Devenir traducteur français / japonais sans diplôme : possible ?

28 réponses

Bonjour,n'ayant aucun diplôme mais voulant absolument vivre au Japon,je me suis posé une question "pourquoi pas devenir traducteur" mais est-ce possible de l'être sans diplôme spécialisé dans la traduction ?
Vu que je n'ai pas les moyens de me payer des études pour obtenir dans ce domaine,j'aimerais savoir s'il y a parmis cette communauté qui pourrais me répondre,merci.

Question intéressante ?
4.8/5 (5 votes)
Cette question et les réponses ci-après sont proposées par la communauté des Kanpai-chan dans le cadre du module Kotaete. Elles ne reflètent pas nécessairement le point de vue de la rédaction de Kanpai.

Kanpai vous suggère également ces articles

Réponses à la question

07 Novembre 2014
18:41

Le métier de traducteur n'étant pas "protégé", n'importe qui peut développer une activité dans ce domaine et proposer ses services, mais probablement qu'en freelance. Personne ne prendra le risque d'embaucher un inconnu sans diplôme, à mon avis. Il faut d'ailleurs souvent des références.
C'est un métier très difficile pour gagner sa vie en travaillant en freelance. Mieux vaut avoir une spécialité et des compétences, du vocabulaire étendu, etc. dans des domaines précis (sciences, techniques, mode, ... pour des documents juridiques, je pense aussi qu'il faut être assermenté)

saturne58
07 Novembre 2014
18:49

Bonjour.digression mais sur le m^me thème:moi je ne souhaite pas devenir traducteur mais simplement faire des traductions de qualité. Comment s'y "prendre"?(Tout d'abord je suppose une maîtrise parfaite de ma langue natale et donc lire un peu de tout?

Gyakuu
07 Novembre 2014
18:51

Ouais j'ai fais une recherche et j'ai trouvé que sans diplôme on pouvait travailler en finance,et pour l'instant c'est le métier qui a l'air de plus correspondre à mes désirs.
Bon beh je vais continué mon apprentissage de la langue japonaise,et dans 5 ou 6ans j'aurais peut être le niveau de maîtrise nécessaires pour ça.

07 Novembre 2014
19:05

Amicalement et sans rien connaître au sujet, pour plus de crédibilité je te proposerais pour commencer d'améliorer ton français.

Anaïs
07 Novembre 2014
19:07

Je suis traductrice de l'anglais au français, et je peux te dire que pour être traducteur :

1: il faut avoir un très bon niveau en japonais (dans ton cas), c'est-à-dire savoir reconnaître certaines nuances, être imprégné de la culture japonaise...,
2: il faut également avoir un très bon niveau en français,
3: si tu n'as pas de diplôme, alors il te faudra partir au Japon et vivre là-bas durant plusieurs années parce que le japonais, ce n'est vraiment pas simple du tout !! Il va falloir compenser... On ne devient pas traducteur en un claquement de doigts. Il faut pas mal d'expérience et si possible se spécialiser (technique, médical par exemple).

Pourquoi ne pas faire des études de traduction au Japon ?

Bon courage pour la suite !

07 Novembre 2014
19:12

Si je vous ai répondu, c'est que j'avais une activité de traductrice freelance (profession libérale) dans le domaine de l'électronique essentiellement grâce à des contacts (et des références) en réseautant via mon métier de journaliste technique dans ce secteur.
Par ce biais, j'ai rencontré beaucoup d'autres traducteurs, et notamment des traducteurs japonais-français (et inversement). C'est pourquoi je peux dire que c'est très difficile. Il y a une foule de gens qui se pressent au portillon. Des étudiants en particulier font de la concurrence aux traducteurs diplômés ;-) En emploi ferme, dans des boîtes de traduction, c'est en outre mal payé (c'est mon expérience, j'ai fait quelques traductions en sous-traitance par ce biais), et même en freelance, les donneurs d'ordres rechignent et négocient sur les devis. En France. Il m'est arrivé qu'on me dise, pour une traduction en urgence, style 10000 mots pendant le weekend ;-), que le traducteur "habituel" demanderait la moitié ... eh bien, demandez-lui, que j'ai répondu !

