Automne 2013 - Kyoto - Shinnyodo, Konkai-Komyoji etc.

Bonsoir,

Petits soucis d'Internet chez Ks' house le soir, trop de personnes veulent se connecter. Je suis donc toujours un peu décalage pour vous narrer mes aventures.

Mardi matin, je retrouve mon amie Reiko à 10 heures près du pont de Schijo, près de Gion. Cette fois, pas question de me tromper et d'être en retard et il ne faut pas confondre avec le pont de Schichijo. S'il pleut, j'attendrai au bas de l'escalier. S'il ne pleut pas, j'attendrai près de la jolie statue de la geisha.

A 10 heures, nous nous retrouvons et prenons le bus vers Shinnyodo, temple très connu en période de Momiji. Le temple est très beau et il y a de très jolis jardins secs. Maintenant vous aurez compris que jardins secs = jardins zen, donc bouddhistes donc temples... Car les temples sont bouddhistes et les sanctuaires shintô. Le matin, chez Ks' house, j'ai indiqué à la jeune fille auprès de laquelle j'ai réglé mon petit-déjeuner que j'allais à Shinnyodo. Elle m'a dit : 'allez voir le petit temple qui se situe tout à côté, c'est très beau'.

Shinnyodo est effectivement tout en beauté avec ses érables rouges et ses mousses. On marche en chaussettes dans les petits couloirs, il fait froid.
Nous trouvons ensuite le ravissant et petit Konkai-Komyoji qui est vraiment adorable. Nous voyons plusieurs japonais avec leur appareil photo de folie, tous penchés sur un petit étang. Reiko leur demande, pressée par moi, ce qu'ils regardent et photographient. Euh, rien, juste des feuilles d'érable tombées dans l'eau. Un beau bouddha trône en hauteur dans les arbres. Le soleil vient nous éclairer d'une splendide lumière pendant quelques minutes. Je ne suis pas mieux que les japonais et photographie à tout va. Quand je trierai mes photos, je serai envahie de photos d'érables, de ginkgo, de sapins, de mousses.

Nous marchons et trouvons un restaurant français 'chez Minette' qui propose un menu complet pour 1.260 yen, soit moins de 10 euros. Soupe de potirons, gratins de poireaux et champignons et glace. C'est très bon. Sur le menu, écrit en japonais, apparaissent des titres en français mais les mots combinés ne veulent rien dire. Cela ressemble à 'le menu de simple' pour 'Menu de base'. La musique française que nous entendons est à se tordre de rire : Félix Leclerc avec 'moi mes souliers ont beaucoup voyagé', Georges Brassens, Tino Rossi, Juliette Gréco et une chanson très ancienne que vous connaissez peut-être 'avoir un bon copain etc...' Je suis écroulée de rire et fredonne la chanson pour Reiko. Elle connaît France Gall, Sylvie Vartan, Nana Mouskouri, Charles Aznavour, Adamo, Yves Montand mais pas Brel ni Brassens ni Gainsbourg.

Si vous voulez entendre la chanson 'avoir un bon copain', voilà le lien :

http://m.youtube.com/watch?v=sXJSRiiIvcg&desktop_uri=%252Fwatch%253Fv%25...
Je ne me souvenais plus qu'on l'entendait souvent dans le film d'Alain Resnais 'On connaît la chanson'.

Nous sortons du restaurant, je demande à voir le chef pour le remercier et lui dire que c'était très bon. Je me lance dans une grande tirade 'watashi wa Furansu-jin desu, Paris kara kimashita'. Ça en jette :) le chef a appris la cuisine française dans un hôtel de Kyoto mais n'est jamais venu en France. Je lui dis (Reiko traduit) : 'ma maman fait très bien la cuisine et je retrouve les goûts de sa cuisine.'
Avec moult 'arigato gozaimasu' et courbettes de la part de notre hôtesse, nous prenons congé.

Nous sommes en avance pour le cours de français de mon amie qui le prend à l'institut français du Kansai dont je découvre qu'il héberge le consulat. Nous entrons dans la grande université de Kyoto qui se situe à deux pas. Il y a une sorte de petite allée commerciale où les étudiants peuvent acheter leurs ordinateurs (il y a un rayon Apple et un rayon Windows), leur presse, leurs livres. On trouve une boutique où sont en vente les costumes que revêtent les étudiants pendant leurs périodes de stages. Il y a aussi des chemisiers et chemises, des cravates, chaussures, cartables, manteaux, imperméables. C'est hyper-classique et pas très cher. Nous entendons des étudiants jouer de la trompette à l'extérieur des locaux. A l'entrée de l'université, des centaines de vélos. Il faut faire très attention car ils roulent sur les trottoirs dans tous les sens et on manque de se faire renverser en permanence. La rue est bordée de magnifiques ginkgo dont les feuilles sont d'un jaune éclatant.

Mon amie Reiko rejoint une de ses amies Mieko pour le cours de français auquel cette fois je ne participerai pas. Elles ont un nouveau professeur. Leur ancien professeur, Raphaël, que j'ai vu à deux reprises et qui avait accepté que je participe à deux de ses cours, a souhaité me dire bonjour car il savait que j'étais à l'institut pour une heure. Il intervient encore de temps en temps mais a obtenu un nouveau statut pour travailler et donne des cours de français à Osaka en plus de travaux de traduction.

J'attends dans le petit café de l'institut en travaillant mes cours de japonais. L'autre amie de Reiko, Kimie, arrive, nous rejoignant pour le dîner. Elle m'apporte toujours un petit cadeau. Cette fois, c'est un ravissant tissu dont je pense que c'est un foulard. En fait, il s'agit d'une serviette qui sert à se frotter le corps (comme nous le ferions avec un gant de toilette).
Elle voit que je suis en train de réviser. Je lui montre mes cours. Elle me fait réviser mes nombres car c'est un peu difficile au début pour les français. Les japonais ont une unité que nous n'avons pas : 'man' qui veut signifie 10.000. Quand vous comptez, en fait, vous développez complètement le nombre. C'est comme si vous disiez pour le nombre 63.238 : 6 x 10.000, 3 x 1000, 2 x 100, 3 x 10, 8. On peut le faire mais cela prend un certain temps et à écrire encore plus. Elle me donne une petite combine pour que ce soit plus simple et c'est vraiment plus efficace.

Nos amies nous retrouvent. Leur professeur de français leur a parlé de Marcel Duchamp et de Yves Tanguy (peintre surréaliste). Elles me demandent si je connais, je leur réponds que oui. Je trouve néanmoins que le professeur aurait pu leur trouver des artistes français un peu plus connus et d'accès plus simple.
Nous marchons vers un restaurant de tempura. Il est à peine 17.30. Le restaurant s'appelle Kafuu. Nous sommes toutes les 4 au comptoir. Le chef cuisine sous nos yeux et nous sert petit à petit. Des légumes de saison, du poisson, des langoustines. Puis un vol de riz (que mes amies mangent d'une façon que je ne connaissais pas : leur thé est recouvert de thé sencha) et du thé vert. Je fais attention au thé car cela m'empêche de dormir.
Nous sortons prendre un verre à côté car, visiblement, cela ne se fait pas trop de rester papoter en fin de repas. Nous avons payé 4.200 yen chacune pour le repas soit 23 euros chacune. Nous regardons à nouveau l'album des photos que j'avais créé pour Reiko et j'offre les photos que je destinais à Mieko et Kimie.

Nous rentrons chacune dans nos pénates.

Voilà pour ma journée bien chargée de mardi.

Bonne soirée,

Annie

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