Akihabara et Ikebukuro : au coeur du manga et de l'anime

Bonjour à tous !

Cet article ne va sans doute pas vous apprendre grand chose de plus si vous lisez bien les articles de Kanpai ou si vous avez au moins acheté un guide touristique sur Tokyo (ou tout simplement le Japon), mais il peut être toujours intéressant d'avoir plusieurs avis ;)

Ikebukuro et Akihabara sont deux quartiers du centre de Tokyo qui ont chacun une gare à leur nom sur la ligne Yamanote (compagnie JR). Vous n'allez donc pas vous perdre pour vous y rendre (je ferais sans doute un article sur les moyens de transport à Tokyo prochainement). C'est une fois sorti(e) de la gare que vous risquiez de vous perdre. Une fois le pied dehors, je me retrouve bouche-bée face à toute cette activité presque électrique. Je regarde de partout, émerveillée, comme une enfant laissée seule dans son magasin de jouets préféré. Des immeubles à vous en décrocher la tête se dressent autour de vous, attirant votre regard par les nombreux écrans ou panneaux lumineux. Des bâtiments jaunes, verts, gris avec des rayures de couleurs, roses, avec des affiches de personnages de mangas ou d'animes ou même de jeux vidéos. Les bruits des salles de pachinko, des nombreux jeux venant des salles d'arcades (et il y en a plein !), des bip-bip-bip des feux tricolores qui vous annoncent quand ils passeront au rouge ou au vert, des personnes discutant entre elles en japonais majoritairement mais de temps en temps, vous entendez des gaijin (étranger). Bonheur des yeux et des oreilles. A vrai dire, surtout des yeux. Sachez qu'il est IMPOSSIBLE de tout faire. Chaque bâtiment ont plusieurs étages. Chaque étage renferme un magasin, un restaurant, ou au contraire pour le cas des magasins d'électronique comme l'énorme Yodobashi-Akira près de la gare chaque étage constitue une spécialité (1er étage : ordinateurs, 2ème étage : caméras et téléscopes etc jusqu'à 9 étages !). Pour savoir ce que chaque étage cache, rien de plus simple (ou presque) : lisez juste les panneaux (en japonais). Des fois, c'est juste un petit panneau à l'entrée d'un ascenseur. Et des fois, c'est carrément affiché sur le bâtiment en lui-même, à l'extérieur. Suffit de lever la tête, et au passage se prendre un délicieux torticolis.
Si vous êtes un amoureux(se) des mangas et de l'animation japonaise ainsi que ses produits dérivés en tout genre, vous êtes sincèrement au paradis. Pensez à prendre un porte-monnaie bien rempli. La chaîne de magasins la plus connue au Japon sur ce domaine est Animate. Vous pouvez en trouver 2 ou 3 dans la même rue. Je suis allée dans deux de ces bâtiments. J'ai réussi à prendre deux petites photos d'étalages car en principe, vous n'avez pas le droit de prendre en photos. Alors, que peut-on trouver dans ce genre de boutiques ? Eh bien, justement tout. Figurines, porte-clefs, strap de portables, sac, cartes à jouer, porte-document, bloc-notes, autocollants, serviettes, cookies, CD, DVD, drama CD (comme un CD musique sauf que c'est juste des dialogues donc si vous comprenez pas du tout le japonais, n'achetez pas), jeux vidéos, doujinshi (mon préciiieuuux) etc etc etc. Tentée par trop de choses et mon amie de même, nous avons fui après quelques achats : 2 straps de Free! et 3 mangas pour moi ; 1 strap de Free!, 3 doujinshi pour elle. Un manga, selon sa nouveauté ou son ancienneté, coûte en moyenne 590 yens (4,5 euros environ à 132 yens). Vous comprenez qu'à ce prix, je me suis un peu lâchée. J'ai acheté plus tard des mangas d'occasion, 3 pour 210 yens (environ 2 euros) en parfait état, si ce n'est le tampon sur la cote des livres. Ca ne me gênera pas pour lire en tout cas.
Ayant décidé que j'allais acheter un truc "high-tech" pour mon paternel, nous nous sommes ensuite dirigées dans les magasins électronique qui pullulent à foison. Je décide juste de faire un premier tour de reconnaissance pour acheter plus tard. Le plus grand que nous faisons est Yodobashi-Akira, dont chaque étage fait la taille d'un magasin de vêtements d'un centre commercial. Je ne vais pas vous décrire ce qu'on y trouve car il y a trop de choses. Je peux vous parler par contre de cet appareil bizarre qui "masse" d'une certaine manière la peau de la Japonaise en mal de beauté. Apparemment, l'appareil rendra le teint plus clair, plus lisse et donc plus joli. Sentez mon scepticisme. Autre chose étonnante : la présence des radios. Je pense que ça fait longtemps qu'on n'en trouve plus ou pas trop en France, ces petites radios à l'ancienne. Merci la TV, puis l'ordinateur et maintenant la tablette. Cependant, je me suis souvenue d'une chose : les séismes. Contrairement en France où il y a très peu (il en existe mais de très faible magnitude), le Japon est tristement connu pour ses séismes. Or, dans le manuel de survie en cas de séisme que chaque Japonais connaisse depuis l'enfance, il faut une radio pour pouvoir être au courant des messages de sécurité. Enfin, puisque j'avais cru lire qu'un certain nombre de personnes n'arrivaient pas à trouver des cartes postales ou même des petits cadeaux à offrir, sachez qu'à Yodobashi-Akira, vous pouvez trouver au rayon... je dirais papeterie dirons-nous, tout un rayon avec plein de cadeaux que vous pouvez offrir : yukata (kimono léger d'été), t-shirt (à 2000-3000 yen, la peau des fesses quoi), serviettes, vases, bols, services à thé, baguettes, posters etc. Si vous n'êtes pas Tokyo pour votre voyage, ne vous inquiétez, cette chaîne est nationale, vous en trouverez forcément un à Kyoto (de sûr, j'ai demandé à mon amie qui est originaire de là-bas) et sans doute dans les autres grandes villes.
Souvent, quand vous pensez à Akihabara, nous entendons souvent que puisque c'est le Japon, beaucoup des appareils vendus là-bas sont moins chers qu'en France et qu'il est donc plus avantageux de les acheter là-bas, qu'en vente sur internet ou en France. Si pour certains articles, ça peut être vrai (le dernier ordinateur ou appareil photo sorti en France qui est déjà depuis longtemps sur les étagères nipponnes), pour d'autres en revanche, ce n'est pas le cas. J'ai vu des espèces de chaussons massant et surtout chauffants pour ma mère (qui se plaint toujours d'avoir froid) à environ 4500 yens. Je convertis. Ca me paraît pas très cher. De retour au dortoir, je vérifie sur le marché français : vous pouvez trouver environ les mêmes pour le même prix. Si j'ai donc un conseil à vous donner c'est que si vous venez dans ces magasins dans l'objectif de trouver une bonne affaire, faîtes déjà une liste des produits qui vous intéressent en France, avec le prix en euros et voyez ensuite combien ils coutent au Japon. En croyant faire une bonne affaire, on peut des fois se rendre que ce n'est pas le cas.