Il y a aussi la problématique du statut juridique.
En France, il est possible de travailler comme traducteur soit 1) en profession libérale avec déclaration au centre de formalités des entreprises (Urssaf) avec toutes les paperasses et charges que ça comporte (il faut déjà engranger un certain chiffre d'affaires pour que, financièrement, ça vaille le coup), soit 2) avec un statut d'auto-entrepreneur (plus facile, mais limité il me semble en chiffre d'affaires, et aucune possibilité d'amortissement du matériel qu'il faut acheter, ordi, logiciels, etc), soit 3) par le biais du portage, avec des sociétés spécialisées qui facturent ton client (mais ces sociétés ne t'apportent pas d'affaires) et te font ensuite une fiche de paye de salarié avec toutes les charges (maladie, retraite, etc), le tout en échange d'un pourcentage du montant de la mission de traduction, c'est simple, clair et net mais assez coûteux ... sur un devis négocié à un certain prix, il te reste au final environ la moitié.
Il y a peut-être encore d'autres statuts possibles.
Hors France, je ne sais pas.

07 Novembre 2014
19:24

D'accord avec Anaïs.
En général, la traduction se fait au mieux vers sa langue maternelle.
J'ai fait des études de japonais, et j'ai une longue pratique de la langue (plus de 20 ans).
J'ai fait quelques traductions du japonais vers l'allemand et inversement de l'allemand vers le japonais, uniquement à la demande de sociétés japonaises, par exemple des interviews de responsables japonais parus dans la presse allemande (oui, je suis "plurilingues"), mais dans le 2e cas j'ai toujours demandé à une autre traductrice, de langue maternelle japonaise, de revoir les textes. Dans la traduction allemand<->japonais, y a moins de concurrence ;-)

Gyakuu
07 Novembre 2014
22:46

Gyoza,sans vouloir être impoli je m'en fou de ce que vous pensez,car oui j'ai posé cette question hier tard dans la nuit et j'avais bu.
Non,ne vous inquiétez pas j'ai un très bon niveau en français,certes je me permet de faire quelques erreurs d'orthographe ou de syntaxe sur internet car c'est pas un lieu où je vais me prendre la tête à relire mes messages avant de les envoyer et que j'écris vite sur mon clavier sans vraiment regarder,donc merci pour votre remarque mais vous pouvez vous la garder,amicalement bien sur. ^^

Anais je le sais que c'est pas simple de parler parfaitement le japonais,mais je vois ça comme un projet dans plusieurs années,je sais qu'on ne peut pas être un parfait traducteur du jour au lendemain.
En tout cas merci,je vais me renseigné pour des études de la langue au Japon.

Anaïs
08 Novembre 2014
01:21

De rien :)

08 Novembre 2014
00:56

La plupart de traducteurs travaillent en freelance de nos jours, si tu veux vraiment vivre au Japon alors dirige toi plutot vers le metier d'interprete (qui est totalement different du metier de traducteur), il y a beaucoup plus de portes ouvertes.
Dans mon entreprise qui employe pourtant plus de 1500personnes, il y a 4interpretes a temps plein mais aucun traducteur.
Les interpretes "traduisent" grossierement les choses qui ont simplement besoin d'etre comprises. Pour prendre un exemple recent, un mail interne concernant la vaccination des employes contre la grippe, pas besoin d'un traducteur pour juste dire "lundi prochain rendez vous au 1er etage pour vous faire vacciner, n'oubliez pas de prendre votre temperature le matin et de la noter sur la fiche medicale", une simple interpretation du message suffit, on peut meme se permettre d'enlever des parties non importantes du message.
Pour tout ce qui a besoin de la precision d'une traduction professionelle comme les contrats, les publications juridiques, les brevets et les white papers, nous faisons appel a des freelance.

C'est pareil dans la majorite des societes, les freelance coutent moins chers et sont beaucoup plus efficaces. Un traducteur interne doit traduire un peu de tout en fonction des besoins alors qu'un freelance se specialise dans un ou deux domaines.
Un freelance produira un travail de meilleure qualite plus rapidement qu'un interne qui restera un generaliste par la force des choses.

