

J'espère que mon expérience vous aura intéressé. J'essayerais de continuer à écrire des articles de mes voyages au Japon. En attendant, je vous souhaite à tous de bons voyages au pays du Soleil Levant.

またね

Cet article est proposé par la communauté des membres Kanpai dans le cadre du module Kakikomi. Il ne reflète pas nécessairement le point de vue de la rédaction de Kanpai.
Par cedrixkun Dernière mise à jour le 15 juillet 2015