Revoir l'automne - 1 - De Tokyo à Fukuoka

Bonjour. N'ayant jamais eu le temps ni l'occasion d'écrire durant mes voyages, je vais m'efforcer de partager avec vous quelques tranche de vie durant les prochaines semaines; ici pas de listes de visites, ni d'itinéraire exhaustif, plutôt des anecdotes et des réflexions personnelles glanées au fil du temps... Dans l'espoir que ces lignes maladroites vous donneront l'envie de partir également... Vous trouverez aussi une photo par jour sur mon blog !

Sur mon petit balcon face à la rivière Sumida, une boite de Gyoza et une Asahi au menu du soir, premier pied à terre sur le sol nippon, onze mois depuis le dernier voyage.... En arriere plan la tour de Skytree m'hypnotise de ses bandes lumineuse. Retour à Asakusa donc, les sons et odeurs familieres reviennent d'un coup, le chemin du sento au fond de l'impasse,regards en biais et plein d'interet de japonaises émechées, l'allée du Senso Ji déserte au petit matin, le visage des sans abris le dimanche matin, mélange de curiosité et de sympathie,gouttes de pluie et aube grise, sous les parapluies nous voila dans un joli sanctuaire, dedié au...Radis....OK, évidemment.
Je ne sais pas pourquoi je suis revenu aussi rapidement, ni ce que je cherche précisement ici, peut etre tout ces petits détails, justement.
Parti pour user les godasses à travers Tokyo, de Ueno à Hakiba, on contemple le ballet des cygnes-pédalos sur l'étang, pas encore bien remis du long voyage dans les airs. On s'échoue en bout de course dans un petit Izakaya de Shinjuku à la tombée de la nuit, les jambes lourdes, la tete plein de néons et de mélodies electroniques. S'approche la serveuse, sourires échangés :" présento, présento", en nous posant une grande bouteille de Sapporo fraîche sur la table. Cadeau d'un vieux monsieur à casquette qui nous lance en sortant "Enjoy Japan" ! Bien sur il est impossible, voire déplacé de le retenir pour la partager avec nous, et le voila déja parti. Un tel geste, simple et desinteressé n'existe qu'ici, me semble-il...
Ueno le matin est une ruche bourdonnante, porte de sortie du monstre Tokyo, ballets des Shinkansen d'une ponctualité millimetrée, la ville défile à perte de vue, s'etire et s'aplatit, reliefs, bambouseraies, villages... Des fenetres du train Fuji San nous fait l'honneur de sa majesté dans la douce lumière d'Octobre, le ciel est clair ce matin et les feuilles des érables a peine rougies...
Kyushu. Planqué dans Kokura entre les Girls Bar et les Izakaya bruyante, une petite Guesthouse. On pose les sacs, on s'installe en contemplant la forets des climatiseurs qui constellent les toits au dessous de nos fenetres, on fait connaissance ensuite: un japonais, goguenard nous prend pour des allemands, on lui paye des clopes et des yakittoris, et quand il découvre que nous sommes francais, il nous parle de... Claude Francois ! Visiblement il est ravi et se charge de rameuter tout le monde autour de nous. on bafouille du japonais, de l'anglais approximatif, et que la fête commence !

Prochain épisode: Kyushu, volcans et merveilles...

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Commentaires

25 Octobre 2015
12:15

Merci et tes photos sont très belles.

26 Octobre 2015
13:19

Merci... :)

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