Assassin's Creed III, c'est la crise ma bonne dame !

C'est à croire que le chiffre 3 est maudit sur l'actuelle console de Sony. De God of War 3 à Assassin's Creed III, en passant par Uncharted 3, les éditeurs nous ont offert des jeux très corrects mais sans plus.

J'ai pourtant beaucoup d'estime pour la saga créée par Ubisoft. Même si en dehors de cette opus, faute de temps et autres jeux à faire, je n'ai joué qu'à Assassin's Creed II et Brotherhood. Si certains critiquaient ce dernier comme étant just un add-on, il ne déméritait pas du tout. J'ai en revanche rapidement lâché Revelation qui était une sorte de bouche-trou marketing.

Puis sont arrivés Conor et toute sa clique prêt à faire la révolution afin d'offrir la liberté à son peuple. La belle affaire ! Sauf que tout ce débordement de beaux sentiments, ça finit quelque peu par plomber l'ambiance. Si l'on pouvait espérer, avec le mélange d'univers colons / natifs, des situations explosives il n'en n'est rien. Conor est un Assassin chiant comme la mort avec sa morale toute lisse. Que l'on nous rende notre Ezio et ses nombreuses conquêtes même par temps de crise.

Vous l'aurez compris le contexte historique ne m'a pas emballé. Il faut dire qu'après l'Italie de la Renaissance, la naissance de L'Amérique a du mal à peser de tout son poids dans la balance de la comparaison. Les mystères, les conspirations avaient bien plus de poids avant. De Connor à Washington, en passant par Charles Lee (le disciple du père de Connor), les personnages de cet Assassin's Creed III sont bancals et mal écrits.

On nous a venté les grands espaces et la possibilité d'explorer monts, forêts et rivières. C'est le cas. Et c'est vraiment très beau. Même si l'on sent que le moteur graphique est un peu obsolète, dans l'ensemble cet épisode est très réussi graphiquement. Le seul problème en laissant de la liberté au joueur c'est qu'il faut mettre du contenu. Et après avoir chassé quelques animaux, pris quelques peaux et les avoir vendues, bon bah voilà on n'a plus grand chose à faire. Ah si, quelques convois à attaquer, des troupes d'Anglais par ci par là, mais vous l'aurez compris pas assez de choses à faire pour motiver notre sens de l'aventure.

Et pour preuve, autant dans Assassin's Creed II je remplissais n'importe quelle mission. Entre la dame en détresse qui a perdu son mouchoir et les nombreuses personnalités à assassiner, on ne s'ennuyait pas. Les trophées tombaient à foison c'était la belle époque.

Coup de grâce enfin pour ce jeu : Desmond Miles. Depuis le début, on comprends le rôle de ce "pantin" et le moins que l'on puisse dire c'est que ce pauvre mec est juste un réceptacle peu intéressant. Et là, on nous impose de le contrôler et de remplir des missions dans le présent. POURQUOI !!?? Sans intérêt, lourds et mal réalisés, ces passages sont certes peu nombreux mais cassent le rythme d'une narration déjà peu passionnante.

Vous l'aurez compris, Assassin's Creed III est selon moins un épisode beau mais sans fond. L'écriture est plus qu'abyssale pour finir dans le néant. Ressortez donc votre Ezio et repartez donc en Italie.

Je ne pense pas être le seul à espérer un opus se déroulant au Japon. On ne pourra pas dire que l'Histoire japonaise ne saurait être un terreau fertile à un Assassin's Creed digne de ce nom. Eh Ubisoft, les billets pour Tokyo ne sont pas chers en ce moment. Allez donc vous inspirer un peu !

Heureusement pour moi mon abonnement PSN+ m'a permis de télécharger Okami HD gratuitement. Allez ça va aller, ça va aller...

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