En sortant du centre, nous entendons des cris et des exclamations. Puis de la musique et des sifflets. Nous nous regardons, confuse et décidons de nous rapprocher. D'un coup, des policiers déboulent et font barrage de leurs corps tandis que derrière, une file de Japonais avec des panneaux scandent quelque chose en occupant à eux seuls la route. Une manifestation. Je n'en crois pas mes yeux. Était-ce possible ? Les Japonais, manifestés ?! (ceci est à prendre avec humour, merci). Je suis quand même un peu étonnée, et je me tourne vers mon amie qui observe les manifestants avec de gros yeux. Elle me confirme ce que je pensais : ce n'est pas quelque chose d'habituel. Elle me tire la main en me disant qu'on devrait s'en aller. On avait décidé d'aller à un Maid Café. On continue notre chemin et là, que voit-on ? Un sitting sur la place, qui se trouvait juste devant le Maid Café où nous comptons aller. Un barrage de policiers s'offre devant nous. Je n'avais jamais vu autant de flics de ma vie, on aurait dit qu'il avait vidé toutes les stations de police des alentours ! Mon amie se colle brusquement à moi et agrippant le bras et s'exclame "Oh non, j'ai peur ! Qu'est-ce qu'on fait ? On peut pas passer ! Effrayant !". Elle avait réellement peur. Elle m'avait expliqué que des fois, les manifestations se finissaient avec les poings, mais quand même... Au final, après que les policiers nous laissent finalement passer, elle m'entraîne presque en courant au Maid Café. Nous rentrons et sommes accueillies par des serveuses souriantes aux tabliers roses, très "kawaii" avant de nous guider vers notre place. Nous commandons un gâteau à la fraise, très bon d'ailleurs, discutons un peu avec la serveuse puis décidons de partir. Mon gâteau coûtait 600 yens. L'addition : 1600 yens. Hein ? Que s'est-il passé ? En fait, c'est très simple : j'ai dû payé un droit d'entrée à 1000 yens. Donc conclusion pour ma part : le Maid Café est bien pour essayer une fois, mais c'est tout. Ce n'est qu'un café comme les autres, si ce n'est pour la tenue des employées. En plus, je n'avais même pas le droit de les prendre en photos (ou alors, je devais payer). Franchement, rien de bien exceptionnel. Mais au moins, j'ai essayé.

