Tokyo Game Show 2003 : notre compte-rendu

Après l'E3, le Tôkyô Game Show (TGS) est le deuxième plus grand rendez-vous des entreprises du jeu vidéo au monde. C'est aussi un des évènements qui réunit le plus de fans sur le net, guettant la moindre info. Pendant de longues années, j'aurai moi aussi suivi avec passion, mais à distance, ce qui se passait dans ce salon. Jusqu'à cette année, où l'occasion nous aura été donnée, à Gael, Steeve et moi, d'aller voir tout ça de plus près.

C'est donc par un beau matin de septembre que nous nous dirigeons en train vers le Convention Center de Makuhari Messe, lieu qui accueille chaque année le TGS. Première chose à faire, échanger nos réservations effectuées sur internet contre des billets d'entrée. Si la manœuvre n'est pas compliquée, nous aurons eu un peu de peine à trouver le guichet approprié dans cet immense bâtiment. Enfin, heureusement, le personnel de l'évènement, toujours autant serviable aura rapidement su nous aiguiller. Lorsque l'on nous guidait vers le bon guichet, nous n'étions pas encore au cœur de l'évènement, mais nous pouvions le voir de loin. C'est non sans une grande excitation que nous remarquons bien vite des logos Final Fantasy VII ou Kingdom Hearts par les vitres, qui auront tôt fait d'éveiller notre curiosité.

Nos billets en poche, nous nous dirigeons vers l'entrée, pour deux journées de folies vidéoludiques. Première petite déception, nous ne pourrons pas garder en souvenir nos billets d'entrée, qui sont jetés dans une immense corbeille afin d'être par la suite comptés. Enfin, cette déception est de courte durée, car les stands Sammy, SNK, et les boutiques des éditeurs nous tendent déjà les bras. C'est d'ailleurs vers ces dernières que nous nous dirigeons en premier lieu, immédiatement attirés par le poster de Final Fantasy VII Advent Children. Nous n'avions pas de possibilité d'aller de manière illimitée sur internet lors de notre voyage et n'étions pas encore au courant de la sortie de ce film, ni des autres surprises que nous allions voir au TGS. Alors en voyant cette affiche, l'on ne pouvait qu'être excités à l'idée de savoir de quoi il s'agissait. Nouveau jeu ? Remake ? Nous ne saurons finalement qu'en fin de journée qu'il ne s'agit au final "que" d'un film. Passé un bref tour dans la boutique Square Enix, nous nous dirigeons enfin vers les stands. Le premier que nous visiterons vraiment sera celui de Microsoft.

Le géant américain fait vraiment des efforts pour s'imposer. Leur stand sur deux étages accueillait sans aucun doute les plus belles hôtesses du salon, le nombre de jeux était conséquent et l'architecture du stand, bien que très verte, était plutôt agréable à regarder. Microsoft avait fait les choses en grand, mais voilà, à quoi sert tout ceci lorsque l'on abrite des jeux qui n'intéressent tout simplement pas le public japonais ? Sans doute que l'opération séduction du public nippon prendra encore quelques années pour Microsoft. Saluons toutefois l'effort, à une heure où le troisième géant des consoles, Nintendô, snobe encore l'évènement.

Après avoir essayé quelques jeux qui pourraient bien alimenter nos Xbox, nous nous dirigeons vers la deuxième salle, qui renferme les plus gros stands du salon, dont celui de Square Enix. Je vivrai l'émerveillement de découvrir les premières vidéos de Kingdom Hearts II et Kingdom Hearts Chain of Memories. Mais alors que je filmais un peu le stand et ces vidéos, j'aurai vite été interpelé par un membre du personnel de Square Enix qui m'a gentiment fait comprendre que les photos et les vidéos étaient interdites. Je vous laisse imaginer la frustration de ne pas pouvoir rapporter avec moi quelques images de ce jeu que j'attends tant. Enfin, cela ne gâche en rien l'émerveillement de découvrir, en live, toutes les nouveautés du géant du RPG. Et surtout, le deuxième jour, de voir le sublime trailer de Final Fantasy VII Advent Children (présent le premier jour uniquement sous forme de teaser).