08 Novembre 2014
18:25

S'il y a plus de portes ouvertes pour les interprètes que pour les traducteurs, c'est quand même un métier plus difficile. Enfin, à mon sens ... j'ai dû faire l'interprète une fois dans ma vie, au pied levé, parce qu'on le m'a demandé sur une exposition. C'était en Allemagne. Pouh, je ne sais pas si les "clients" étaient contents , en tout cas ils avaient l'air de comprendre ce que je leur racontais mais, moi, j'étais épuisée et ça n'avait duré qu'une 1/2 heure !

Enfin, sur l'interprétariat, je relate une expérience personnelle : je crois avoir écrit quelque part que je suis journaliste ... donc, lors d'un de mes reportages au Japon alors que j'étais moi-même encore débutante en japonais, une société (dont je tairais le nom) a demandé explicitement que je vienne avec un interprète. J'ai donc cherché et obtenu le nom d'un interprète qualifié (il travaillait notamment pour l'ambassade de France) qui m'a gentiment accompagné ... et au bout d'un quart d'heure d'entretien, mes interlocuteurs japonais et moi-même avons "switché" pour l'anglais et mon japonais approximatif parce que l'interprète, justement, ne traduisait que "vaguement" .. en fait, je ne comprenais rien du tout. Il faut dire que c'était un entretien/interview très technique. L'interprète nous ajuste coûté très cher, pour rien. Moralité : là aussi, il faut bosser pour acquérir des compétences, un vocabulaire sur des thèmes porteurs pour s'assurer un avenir professionnel.

09 Novembre 2014
07:38

Je vois dans votre profil que vous vous specialisez dans les energies renouvelables donc ma question est: cet interprete etait il lui meme un specialiste du sujet?
Si oui, alors il faut qu'il change de metier, si non, vous avez la source du probleme.
Tous les traducteurs se specialisent, c'est pareil pour les interpretes (et pour les journalistes aussi d'ailleurs). Si je dois faire traduire un texte legal, j'ai plus confiance en quelqu'un qui a une licence en droit et qui a appris le japonais en autodidacte qu'en un traducteur qui a juste son diplome de traduction.

Quand a savoir ce qui est plus difficile entre la traduction et l'interpretation, personnellement, j'ai plus facile a faire de l'interpretariat que de la traduction. Aucun des deux n'est mon metier mais ca m'arrive d'en faire quand il faut interpreter en francais (on a juste des interpretes pour l'anglais et le chinois) ou quand il faut traduire quelque chose rapidement (tout est tellement procedurier la ou je bosse qu'il y a des temps de latence enorme entre une demande et sa realisation).
Si c'est plus difficile pour vous, c'est que votre registre de competences est plus adapte a la traduction qu'a l'interpretariat, tout simplement.

On devie du sujet principal mais ca reste un developpement interessant.

saturne58
08 Novembre 2014
10:57

Merci à tous et à toutes mais je réitère ma question:même sans vouloir devenir traducteur, comment améliorer la qualité de la traduction tant en "version " qu'en "thème"? Pour avoir un vocabulaire large et adéquat,je suppose qu'il faut lire revues et ouvrages dans différents domaines dans sa langue maternelle?

En espérant une réponse
merci par avance

Anaïs
08 Novembre 2014
12:12

Saturne58, effectivement, il faut lire de tout : revue, roman, journaux... La grammaire française est plutôt complexé donc ne pas hésiter à faire des recherches quand on a un doute. Après, tu peux toujours t'exercer en essayant de traduire des extraits de texte ou bien des articles (qui sont déjà traduits) et tu te corriges. En fait, pour s'améliorer, il faut s'exercer, tout simplement.
Si tu as d'autres questions, n'hésite pas !

Anaïs
08 Novembre 2014
12:14

*est plutôt complexe (pas complexé... Merci la tablette) :p

saturne58
08 Novembre 2014
17:27

Merci Anais.J'ai fait une erreur technique ma question est posée plus bas, sur des liens de textes traduits.
Cordialement

08 Novembre 2014
18:31

Oui, il faut lire des livres, des magazines, des articles, regarder des documentaires, aller sur des expositions, etc., du secteur de compétences qu'on aura choisi pour acquérir du vocabulaire et se faire des contacts et, surtout, pour rester au courant des nouveautés, de l'actualité dans ce domaine.
L'apprentissage ne s'arrête jamais.
Pour le Japonais, je ne crois pas qu'on puisse s'inventer traducteur (ou interprète) en autodidacte, même en allant vivre dans le pays, il faut vraiment faire des études, pas forcément d'école de traducteur/interprète.