Il est environ 17h, nous n'avons pas envie de rentrer tout de suite, donc nous décidons d'aller à Ikebukuro, l'autre quartier du manga et surtout des cosplay. Là encore, nous sommes assaillies par les lumières des bâtiments, d'autant plus qu'il fait nuit à présent. Mon amie, habituée des lieux, m'emmène en dehors du cœur névralgique du quartier, dans des rues moins éclairées. Je peux donc vous dire deux noms de mangas regroupant des mangas, des doujinshi (dont des occasions) et des cosplay : vous avez la chaîne K-Books et le magasin Mandarake pour les occasions, situés dans un petit recoin après avoir descendu un escalier (je ne l'aurais jamais trouvé sans mon amie). Encore une fois, je ne peux pas prendre de photos des cosplay, mais sachez qu'il y en a plein, rangés par nom de l'anime avec une section au fond pour les cosplay provenant de jeux vidéos. La plupart sont sous plastique, bien rangés sur leur ceintre, et d'autres sont en exposition sur des mannequins. Vous pouvez aussi acheter des perruques et des accessoires. Bref, concrètement à ce que j'ai pu entendre en France ("Un vrai cosplayeur est celui qui fait lui-même ses cosplay"), les Japonaises - qui sont majoritaires par rapport à ces messieurs - n'ont pas autant de scrupule. Au contraire, la plupart achète leurs costumes et ne les font pas elles-mêmes. D'où vient ce mythe en France, je me le demande ?

Je reviendrais sans doute dans ces deux quartiers plus tard. D'une part car je n'ai pas vu grand chose en réalité du quartier Ikebukuro, faisant déjà nuit, et d'autre part, j'aimerais tout simplement m'acheter des doujinshi à Akihabara, ce que je n'ai pas fait lors de ma première visite. Il me reste encore trois mois, j'ai le temps ! ;D

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Commentaires

12 Octobre 2013
13:10

Bonjour!
J adore tes articles et ta façon d écrire, je ne me lasse pas de les lires!
Bonne continuation

12 Octobre 2013
13:58

Bonsoir (presque 23h ici !)
Merci beaucoup, ravie de savoir que mon écriture te plaise !
Demain, prochain article sur Asakusa ;)

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