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Automne 2013 - Kyoto - Tokyo-Narita - Paris

Bonjour,

Dernier jour de mon voyage.

Je me réveille à 5 heures 45, essaie de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mes colocataires... et m'éclipse de ma chambre. Je prends un café et un petit-déjeuner rapide car je prendrai mon prochain repas dans l'avion qui part à 13.30. Avec les 79 yen qui me restent en poche (0.50 euro), je ne peux rien acheter avant mon départ.

Mon train part à 7.26, il s'agit du Shinkanzen Nozomi. Je peux le prendre car je n'ai pas utilisé de JR Pass tout au long de mon séjour. J'adore ce train. Cette fois, j'ai bien réservé mon billet et connais donc le numéro du wagon et de ma place. Tout le monde, ou presque, dort. Il y a 95% d'hommes tous identiques : en costume foncé, chemise blanche, cravate foncée avec leur petite mallette. Je porte mon sac à dos, un autre sac contenant quelques cadeaux et quelques affaires que j'avais conservées depuis le mardi (ma valise est partie toute seule à l'aéroport de Narita). J'enlève écharpe et doudoune avant de déranger mon voisin de voyage qui s'est assoupi.
J'ai de la chance, je vois encore Fujisan. L'environnement est beaucoup moins joli que lorsque je l'ai vu à Kawaguchiko, c'est un environnement industriel et de villes. Je le vois une première fois, il disparaît dans le paysage et je le vois à nouveau (voir la galerie de photos).


J'avais lu sur Kanpai dans le commentaire d'un lecteur qu'il était recommandé de s'arrêter à la gare de Shinagawa pour prendre la correspondance directe pour le Narita Express et avais acheté mes tickets en conséquence. La correspondance est très rapide. Je monte à bord du très joli train. Dans le wagon, 2 écrans affichent les numéros des vols, leur destination, le terminal de départ et l'horaire de départ. Je vois ainsi que mon vol partira 30 minutes plus tôt.


Arrivée au Terminal 1 de Narita, je monte au 4ème étage (donc le 3ème sur une base française) pour récupérer en 10 secondes ma valise - que j'ai fait envoyer par Takkyubin (ou Ta-Q-Bin) de mon auberge de jeunesse à l'aéroport - et me présente au comptoir Air France dont le personnel est japonais. J'attends 3 minutes. Je demande à changer de siège, j'avais bien préparé les numéros de sièges les plus confortables. Lors du check-in, je ne pouvais pas changer le siège qui m'avait été affecté. Là, pas de soucis. Le passage à la sécurité et à la douane s'effectue très vite.

Cette fois, le personnel de bord est français. Le vol sur ce très bel avion, l'Airbus A380, s'est parfaitement passé, pas de soucis de vidéo cette fois. Mais on est chez Air France, donc tout ne peut être "normal". J'avais commandé un repas "diététique" pour, d'une part être servie en premier et, d'autre part, ne pas trop manger à bord. Quand l'hôtesse passe, elle me propose un repas normal. "Euh, j'ai commandé un repas diététique". "Ah, je vais voir". J'attends qu'elle serve tout le monde. Elle revient beaucoup plus tard en me tendant mon plateau : "justement, nous nous demandions à qui il était affecté".

Pour le second repas, elle m'apporte un repas normal. "Je n'ai pas de plateau diététique ?". "Non, ce n'est que pour le repas principal". "Je ne pense pas, imaginez que j'aie une allergie ou une intolérance !". Elle revient au bout d'un certain temps : "Effectivement, il y avait un plateau pour vous".

Je trouve le personnel de cabine vraiment "cool" et pas très "classe". Rien à voir avec le personnel de Qatar Airways ou de compagnies asiatiques que j'ai déjà prises.

Arrivée à Paris en avance. La sortie de l'Airbus A380 s'effectue de façon parfaite. 10 minutes d'attente seulement pour récupérer ma valise. Je m'effraie à l'avance pour le passage à la PAF, la Police aux Frontières. En temps normal, c'est à ce passage que l'on perd le bénéfice de la joie de son voyage... et que l'on a honte de voir que les touristes non-membres de l'Union Européenne (donc, en l’occurrence, nos amis japonais) doivent patienter de très, très longues minutes avant de récupérer leurs valises.

Et là... pas un chat, pas une mouche, pas un moustique.

Il n'y a que 2 employés et, en plus, personne ne fait la queue. L'employé m'attend. Je plaisante en lui disant : "merci pour cet accueil". Il sourit, encore un geste inédit.

Pour rentrer à Paris, je prends le Roissybus qui ne va pas jusqu'à la station Opéra, je ne sais pas pourquoi. Il y a des illuminations partout, c'est bientôt Noël. C'est joli, Paris, en période de Noël.

Au bas de chez moi, je respire/soupire ... 4 étages à monter, sans ascenseur. Et là ... un de mes voisins passe (je ne croise quasiment jamais mes voisins) : "Madame, vous voulez que je vous aide ?". "Je n'ose pas dire 'oui' car j'habite au 4ème". "Si, si, cela va me faire faire du sport". Inutile de vous dire que cela m'a soulagée... J'étais super-contente.

Voilà la fin de mon voyage de 3 semaines. Cela m'a ressourcée, j'ai bénéficié d'un temps superbe pendant la quasi-totalité de mon séjour. Les feuilles ont été magnifiques. Elles ont atteint leur apogée de coloration le 2 décembre car il n'y a pas eu de pluie ni de vent. J'ai pu voir mes amis à plusieurs reprises et rencontrer de nouvelles personnes.

Bonne soirée, il me reste à revenir en arrière sur les articles que j'ai écrits depuis le Japon pour incorporer de nouvelles photos. Je souhaite aussi écrire, entre autres, un article sur le superbe temple Kenninji qui a été l'un des coups de cœur de ce voyage.

Annie

Par annie Publié en janvier 2014 - mis à jour en juillet 2015