FLCL

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Furi Kuri est typiquement le genre de production qui s’était noyé dans les méandres de mes animés pour n’en ressortir que trop récemment. Il y a environ quatre ans, j’avais regardé le premier épisode de cette courte suite d’OAV. À l’époque, pour une raison X ou Y, je n’avais finalement pas continué. Ces derniers jours, j’ai réparé cette énorme erreur et vous encourage d’urgence à vous plonger également dans ce petit bijou, si ce n’est déjà fait.

FLCL c’est avant tout le style impeccable de Gainax, épaulé par Production IG, pour une réalisation haut de gamme. Le style est immédiatement identifié, loin de grands classiques car jouissant au contraire d’une réelle liberté technique. TSURUMAKI Kazuya, le réalisateur, présente une maîtrise du trait assez ébouriffante, ainsi qu’une véritable leçon d’animation. Outrecuidant, Fooly Cooly l’est jusqu’à singer les « bullet-time » de Matrix ou la platitude graphique d’un South Park pour quelques secondes. Mais il use plus encore d’auto-référence voire d’auto-parodie au sein même du studio, à travers Abeno ou Cutie Honey, et en particulier vis-à-vis de Evangelion. Ainsi, Eri, qui arrive au troisième épisode, ressemble étrangement à une version jeune de Misato. De même, Terebi-kun a une fâcheuse tendance à avaler Naota comme les Eva absorbent leurs « children » à 400% de synchronisation, sauf que dans FLCL le pilote est finalement libéré en tant qu’étron…

En tout cas, le travail est très soigné du début à la fin et dévoile clairement une maîtrise de l’animation sous beaucoup de ses formes. Dans les première et dernière OAV, le trip du daron barré donne à lire un manga en noir et blanc dont les contours des cases et des bulles sont littéralement putchées. À cette image, la série s’affranchit régulièrement de limites dont elle n’a que foutre pour se laisser aller à des mises en abyme et autres essais tantôt joliment arty, tantôt délicieusement déglingués. Sur fond de rock’n’roll débile, Furi Kuri opère comme un « country opéra » psychédélique au sein duquel chacun trouvera son propre niveau de lecture. On peut y voir des messages ou des métaphores pour y glisser quelque intérêt fondamental que ce soit. Pour ma part, je lis en cet animé une expérience à vivre sur le simple motif que l’on respecte l’animation et ce qu’elle peut signifier. Un grand bravo en tout cas.

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Posté le par Gael
Catégorie : Manga - Animé
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Furikuri, Gainax

5 réponses à FLCL
  1. Saiko a dit le

    “Sur fond de rock’n’roll débile”

    On peut ne pas aimer, mais qualifier The Pillows de “débile” je trouve ça franchement déplacé! Ou est-ce par rapport aux textes des chansons -que j’avoue ne pas comprendre?

  2. Yvan a dit le

    Franchement ? L’anime est super drôle et voir incompréhensible… j’ai du revoir au moins 3 fois chaque épisode avant de comprendre un petit bout de l’histoire.

    Mais dans le fond, FLCL est un anime à regarder comme il vient sans chercher plus profond :P

  3. Gael a dit le

    @Saiko : navré si le terme “débile” a été mal perçu. Je voulais plutôt exprimer quelque chose comme “bien adapté à l’animé car aussi débile que lui”. Cela n’a rien de péjoratif pour moi.
    J’ai un temps voulu m’étendre un poil sur la BO, mais j’ai eu peur que cela noie l’article et je voulais garder l’accent sur la performance du tout. J’apprécie moins les morceaux calmes des Pillows (qui me rappellent parfois trop Tahiti 80), mais leurs envolées rocks de fins d’épisodes sont fabuleuses.
    Voilà qui est réparé, je suppose.

  4. Bartiméus a dit le

    Au fait, heum, désolé de te contredire Yvan, mais, l’interet même de Furi Kuri, c’est ce qu’il y a au fond, la métaphore de Endsville, c’est rock, complétement déjanté, mais là apres l’avoir vu, on ressent l’esprit de Naota, on voit bien que c’est lui l’”adulte”, comme on le dit.
    Même la phrase “Qu’est ce que ca fait ce que Furi Kuri veut dire d’abord?” indique qu’il y a quelque chose derrière…

    Pour la musique, c’est du pur bonheur, et va très bien avec l’esprit de la série… ensuite ce qu’en j’en dis moi…

  5. Clémentine et café a dit le

    alors on se souvient de moi?…
    quoi qu’il en soit, je me demande comment tu n’a pas fait référence au manga. Il me semble qu’il passe un peu trop inaperçu lorsque l’on parle de l’animé. Très franchement je n’ai plus le nom en tête mais il vaut le détour avec un style graphique très à part qui en fait une oeuvre unique. je le conseille vivement, mais sans doute tout le monde le connait ici.
    au final,i’ll be back Gael et continuez votre très bon site

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