Dans cette partie du salon se trouvaient également d'autres géants, comme Sega, en décidément bien petite forme cette année. Les nombreuses mutations que subit l'ancien constructeur ne sont vraisemblablement pas encore terminées, et c'est avec des productions moyennes à juste bonne que "l'excitement company", comme ils aiment se le dire, nous aura, soyons franc, déçu cette année. Cette petite forme, d'autres la partageaient. Ainsi, Konami, en dehors de l'excellent Castlevania Lament of Innocence et des trailers des deux prochains Metal Gear Solid (Twin Snakes sur GC et le 3 sur PS2) ne proposaient pas non plus de productions passionnantes, en dehors des énièmes versions de leurs jeux musicaux ou de leur Winning Eleven. Capcom par contre misait à fond sur Onimusha III, attraction principale de leur stand. L'on pouvait découvrir cette sublime production en y incarnant soit Samanosuke, soit Jacques Bran, incarné on le rappelle par Jean Reno. C'est avec ce dernier que nous aurons testé le jeu, et je dois dire être plutôt surpris par son contrôle. Pas loin de là, Capcom présentait aussi Onimusha Buraiden, jeu de combat mettant en scène divers personnages des deux premiers opus de la saga. Ce dernier ne nous aura par contre pas réellement convaincu, de par sa jouabilité assez douteuse. Toujours chez Capcom, un écran géant diffusait des vidéos des jeux à venir. On a ainsi pu y découvrir de nouvelles images de Killer 7 ou rester déçu devant le peu de nouveauté du trailer de biohazard 4 par rapport à l'E3. Le seul biohazard jouable était la version online, Bio Hazard Outbreak, destinée à la PS2, que nous n'aurons pu tester, faute de temps.

A côté de Capcom, Sony disposait d'un stand assez imposant, presque entièrement dédié à trois jeux : Eye Toy Play, Gran Turismo 4 et Siren. Il faudra bien chercher pour trouver de plus petits jeux, comme Mojib Ribbon, dernière curiosité un brin décevante de Nanaonsha.
Electonic Arts était également bien présent, mais malgré un nombre incalculable de jeux en développement, aura principalement joué la carte James Bond et Medal of Honnor pour ce TGS. Namco est venu avec entre autre un bon espace dédié au splendide Baten Kaitos, un autre au très populaire Taiko no Tatsujin et aussi quelques bornes du futur "GT4 m'a tuer" R: Racing Evolution. Les Xenosaga étaient également présents, mais plutôt sous forme de vidéo.

Comme à son habitude, Bandai misait à fond dans les licences d'animées. C'est donc sans surprises que nous découvrirons sur leur stand du Gundam, de l'Evangelion, du Naruto et du One Piece. Hudson Soft, de son côté, essayait vainement de convaincre avec son Smash Brothers, Dream Mix TV World Fighters, mettant en scène dans une production de seconde zone les protagonistes de Konami, Takara, et bien sûr Hudson Soft. Mais n'est pas HAL qui veut et c'est face à un produit laid, injouable et finalement sans grande personnalité que nous nous sommes trouvés. From Software quant à lui jouait la carte de la sobriété avec un stand presque froid et des productions pas toujours très convaincantes.

En dehors de la visite des stands et de la découverte des jeux, il faut reconnaître que le charme du TGS vient de quatre points particuliers. Le premier, les hôtesses. Toujours mignonnes, souriantes, aimables, habillées parfois même de manière très sexy, dur de ne pas tomber sous le charme. Le deuxième, c'est ce qu'elles nous donnent. Que ce soit des goodies, des fliers ou des sacs, jamais elles ne laisseront partir les visiteurs les mains vides. Ainsi, en fin de journée, nos immenses sacs orange Eye Toy (LE sac du salon, tout le monde l'avait) étaient presque aussi lourds que nos valises pour aller au Japon. En troisième, il y a bien sûr les cosplayers. Déambulant dans les allées du salon ou regroupés entre les deux salles, ils sont à la fois une curiosité amusante, mais aussi un bon baromètre de la popularité des jeux vidéo. Ainsi, cette année, nous pouvons sans prendre de risque vous annoncer que le jeu le plus populaire au Japon n'est autre que Final Fantasy X-2. Nous ne comptons plus le nombre de Yûna, Rikku et autre Paine que nous aurons croisées dans le Convention Center. Enfin, en quatrième, il y a les divers show organisés sur les stands. Du simple tournoi à la performance théâtrale en passant par les show musicaux, tout est bon pour attirer l'attention des visiteurs.

C'est des images plein les yeux que je serai sorti de ces deux jours de TGS, et ce même si finalement, nous n'aurons pas beaucoup joué. Les files d'attentes interminables pour parfois tomber sur des jeux décevants (citons au hasard Kunoichi, où nous aurons perdu une heure pour rien) nous aurons assez vite dissuadé. Mais comme je le disais plus haut, plus que les jeux, c'est tout ce qu'il y a autour qui font de ce salon une expérience unique que je ne regrette pas d'avoir vécu et que j'aimerais revivre encore et encore.

Prochaine étape, l'E3 ?

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