Un an après le tsunami du 11 mars 2011…

Photos et vidéos du séisme et crise nucléaire à Fukushima, Sendai

Le 11 mars 2011 à 14:46 (heure japonaise), un gigantesque séisme de magnitude M9.0 sur l'échelle de Richter a eu lieu au large du Tôhoku, au nord-est du Japon. Ce tremblement de terre a créé une vague d'une hauteur atteignant jusqu'à près de quarante mètres, qui est venue s'abattre sur les côtes autour de la région de Sendai (voir la carte du Japon). Cette vague a endommagé l'alimentation des centrales nucléaires de Fukushima, à 250km au nord de Tokyo, laissant échapper des déchets radioactifs et des rejets nucléaires.

Un an après, la catastrophe du 11 mars compte officiellement 15.848 morts, 3.305 disparus et 341.411 personnes évacuées en attente de relogement. Le gouvernement japonais a estimé le coût matériel de la reconstruction, suite aux passage du séisme et du tsunami, à 25 mille milliards de Yens, soit environ 230 milliards d'Euros. Cela devrait prendre plusieurs décennies ; il restera ad vitam des zones inhabitables autour de la centrale. Le ministère de l'environnement a indiqué que la préfecture de Miyagi, la plus touchée, avait entassé 15,69 millions de tonnes de débris, équivalents à 19 années de déchets.

A ce jour, il n'y a plus que deux réacteurs nucléaires en service au Japon. Le Japon aura su sortir du nucléaire en un an.

Je ne vais pas écrire de long discours sur cette tragédie. Ni sur la force des Japonais dans l'adversité. Ni sur le traitement des médias occidentaux face notamment à la radioactivité. Ni sur la nécessité pour les étrangers de relancer l'économie touristique en continuant à voyager au Japon. Si vous lisez Kanpai régulièrement, vous connaissez mon avis sur toutes ces questions, en particulier à travers les articles écrits sous les tags "séisme / tsunami" et "nucléaire" .

Je veux plutôt vous proposer différents angles de reportage et de réflexion, d'abord en photos puis en vidéos.

La série de photos qui suit montre des clichés avant / après : des photos prises au même endroit, juste après le passage du tsunami, puis début 2012 après l'effort de reconstruction (via et via).

Ensuite, une sélection de quatre vidéos autour du 11 mars.

D'abord, la montée des eaux qui engloutit en quelques minutes la ville de Kessennuma :

Puis un relevé de tous les tremblements de terre ressentis au Japon pendant l'année 2011 (notez qu'il existe également une vidéo similaire, mais à l'échelle du monde) :

Ensuite, un happening poignant réalisé par un artiste japonais sur la place du nucléaire dans le monde (voici le site officiel de leur organisation humanERROR Parade) :

Et enfin, un documentaire d'une heure par la BBC qui recueille les témoignages d'enfants sur le séisme et le tsunami :

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Commentaires

Reynald Weislo
09 Mars 2012
13:08

Merci pour cet article Gaël,
il ne faut surtout pas oublier.
Par contre regarder encore ces photos et vidéos de cette catastrophe qui a en fait démarrée le 9 par un tremblement de terre( le 1er) reste dur a revoir, alors je m'en passerai.
Merci pour tous tes articles consacrés à ce maudit jour.
Si tu le permets, je mets ici le lien pour faire un don, directement à la croix rouge Japonaise.
http://www.google.co.jp/intl/en/crisisresponse/japanquake2011.html
Moi aussi, j'y pense beaucoup à ces un an déjà.
https://www.facebook.com/profile.php?id=1798956177

popi soudure
09 Mars 2012
13:33

" des vagues de 40 m " ? La vous exagérez ..... Ce qui n ' enléve en rien l ' horreur de ce que fut cette catastrophe .....

Fabien75
09 Mars 2012
13:37

Oui en effet, la hauteur maximum de la vague était entre 23 et 24 mètres

Gunter
09 Mars 2012
13:38

En plus d'avoir envoyé de l'argent directement à la Croix Rouge Japonaise, on n'a surtout pas hésité à continuer nos voyages là-bas afin que l'argent des touristes continu de les aider. (à l'été 2011 et il y a 3 semaines on y était.)
Et pour cet été, je suis entrain de commencer à préparer.

Reynald Weislo
09 Mars 2012
13:49

Yes Gun !!!