Bisounours
08 Novembre 2014
14:37

Eh oh, on se calme un peu, Gyoza eater n'a fait qu'une remarque que je trouve assez polie sur un état de fait constaté. Le fait que vous précisiez "amicalement" ne change rien à l'impression finale de votre message, donc digérez votre gueule de bois pour commencer.

Ensuite pour continuer dans la lignée des autres (je fais de la traduction), plusieurs choses à savoir :

- La traduction se fait TOUJOURS vers la langue maternelle. A moins d'avoir un niveau incroyable en japonais
-Vous ferez face à plusieurs choses : Les personnes étant traducteurs en freelance, payés au ras des pâquerette à l'arraché par des entreprises qui veulent du rendement. Auquel cas il vous faudra avoir un autre boulot a coté, car ce n'est pas évident d'en vivre.
-Si vous voulez en vivre il va falloir... Déjà des références et compétences vraiment avérées et recommandées, ce qui me semble invraisemblable en l'état actuel des choses vu que vous avez l'air de dire que vous ne parlez pas japonais. La maîtrise de langue requiert d'être sur place c'est un fait et cela demande ENORMEMENT de travail et il me semble vraiment rapide de dire qu'on va maîtriser dans 5 ou 6 ans alors qu'il est si facile d'abandonner.

Je ne veux pas être pessimiste, loin de là, mais les complications sont telles... N'oubliez pas que dans 5 6 ans le marché de la traduction va être si concurrentiel qu'on ne peut pas compter dessus. Il suffit de voir les sites ou pour 5 euros on peut payer un algérien bilingue pour faire ce qu'on ferait pour 30 euros, avec la même qualité. En effet le cours de la monnaie fait que pour eux c'est énorme. J'ai vu beaucoup ces choses se développer ces temps-ci et croyez-moi il me semble impossible que votre présence au Japon face la différence à ce niveau face à des compagnies qui décentralisent si je me fie à mon instinct mais je peux me tromper.

Si malgré tout vous vous orientez par là : 5-6 ans est le minimum d'étude du Japonais, et il faudra peut-être aussi vous orienter vers de la traduction oral en temps réelle, ce qui me semble plus raisonnable. Je n'ai pas l'impression que la traduction ait un avenir radieux malheureusement, à part à un niveau très pro, ce qui va vous prendre un temps fou.

J'espère ne pas avoir été trop pessimiste, mais si c'est pour vivre au Japon que vous voulez faire tout ça et si vous voulez avoir une chance d'avoir une entrée : Informatique, business sont les secteurs qui ouvrent les portes.

En plus vous n'avez pas les moyens comme vous dites... Les difficultés ne sont pas insurmontables mais vous allez en baver et je crois qu'on sera tous d'accord la dessus

08 Novembre 2014
16:01

Quand vous dites qu'il faut vivre sur place pour etre un bon traducteur, je pense que vous melangez traduction et interpretariat. Ca se confirme lorsque vous parlez de "traduction orale en temps reel", qui n'est rien d'autre que de l'interpretariat, metier totalement different du metier de traducteur, le seul point commun etant qu'ils demandent de connaitre 2langues.

L'interprete se doit d'avoir un vocabulaire riche et d'etre en permanence en contact avec le langage oral. Lorsqu'il travaille il est seul avec son cerveau comme seul outil, il ne traduit pas, il permet une communication d'idees entre deux personnes et il doit le faire instantannement. Il doit aussi pouvoir parler dans les 2langues et etre capable de synthetiser et de memoriser en temps reel ce que l'interlocuteur dit avant de le retranscrire dans l'autre langue.

