Hôtel New Koyo (avis)

Après un atterrissage tout en douceur dont n'en possèdent pas le secret tous les pilotes d'avion, le débarquement se fait penaudement et malgré tout plein d'entrain. Aux déjà trop longues heures de trajet et d'éveil prolongé s'oppose en effet l'excitation entraînante et fédératrice de découvrir enfin cette terre fantasmagorique de si longue date. Les premières foulées sur le sol nippon, suite à l'acceptation après quelque attente sur le domaine international de l'aéroport de Tôkyô-Narita, nous offrent déjà la possibilité d'entrevoir ce qui sera pour nous source de ravissement durant notre quinzaine.

Quelle amabilité, quelle serviabilité, quelle diligence de la part des japonais ; nous n'en revenons pas et je m'en étonne encore ! Il convient donc, après récupération des bagages en soute, de se mettre à l'heure japonaise (qui parle d'acception propre ?) et d'aller récupérer notre inévitable Rail Pass. Une fois fait, nous décidons de nous diriger vers le célèbre Narita Super Express, qui nous ralliera à la cause Tôkyôïte, l'aéroport étant situé une soixante-dizaine de kilomètres à l'est de la capitale.

Première surprise de taille relative, nous faisons face à l'adversité d'une porte de train récalcitrante à l'ouverture. Une sorte de choc des cultures ferroviaire prématuré qui nous laisse dans le doute un instant, le temps d'aller consulter un chef de gare qui s'excusera de m'expliquer que le train est en nettoyage avant chaque départ. Pénible ouverture de nos yeux effectuée, il s'avère effectivement qu'une dame terminera le ménage avant l'ouverture automatique des portes, annonçant la première heure d'une longue série dans les trains et métros japonais.

Une fois à la gare de Tokyo, quelques dizaines de minutes plus tard, il nous faut déjà penser à rallier la station de Minowa, en passant par la gare de Ueno. Les valises commencent à peser, la fatigue également, donc nous ne perdons pas de temps. A Ueno, c'est un petit cafouillage qui nous attend face aux très nippons distributeurs automatiques de tickets de metropolitains. Happy end à la japonaise : une dame qui a dû nous voir hésiter nous explique exhaustivement son fonctionnement et nous achète les billets. Bête domptée, elle nous allègera le porte-feuille deux fois par jour minimum, sans hésitation par la suite.

La gare de Minowa se trouvant à une bonne dizaine de minutes de l'hôtel, il nous faut enfin rallier ce dernier. Dernier grosse difficulté (c'est promis !), mon sens de l'orientation éreinté par nos aventures nous fait suivre le chemin inverse au bon. Après trois bons quarts d'heure de marche, c'est enfin l'arrivée à l'hôtel qui nous hébergera pendant treize nuits, le New Koyo. Premières impressions à chaud en demi-teinte, le bilan après-coup sera du même acabit. Toutefois le New Koyo propose finalement un rapport qualité-prix plutôt correct tant 2.700¥ par chambre reste un tarif incroyablement compétitif en plein Tôkyô.

Les chambres du premier étage, offertes comme celles de "classe" moyenne, taillent 2 x 1,5m. Autant dire qu'une fois le confortable futon et le sac de sable (oups… l'oreiller) dépliés, on ne peut guère loger plus qu'une valise. L'occasion cocasse de nous amuser tous les soirs des wasuremono (objets perdus) de Julien. Chaque chambre propose une télévision trente-six centimètres qui retransmet sept chaînes, ainsi qu'un VCR, le magnétoscope japonais. Bonus pour les lève-tôt : la vue imprenable sur le mur d'en face situé à moins d'un mètre de la fenêtre. Peu romantique, j'en conviens.

Toilettes et lavabo sur le pallier, douches individuelles au rez-de-chaussée malheureusement fermées entre 22h et 6h, tout petit sentô à disposition de 17 à 20h, cuisine d'une propreté plus que douteuse… le confort n'y est pas, mais qu'importe, nous ne resterons à l'hôtel que pour dormir et nous laver. Et ce ne sont pas les dialoguistes lève-tôt, les Suédoises aigries ou la femme de ménage qui traîne des pieds exprès devant ma porte (j'en suis intimement convaincu !) qui nous feront changer d'avis.

Bien vite, donc, après avoir réglé nos chambres pour la durée du séjour, posé et déballé nos valises, et humé l'odeur peu printanière des toilettes mythiques du New Koyo, nous décidons de sortir un peu et de visiter notre premier Japon, celui de Minowa ! Quelques mètres sous la pluie suffisent à nous faire entendre qu'un monde différent nous accueillera pendant deux semaines. Celui des conbini, des écolières en uniformes et de la discipline. Celui du jeu vidéo et de la technologie. Celui de la nature et de la sérénité. Celui qu'on aime et dont on rêve depuis si longtemps… LE VRAI JAPON !

Au programme de samedi prochain, la visite de Akihabara, de Mitaka et du Musée Ghibli. En plein dans ma précédente description ! D'ici là, portez-vous bien.

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Commentaires

manga54
12 Novembre 2005
19:42

Je suis moi aussi allé dans cet hotel et c'est vrai qu'il faut etre peu regardant sur le confort mais qu'importe, le principal etant d'etre au Japon je suis allé aussi au juyoh qui est pas loin du new koyo mais qui est nettement plus confortable

uropias
23 Juillet 2011
22:15

Je suis allé au Japon 5 fois déja et 5 fois par Tokyo.
Et à chaque fois, je descends pour au moins une nuit dans cet hotel.
- Le prix est imbattable (la 1° fois, j'y suis resté 2 semaines ca aide),
- le quartier est (tres) bof mais tres bien situé : proche de Ueno (gros noeud de transports en commun comme Chatelet les Halles) et de Akihabara (on se refait pas).
- Un autre plus est le magasin de Ramen à coté de Minowa (à 300m de la station direction l'hotel, facade en bois et mobilier en bois, 3 tables et un bar pour manger) : je l'ai trouvé tres bon et ma femme, japonaise, l'a plus qu'adoré egalement
- L' amabilité du staff en general, l'equipe change souvent avec beaucoup d'etrangers.
En negatif,:
ca coute 2700 Y donc oui les chambres sont ridiculement petites,
la cuisine... au prix du bento au combini du coin, on l'oublie vite
l'odeur des toilettes : je confirme. Une experience à vivre
les douches ont le strict minimum

MAIS voilà, j'y suis retourné 4 fois en connaissance de causes et j'espere y retourner un jour.
Quand on est à Tokyo, l'hotel on s'en fout, c'est la ville dont il faut profiter.

03 Janvier 2015
10:59

C'est marrant je reste vraiment adepte de l'appartement, tellement plus sympa et plus tranquille...

Cependant le prix n'est pas le même mais on trouve des appartement a 500e pour 7 nuits en plein shibuya donc ...

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