09 Mars 2012
13:46

@popi soudure @Fabien75 :
37,9 mètres de haut à Iwate selon les chercheurs de l'Université de Tokyo.
Source : http://outreach.eri.u-tokyo.ac.jp/eqvolc/201103_tohoku/tsunami/
(en anglais : http://www.japantimes.co.jp/text/nn20110404a6.html)

Et gaffe à la citation, popi soudure : je n'ai pas écrit "des vagues de 40 m" mais "une vague d’une hauteur atteignant jusqu’à près de quarante mètres" ;-)

Marine
09 Mars 2012
13:55

Les deux premières vidéos sont particulièrement impressionnantes. J'en suis toute retournée... ! On ne peut pas imaginer le cauchemar qu'ils ont du vivre. Mais ça n'enlève en rien ma profonde envie d'y aller. Très probablement cet été, pour la première fois. :)

Association Kibô-Promesse
09 Mars 2012
14:12

"Je ne vais pas écrire de long discours sur cette tragédie."
Vous devriez, il est extrêmement dommage que les blogs Japon ne l'ai pas suffisamment fait en 2011. Notamment parce que commémorer cet instant est important. Vous le faites à votre façon, il aurait été intéressant que vous développiez. Si nous n'en parlons pas suffisamment maintenant, quand le feront nous?

"Ni sur la force des Japonais dans l’adversité. "
Force ou mutisme, honne ou tatemae, sérénité ou malaise? Les japonais ne sont pas tous conscients, mais les mères qui veulent protéger leurs enfants depuis mars 2011 sont certainement celles qui le sont le plus, les liquidateurs de Fukushima aussi. Quant à ceux qui habitent loin de Fukushima et des régions dévastées, il n'est pas rare, même à ce jour, de voir des japonais faire du déni de réalité. Mais ailleurs dans le monde, c'est la même chose: il existe encore des individus capables de faire du déni. C'est si rassurant de s'auto-convaincre que "ce n'est peut-être pas si grave, après tout"...

"Ni sur le traitement des médias occidentaux face notamment à la radioactivité. "
Quels traitements? Nous avons surtout constaté qu'il n'y en avait pas ou trop peu relatant sur Fukushima dans les médias officiels. On appelle cela le blackout médiatique. Les rares fois où les médias en ont parlé, après que le choc post accident soit retombé, sont ceux qui se sont dit être "rassurés" après avoir bien sûr minimisé les faits. Mais les résultats scientifiques seront là pour faire toute la lumière sur la vérité. Nous éviterons évidemment de répéter les mêmes erreurs qu'à Tchernobyl : mensonges, désinformations, camouflage...cette fois, nombreux sont ceux qui luttent pour témoigner, mesurer, analyser, prouver.

"Ni sur la nécessité pour les étrangers de relancer l’économie touristique en continuant à voyager au Japon."
Dans ce cas, il faudra clairement leur dire que voyager dans le Tôhoku comporte de grands risques, mais aussi se responsabiliser en prévenant convenablement que la chaîne alimentaire est contaminée et qu'il est alors important que les gens le sachent. C'est un devoir sanitaire, moral, éthique, évident que d'informer à ce sujet.

Au fond, nous n'en sommes qu'à "1 an après". Dans 20 ans malheureusement nous en reparlerons encore, et le bilan sera évidemment bien plus lourds en victimes. Bien à vous.

09 Mars 2012
15:56

Merci pour ton message.

Mais merci également de ne pas oublier que j'ai publié de nombreux articles à ce sujet sur Kanpai dès le 11 mars 2011 et pendant toute l'année (et pas seulement pendant quelques semaines, avant de faire comme s'il ne s'était rien passé, comme beaucoup d'autres).
Les longs discours et tous ces sujets-là, je les ai déjà abordés à plusieurs reprises et tout le monde a pu et peut encore débattre à leur sujet. Ce n'était pas l'objectif de mon article aujourd'hui, en revanche les commentaires sont évidemment ouverts à toute discussion.
Quant au "traitement des médias occidentaux face notamment à la radioactivité", je parlais évidemment de la récupération politique qui a eu cours pendant de longues semaines après le 11 mars, et qui semble revenir en force, période pré-électorale en France oblige. Encore une fois, ce sujet a été débattu sur Kanpai et les commentaires sont toujours accessibles pour qui souhaite en discuter.