Le traducteur, lui, a des outils a sa disposition (dictionnaires, cat tools) et du temps. Les textes qu'il traduit sont ecrits dans un style totalement different du langage oral et il n'a pas besoin de savoir parler correctement la langue qu'il traduit, la comprendre suffit. Il doit aussi retranscrire le style d'ecriture d'une langue vers l'autre. La plus grande qualite d'un traducteur est sa capacite a ecrire correctement dans sa langue maternelle et il a tout interet a reste dans son pays pour conserver ce patrimoine qu'est sa langue maternelle.

Beaucoup de traducteurs ne sont pas parfaitement bilingues alors que c'est tout simplement impensable pour un interprete, les deux metiers ne sont pas interchangeables et tres rares sont les professionnels qui cumulent les deux, j'irais meme jusqu'a dire qu'ils sont inexistants, les gens cumulant les deux sont comme des imprimantes-scanner, 2 machines mediocres en 1.
Dans un cas comme dans l'autre, etre bilingue ne suffit pas pour devenir traducteur ou interprete, il y a tout un tas d'autres talents a developper et ca prends du temps.

Les traducteurs freelance mal payes sont ceux qui se laissent faire. Il y aura toujours des societes pour abuser et certaines ne le font pas volontairement, parce qu'elles ne comprennent pas le metier de traducteur. C'est au freelance d'eduquer ses clients, de lui faire comprendre que la traduction, c'est plus que convertir des mots d'une langue vers une autre et de ne pas se vendre au rabais.

Quand a la decentralisation, c'est une vaste blague. 5euros, c'est a peu pres le prix que demande un VRAI professionnel pour une ou deux phrases (environ 20-25cents le mot ou 15-18cents par kanji/kana).
Toutes ces agences indiennes et algeriennes qui proposent des traductions a 3cents le mot et pretendent se specialiser dans tous les domaines ne sont pas dignes de confiance. Si ca ne me derangerait pas d'employer leur service pour faire traduire un simple mail interne, je n'ose pas imaginer la qualite d'une traduction d'un texte legal ou pire, d'un texte medical faite a ce prix la ainsi que les consequences d'une erreur/approximation de traduction dans de tels domaines.
Je ne dis pas que les algeriens et les indiens traduisent moins bien, je dis juste qu'un indien specialiste des traductions legales/medicales sera suffisamment intelligent que pour comprendre qu'il a un talent qui se monetise et alignera ses prix sur les prix du reste du monde plutot que de se lancer dans une guerre des prix inutile ou de travailler pour une agence qui paye des tarifs ridicules.

Bisounours
09 Novembre 2014
01:25

SBR, Au fond nous sommes d'accord mais quelques précisions :

Quand je dis il faut être sur place, je parle de l'apprentissage même de la langue, pas pour travailler, car comme vous dites des freelances sont facilement employés. Bien sur on peut apprendre le japonais sans être sur place, mais je ne suis pas convaincu de la qualité de l'apprentissage.

Je connais tout à fait la différence avec l'intérprétariat, d'ailleurs ce que vous dites la-dessus par la suite est tout à fait vrai.

Les gens se "laissent faire". Vous avez raison aussi, ceci dit il me semble qu'au Japon, bien des gens se "laissent faire" par peur de de perdre leur place, dans un pays ou i lest dur d'avoir un visa de travail.

Quant au dernier point, sur les entreprises étrangères, effectivement la qualité est moindre c'est un fait que l'on ne peut nier, ceci dit je reste persuadé qu'une bonne partie du travail que Gyaku "s'envole" à cause de cela, car les premiers travaux qu'il obtiendra seront je pense de ce niveau. Mais je peux me tromper.

Pourquoi je dis ça ? Parce que l'on parle beaucoup de freelance, travail à la maison, etc... Mais comme il le disait : Il veut travailler au Japon et il lui faudra donc un travail qui donne un visa, et donc toutes ces histoires de freelance etc ne s'appliquent pas. Voilà aussi pourquoi j'ai évoqué le métier d'interprète.

09 Novembre 2014
06:45

Je fais partie des gens qui sont convaincus qu'apprendre une langue est bien plus efficace en restant chez soi qu'en allant vivre dans le pays.
La seule vraie difference entre etre chez soi ou au Japon, c'est l'acces a la langue mais de nos jour, internet nous donne acces a tous les livres, emissions et partenaires linguistiques qu'on desire sans bouger de chez soi.
Apres 14ans au Japon, je suis en bonne position pour constater que l'immense majorite des gens qui viennent vivre au Japon sans parler le japonais ne s'ameliorent que tres peu, meme apres plusieurs dizaines d'annees sur place.

