IMG_2040

Qui suis-je, où vais-je et pourquoi le Japon ?


Bonjour,

Une petite auto-présentation, pas pour faire genre "ma vie, mon œuvre", mais cela vous permettra de me situer et, surtout, cela permettra à ceux qui pensent que "le Japon, ce n'est pas pour eux car trop ceci ou trop cela" de changer d'avis et de franchir le pas.

Mon prénom = mon pseudo : "Annie", c'est simple. J'ai 52 ans et un grand fils de 25 ans, pas de chat, pas de canari. Originaire de Bretagne, je vis à Paris depuis 18 ans. Le reste n'a pas de rapport avec l'histoire ici présente.

Jusqu'à l'an 2000, je ne faisais que des "petits" voyages : des régions de France (la Bretagne, bien sûr, Megève), des pays limitrophes de la France ou proches de la France (Tunisie, Maroc, Turquie, Malte). En 2000, découverte de New York. C'était déjà un "beau" voyage.

Quand on jouait à "quelles seraient tes destinations de voyage préférées si tu avais le choix ?", je citais l'Australie, la Thaïlande mais jamais le Japon.

J'aimais le cinéma asiatique : japonais, coréen, chinois, hong-kongais.

J'avais beaucoup aimé "Princesse Mononoké".

Et puis, il y a eu le film "Mémoires d'une geisha" en 2005. Une sorte de révélation. J'ai ADORE ce film : les kimonos, les petits pas feutrés des geishas, les pavés mouillés, les cerisiers en fleurs, l'ambiance, la musique, tout. Souvent, je disais à mes amis : "quand je serai grande, je serai Geisha" ou "si j'avais su, j'aurais fait des études pour être geisha". Cela faisait rire tout le monde mais ils n'imaginaient pas (et moi non plus, d'ailleurs) comme cela reflétait quelque chose de profond.

Le temps passe.

En 2005, je change de job (chez moi, c'est un pléonasme). Mon nouveau patron a vécu 2 ans à Tokyo. Il boit du thé vert japonais. Ignare que je suis, je ne sais pas ce qu'est le thé vert japonais. Je lui demande si je peux goûter et j'aime ce goût. Nous ne parlons pas spécialement du Japon parce que je n'ai pas du tout cela en tête.

En parallèle, je rencontre une femme plus âgée que moi qui pratique le shiatsu. A chaque séance, nous parlons pendant 2 heures et elle effectue des manipulations pendant 1 heure. Nous nous voyons régulièrement pendant 2 ou 3 ans. Elle commence à bien me connaître. Un jour, elle me dit : "Annie, pourquoi n'iriez-vous pas au Japon ?". Quoi, moi, au Japon ? Elle m'aurait dit : "pourquoi n'allez-vous pas sur la planète Mars ?", cela m'aurait fait le même effet. Je rentre chez moi. Beaucoup d'objets respirent le Japon, je ne m'en suis jamais rendu compte.

Au printemps 2009, je vais dans une agence de voyages à Paris. Un conseiller vraiment très bien me concocte un programme très classique : 5 jours à Tokyo, 5 jours à Kyoto. Superbe hôtel à Tokyo avec vue sur toute la ville, hôtel un peu moins superbe à Kyoto. Tout est inclus dans le package : avion, transferts hôtels-aéroports, Shinkansen aller-retour Tokyo-Kyoto, hôtels. Rétroactivement, je me dis que j'aurais pu tout organiser toute seule pour un prix plus intéressant mais j'étais comme beaucoup de personnes, cela me paraissait très compliqué.

Je papote avec mon patron qui me dit : "Ah, vous serez au Japon pour les cerisiers en fleurs !". "Ah bon, qu'est-ce qu'ils ont de particulier ?". "C'est l'un des plus beaux moments et vous allez arriver dans les bonnes dates. Vous avez votre plan de Tokyo ?". Nous nous installons à son bureau et, avec son stabilo, il entoure les points-clés et met des numéros pour définir des ordres d'importance. J'ai toujours ce plan que je regarde avec nostalgie.

Quand je vous dis que je ne connaissais rien au Japon, je ne savais rien des cerisiers en fleurs, je ne lisais pas de mangas, j'avais mangé de rares fois des sushis. Ma culture culinaire japonaise était limitée à riz + sushis + sauce soja + wasabi (que je n'ai jamais aimé et que je n'aimerai jamais). Je ne connaissais même pas les makis, c'est dire.

Et ... je vous le donne en mille, quand mon fils et moi sommes arrivés au Japon, c'était e-xac-te-ment les bonnes dates pour admirer les cerisiers en fleurs. Nous en avons pris plein les yeux, à Tokyo puis à Kyoto. Cela a été un émerveillement perpétuel, le coup de foudre.

J'ai eu cette impression, qui n'a fait que se renforcer depuis, d'être en territoire connu depuis longtemps. Comme si j'avais été ... geisha ??? ... dans une autre vie. Cette beauté des paysages, des temples et sanctuaires, ces jardins. Ces objets kawaïïï, ces kimonos, ces jeunes femmes si jolies, ces jeunes hommes si jolis (oui, oui). Je me suis sentie tout de suite bien avec les Japonais : leur façon de bouger, leur discipline (on marche à gauche, on roule à gauche). Je reviendrai plus tard sur toutes ces petites choses qui nous font rire et que l'on assimile rapidement : tout le monde respecte les petits bonhommes rouges sur les panneaux de circulation même s'il n'y a personne à 1 km à la ronde. Comme je suis naturellement souriante, j'ai pallié mon absolue méconnaissance de la langue à l'époque en faisant moult courbettes. Je vous promets que cela aide beaucoup.

Depuis 2010, je suis retournée au Japon seule pour des voyages de 2 semaines à chaque fois. J'ai l'impression d'être chez moi. Je circule dans Kyoto comme je circule dans Paris bien que je ne lise ni ne parle Japonais (j'ai fait une tentative l'an dernier). Cette année, il s'agissait de mon second séjour à Tokyo, la ville m'a semblé plus abordable alors que, en 2009, je la trouvais si tentaculaire et difficilement compréhensible.

Pour terminer sur mes histoires de travail : fin 2010, j'ai changé de patron, dans la même entreprise. Celui-ci avait vécu 7 ans à Tokyo. Et ma dernière chef a suivi des cours à Langues Orientales, section japonais. Elle parle japonais peut-être comme vous, mais pas comme moi. Quand je vous dis que j'étais cernée par le sujet !

Le Japon, c'est aussi ce sentiment de sécurité. Pour une femme qui voyage seule, c'est un grand plus. Je ne ressens jamais la peur quand je rentre à mon hôtel, quand je me promène en ville ou à la campagne, quand je prends un bus ou un train.

Vous l'aurez compris, j'aime le Japon comme je n'ai jamais autant aimé un pays.

Loin de moi d'en avoir une image idyllique, je sais que je connais le côté "carte postale" du pays. J'ai eu la chance de m'y faire des amies Japonaises qui ont l'amabilité de parler français ou anglais. Je n'y travaille pas, je n'y vis pas au quotidien.

J'aurai le plaisir de vous faire découvrir mon ressenti, les trucs et astuces pour organiser vos voyages. Fana de photo, je partagerai avec vous ce qui m'a émue ou fait rire ou ravie.

N'hésitez pas à commenter mes écrits, à demander des précisions, à me signaler des erreurs.

Annie

Par annie Publié en juin 2013 - mis à jour en novembre 2014