Je pense qu'il faut faire attention à ne pas faire de faux procès. L'idée pour moi avec cet article est de célébrer le triste anniversaire comme un hommage et, justement, une façon de ne pas oublier que ce qu'il s'est passé est loin d'être terminé. En témoignent les photos et vidéos de cet article, et tous les sujets abordés sur Kanpai dont les liens vers les pages "tag" sont accessibles d'ici-même.
J'ai déjà clairement dit ici qu'il était inenvisageable de voyager dans le Tôhoku. Quant à la chaîne alimentaire, je ne crois pas que les touristes qui passent quelques semaines au Japon soient les plus concernés par ce problème, dont on ne sait -d'ailleurs- presque rien (quelle qu'en soit la raison). Je ne vois donc pas l'intérêt de le matraquer à chaque nouvel article.
Je ne souhaite pas cacher ni faire un déni de (ce qu'on sait à ce jour de) la vérité. Toutefois, je fais partie de ceux qui pensent que ce n'est pas non plus en dramatisant que le Japon va voir le tourisme se relancer sur son territoire. Or selon moi, cela est tout à fait nécessaire, tant sur le plan financier que sur le plan humain.

Mes devoirs sanitaires, moraux et éthiques sont ma propre responsabilité sur Kanpai ; je t'encourage à présent à exécuter le tien, de devoir, en allant lire tout ce que j'ai écrit et que je continuerai d'écrire sur Kanpai au sujet du 11 mars 2011 et de ses conséquences ;-)

Association Kibô-Promesse
09 Mars 2012
18:18

Il semblerait que vous ne mesurez pas assez le fait que tous les lecteurs de cet article là, présentement, ne soient pas forcément des lecteurs assidus de Kanpai. Le commentaire précédent n'avait rien d'un jugement qui vous était personnellement destiné. Nous n'avons pas suffisamment de temps pour lire tous vos précédents articles et malgré le fait d'avoir parcouru vos précédents posts, les choses ne paraissaient pas forcément toujours très claires. Il n'est pas forcément évident pour un nouvel arrivant de s'y retrouver. Voilà pourquoi il nous a semblé constructif de donner notre avis. Nous sommes des veilleurs de Fukushima, et nous faisons notre part d'un travail acharné à informer bénévolement, et uniquement sur le Japon post Fukushima et l'actualité notamment sanitaire. Sur le fait de se répéter parfois ( et c'est tout à fait différent que de matraquer) , c'est de pouvoir être pédagogue, car justement, nous constatons qu'encore trop de personnes voulant voyager au Japon ne sont absolument pas assez informés. C'est alors que simplement, nous vous encourageons vous, mais aussi d'autres blog Japon, à poster régulièrement à ce sujet. Et lorsque vous dites:
"Quant à la chaîne alimentaire, je ne crois pas que les touristes qui passent quelques semaines au Japon soient les plus concernés par ce problème, dont on ne sait -d’ailleurs- presque rien (quelle qu’en soit la raison)." > justement, du plutonium a été retrouvé à Chiba ces derniers temps, mais aussi relativement loin de Fukushima. Evidemment vous savez que c'est très proche de Tokyo. Il est donc évident que tout le monde est concerné, même les touristes qui ne passent que peu de temps au Japon. Tokyo est actuellement aussi jonché de hotspot. Il est alors tout à fait normal de suivre de très près, toutes ces informations cruciales, car nous ne pouvons plaisanter avec le fait d'assimiler (même quelques fois) ou inhaler des isotopes extrêmement dangereux pour l'organisme. Cordialement.

Marie
09 Mars 2012
15:37

Merci pour cet article très intéressant et bien documente . Il ne faut pas les oublier... J'ai aussi regarde Thema mardi 7 sur Arte et le doc sur France 5... Mon fils Julien vie a Tokyo et était la bas le 11 mars..C'est une terrible expérience ..

ナタン
09 Mars 2012
17:26

J'ai versé une larme au passage des enfants qui ont disparus et qui sont mort.

taikoubou
09 Mars 2012
22:21

LCP vient de diffuser un documentaire sur la radioactivité dans la préfecture de fukushima et les mouvements citoyens pour lutter contre le silence des autorité. J'ai trouvé un peu exagérer de présenter les quelques scientifiques interviewé comme les seuls contestant les déclarations des autorités, d'où ma question quel est l'implication de la communauté japonaise et leur position par rapport à cette situation ?