Les seuls qui s'ameliorent sont ceux s'investissent dans l'apprentissage, ceux dont la motivation est sans faille. Ces gens la n'auraient pas besoin de vivre au Japon pour apprendre le japonais, etre au Japon ne leur apporte pas de boost significatif, j'irais meme jusqu'a dire que vivre au Japon est un frein a l'apprentissage.

En allant au Japon sans parler japonais, on passe de rien a tout directement, il n'y a pas d'etapes qui permettent d'apprendre progressivement et ca force les nouveaux venus a demander de l'aide a des bilingues pour leurs demarches administratives, chercher un appartement, ouvrir leur compte en banque, chercher des informations disponibles uniquement en japonais, aller se faire couper les cheveux, etc..
Tout apprentissage n'est qu'une reponse a un besoin, en vivant au Japon sans parler japonais, on constate vite qu'on n'a tout simplement pas besoin de parler japonais pour se debrouiller et qu'il est bien plus efficace de demander de l'aide a un bilingue que de prendre le temps pour apprendre le japonais soi meme.

Il ne faut pas un mois pour connaitre toutes les phrases des vendeurs et savoir quoi leur repondre, quand aux situations qui necessitent plusieurs annees d'aprentissage, elles sont suffisament rares que pour pouvoir compter sur l'aide d'un bilingue le moment venu.
Les situations intermediaires qui permettraient d'evoluer progressivement sont quasiment inexistantes, 99% du temps on est soit dans la situation "ca fait 1983yens, vous voulez un sac?", soit dans la situation "On dirait que l'apectomie de la 26 ne s'est pas tres bien passee, vous faites de la recession parodontale qui va necessiter de realiser une greffe de tissus bucal".
Un exception a la regle vient de quand on a un enfant, c'est une bonne opportunite pour apprendre en meme temps que lui mais bien entendu, les parents preferent systematiquement en faire un enfant bilingue plutot qu'un enfant unilingue qui permettrait a son pere d'apprendre le japonais.

Bisounours
09 Novembre 2014
13:33

Quoiqu'il en soit l'auteur veut venir habiter ici donc au final ... ^^

Je trouve ton avis intéressant même si je ne le partage pas vraiment, c'est vrai que j'ai beaucoup d'amis qui sont ici depuis longue date et je connais les deux cas :

Ceux qui ont un niveau (très) bas, même en habitant depuis un certain temps
Et ceux qui ont réussi à atteindre un tres bon niveau

Pour les premiers je suis forcé de constater que tout est assez lié, ce sont bien souvent ceux qui ont aussi abandonné : recherche d'emploi, développement personnel, apprentissage de la langue etc... des gens qui abandonnent facilement en gros. Donc je suppose que cela ne concerne pas que le japonais.
Par contre c'est vrai que je trouve qu'au Japon les gens se laissent décourager VRAIMENT très vite.

Pour ce qui est de la banque, coiffeur etc.. Quand j'avais un bas niveau je n'ai jamais fait appel à quelqu'un ni à des bilingues, je suis persuadé qu'on peut tout de même apprendre sur le tas en se forçant la main, pareil en allant chez la belle famille. C'est vraiment dans ces situations que j'ai forgé mon japonais.

Comme la traduction c'est du texte uniquement, je peux comprend effectivement que certains puissent y arriver seulement depuis la maison, mais comprendre certains contextes liés au Japon de tous les jours je ne suis pas certain, et je crois (peut être naïvement) que l'expérience au pays est un plus dans la qualité de traduction et contextualisation.

Pour les enfants c'est tout à fait vrai, et je pense à mon tour en élever un bilingue. Ceci dit je suis surpris pas le nombre des talents "half" japonais qui ne maîtrisent que le japonais.

09 Novembre 2014
23:11

L'experience sur place est un plus dans le cas de traductions ou la connaissance de la culture du pays est importante, ce qui represente une minorite infime.
La majorite des traductions commandees par des entreprises sont des traductions techniques, legales ou des brevets.
La traduction d'oeuvres litteraires et de mangas (la ou la connaissance de la culture est importante) ferait passer l'histoire de l'art pour une terre d'opportunites tellement le rapport traducteurs/boulot disponible est enorme.

Felicitations de faire partie des rares qui ne se laissent pas tenter par la solution de facilite. Je pense aussi qu'on peut apprendre en se forcant la main, ca rejoint d'ailleurs ma pensee sur le fait que tout processus d'apprentissage n'est qu'une reponse a un besoin. En se faisant aider, le besoin disparait.
Ouvrir un compte en banque, c'est relativement facile par contre le coiffeur, ca a du etre l'enfer, non? C'est incroyable le nombre de mots qu'il faut connaitre quand on veut se faire faire une coupe autre qu'une coupe militaire.

Pour en revenir a l'auteur, je pense que si il veut se diriger vers la traduction pour vivre au Japon, c'est parce qu'il pense que pour etre traducteur il suffit de parler japonais, la ou un autre metier necessiterait de parler japonais ET de faire des etudes supplementaires.
En gros, je pense qu'il voit la traduction comme une sorte de raccourci permettant de faire d'une pierre deux coups pour aller vivre au Japon.

Bisounours
11 Novembre 2014
13:15

Eh bien croyez le ou non... j'ai eu plus de difficultés à ouvrir le compte que réussir ma coupe chez le coiffeur. En fait des photos aident pas mal, mais ils posent quand même beaucoup de questions. Si on a les expressions : mi-long, a peu près comme ça, plus long, je pense que l'on peut s'en sortir. Le coiffeur m'a rassuré avec un sourire et disant "japanese pride" ca avait été comme une lettre à la poste.

Pour le compte bancaire c'était plus dur... quelques mots assez techniques.

Pour l'auteur ça peut être une solution en efffet, pourvu que sa motivation le mène au bout, là ca serait le challenge réel ;)

saturne58
08 Novembre 2014
17:26

@anais;merci .
As-tu quelques liens de textes originaux japonais traduits en français? J'ai acheté "Kyôtô" de Kawabata traduit par Philippe Pons (au départ journaliste ayant été formé à Sciences-po) mais je ne sais pas quels pages ou paragraphes associés à l'original japonais...

Anaïs
08 Novembre 2014
20:34

Malheureusement... je ne sais pas quelles pistes te donner.. Essaie de voir avec une école de japonais à Lyon ou à Paris (ou autre). Essaie de voir si certaines personnes inscrites dans des forums peuvent t'aider. Je n'ai pas appris le japonais.. Moi pour l'anglais, je m'exerçais avec des bouquins (romans par exemple), des sites internet (d'un office du tourisme, aéroport...). Concernant le japonais, je suppose que les ressources sont plus rares..mais je peux me tromper.

saturne58
08 Novembre 2014
22:17

Merci Anais.Sinon pourl 'anglais, que je dois encore améliorer, y-a-t'il des sites avec des textes originaux puis corrigés?

Anaïs
09 Novembre 2014
19:55

Saturne58, pourquoi pas les sites d'organisations internationales ? Ils sont souvent traduits en plusieurs langues.

Ajouter une réponse
Pour en apprendre plus sur le Japon, consultez les eBooks Kanpai

Avec toutes ses spécificités, le Japon est une destination un peu à part. Préparer son voyage peut s’avérer compliqué et l’on se retrouve parfois un peu perdu(e).

Fort de plus de 10 ans de voyages au Japon, l’auteur livre ici toutes les informations à connaître pour organiser votre séjour au Japon dans les meilleures conditions, de la préparation à l'arrivée sur place, en passant par la sélection des visites jusqu'à la constitution de votre itinéraire.

Les deux systèmes syllabaires appelés "Kana" sont à la base de l’écriture nippone et il est indispensable de les connaître sur le bout des doigts pour commencer à lire et écrire le japonais.

C’est pourquoi nous avons souhaité développer notre propre méthode précise et complète, qui vous permettra d’apprendre les Kana japonais rapidement et de bien les retenir sur le long terme.