taikoubou
09 Mars 2012
22:29
Aizen
10 Mars 2012
17:32

Le problème, actuellement c'est qu'il n'y a que la zone des 20-30 km qui a été évacué. Et le gouvernement japonais a pour projet de faire revenir les gens même dans cette zone la plus proche de la centrale. Evidemment il y a des zones hautement contaminée et les gens continuent de se faire irradier. Et l'état japonais ne les évacuent pas. C'est ça, la triste réalité. Ce qui est délicat, c'est que les gens de Fukushima sont nombreux à demander l'évacuation, et même dans les préfectures alentours. Ils suffit d'aller voir les nombreux forum et autres pages des associations de mamans, de manifestation citoyennes à Tokyo, à Osaka, et ailleurs... il y a meme des japonais qui se sont décidé à camper dans des tentes devant le METI pour protester et ça fait des mis qu'ils sont là, sur place...il y a aussi des députés, des journalistes indépendants, des acteurs, des réalisateurs de films, toutes sortes de personnalités médiatiques qui se sont engagé aussi pour protester, car ils sont en colère...mais beaucoup de gens ne savent pas non plus comment réagir ou que faire face aux agissement du gouvernement. Moi, je ne comprends pas ce gouvernement. Même à Tchernobyl, ils ont su être plus humain, plus responsable et plus réactif! Laisser tous ces gens exposés aux radiations, à les laisser comme ça, comme si on les avait abandonné, c'est juste dégueulasse.

mat kolonel
17 Mars 2012
11:10

J'ai acheté mon billet d'avion pour Tokyo et aujourd'hui , je commence sérieusement à douter. Il n'y a pas vraiment d'informations claires sur les réels dangers du nucléaire. Simple, si on me dit que je peux voyager au Japon pendant dix jours, on ne me dit pas clairement qu'il existe des dangers , Peut on être contaminé en mangeant une fois un poisson ?
une faible dose de radioactivité peut rester dans notre organisme ? Je commence à penser que le gouvernement ne peut que mentir.

Aizen
17 Mars 2012
15:56

@Mat Kolonel: En ce qui concerne les faibles doses de radiations, a eu lieu, il y a quelques temps, une conférence scientifique en Belgique, qui a permis de faire le point à ce sujet. Car en effet, le processus est maintenant étudié dans divers cas de figure, que ce soit depuis Tchernobyl/ Three Miles Island, mais aussi dans des circonstances cliniques qui concernent les effets de la radiothérapie pour guérir des cancers etc. L'un d'eux, le professeur Tatsuhiko Kodama dirige le centre des radioisotopes à l’université de Tokyo et est aussi médecin. Il est un des scientifiques spécialistes de ce qu'on appelle la contamination interne, puisqu'il a longtemps expérimenté sur des animaux, en laboratoire, les effets des radio isotopes comme l'iode 131, le cesium 137, la radium, et même le plutonium, pour appréhender biologiquement toutes les phases de détérioration de l'organisme / apparition des morbidités/ etc. Toutes ses expériences ont été mené à des fins thérapeutiques, pour l'utilisation de l'iode 131 par exemple, pour le traitement localisé de cancer, tumeur, etc. On sait donc d'après les recherches que les basses doses sont aussi dangereuses.

Le problème majeur actuellement, c'est que les résultats de ses recherches ni même leurs existences ne sont réellement connues du grand public. Le public, totalement ignorant de tout par ailleur, a tendance à penser que "ce n'est pas si grave".

De plus le professeur biologiste et médecin Helen Caldicott, spécialiste en étude sur les effets de la radioactivité, a aussi expliqué le processus de contamination interne. Une fois qu'un radionucléide est entré soit par voie alimentaire dans l'appareil digestif, soit par inhalation dans l'appareil respiratoire, il est quasiment impossible de le déloger, même si, par voie digestive, le corps expulse avec le temps 30% par élimination (voie urinaire etc). On le sait, car on l'a vérifié pour le cesium sur les enfants japonais actuellement.

Donc même s'il est question d'une infime particule ingérée, celle ci va bombarder les cellules alentour en permanence et provoquer la détérioration de l'ADN, la rendre malade. C'est alors qu'on ne peut garantir que "tout ira bien" car comme dit Helen Caldicott: « Les éléments radioactifs n’ont pas de goût. Vous ne pouvez pas les voir, ni les sentir. Ils sont silencieux. Quand ils pénètrent dans votre corps, vous ne mourrez pas brusquement du cancer. Ce n'est qu'à 50 ou 60 ans que vous aurez un cancer, et quand vous sentirez une grosseur dans votre poitrine, elle ne vous dira pas : J’ai été crée par du Strontium 90 venant d’un morceau de poisson que tu as mangé vingt ans plus tôt. »

Je ne dis pas qu'il ne faut pas se rendre au Japon. Par contre, il me semble évident que chacun doit choisir de s'y rendre en ayant parfaitement conscience de la situation sanitaire et des risques. Pour finir, il est évident que le gouvernement ment. Nous en avons eu la preuve irréfutable depuis le début de la crise.

fred
10 Mars 2012
09:40

c'est incroyable la vitesse à laquelle le Japon panse ses plaies.
une photo a particulièrement retenue mon attention. celle de la femme dans une couverture au milieu de la rue, et qui un an après pose avec son petit garçon. très belle preuve d'espoir et de vie.

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