The Last of Us (test)

The Last of Us (test)

PS3 Naughty Dog : Joel et Ellie

Publié le 17/06/2013
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Gael est le responsable de Kanpai depuis sa création. Amoureux de la culture japonaise au sens large, il voyage au Japon régulièrement depuis 2003 et partage ses infos, bons plans et un certain regard sur le Japon.

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C’est peu dire que The Last of Us était attendu. Chant du cygne d’un Naughty Dog qui n’a jamais été qu’à la pointe de la PlayStation 3, le jeu porte fièrement l’étendard d’une dernière année riche en gros titres qui lui font cracher ses tripes. Après trois épisodes fabuleux d’Uncharted, le second opus en tête, Last of Us signe une nouvelle licence très cinématographique à la croisée de Je suis une Légende et La Route. C’est donc un monde post-apocalyptique que va arpenter Joel, notre avatar, accompagné de la jeune Ellen Page Ellie qu’il devra protéger le long de leur tumultueux voyage.

Évidemment, c’est d’abord sur l’aspect technique que The Last of Us devait marquer les esprits. Effectivement, une fois à l’écran, difficile de ne pas reconnaître une direction artistique aux petits oignons, ses décors somptueux et plus variés qu’ils ne le laissent croire. Les cinématiques, qui peuvent s’affranchir de l’affichage lointain, permettent un rendu des visages époustouflant de réalisme, bien emmené par le doublage (VO) aux petits oignons. Au sujet du son, la bande originale signe un accompagnement exceptionnel suffisamment discret la plupart du temps, autour d’un thème principal magistral et jouant sur ses bruitages impeccables pour bien accentuer la tension.

Mais tout n’est pas parfait non plus et, à quelques mois de l’arrivée de la PS4, on sent sa grande sœur à bout de souffle, trahie notamment par un framerate encore hésitant et un aliasing relativement marqué. Les quelques bugs de collision mis à part, c’est peut-être encore un relatif dirigisme que je reprocherai au jeu, masquant ses couloirs avec élégance mais forçant toujours la progression. Heureusement, certaines séquences viennent élargir les environnements et offrir des passages à l’horizon spectaculaire. Globalement, la construction de l’univers, sa cohérence et la maîtrise de sa réalisation forcent obligatoirement le respect. On est à un très haut niveau dans le jeu vidéo, qui contribue incontestablement à sa maturité.

Venons-en alors à l’autre gros morceau de ce Last of Us : son gameplay plein de promesses. Dans sa structure globale, il reste extrêmement proche des Uncharted sans volonté de modifier une recette qui a fait maintes fois ses preuves. La recherche d’originalité réside plutôt dans les accents mêlés de survie et d’infiltration injectés au game design. Certaines idées s’avèrent lumineuses voire gonflées (comme l’évitement des confrontations pour économiser munitions et santé, ou encore la gestion de son inventaire sans pause sur l’action) et d’autres plus classiques à l’image du crafting ou la recherche de bonus. Je regrette en revanche une seconde moitié plus orientée action qui a tendance à forcer les gunfights directs, laissant moins de choix dans la manière d’aborder la confrontation.

Là où le titre se retrouve à courir deux lièvres à la fois, c’est dans sa volonté difficile de conjuguer action et survival horror. Ainsi, en faisant un tout petit peu attention, The Last of Us n’est ni effrayant ni difficile et, surtout, il n’appliquera jamais aucune vraie sanction tant les sauvegardes automatiques sont constantes. Pis : il en joue parfois en mode « die and retry ». De plus, Ellie et les autres PNJ ont cette manie de casser l’immersion en n’interagissant pas toujours correctement lors des combats. Toutefois, le jeu parvient à marier avec une élégance insoupçonnée l’ambiance post-apocalyptique de cet univers ravagé avec la construction du duo et de leur relation comme peu d’histoires, tous supports confondus, ont su le permettre.

La presse, trop occupée à lui coller des 10/10 par brouettes, oublie de préciser que The Last of Us enchaîne l’immersion à des montagnes russes : au-delà d’un prologue magistral et certaines séquences très fortes en émotions, le scénario autant que la production empruntent quelques raccourcis et facilités qu’on pourrait parfois traiter de ficelles, sacrifiées sur l’autel du duo de protagonistes. En forçant un peu le trait, on pourrait affirmer qu’aussi excellent soit ce Last of Us, il ne parvient que trop peu à dépasser le rythme d’Uncharted 2. Ce serait oublier la grâce de son ultra-violence, la maîtrise impeccable de la narration sur une quinzaine d’heures, et surtout des éclairs de génie répétés qui parviennent jusqu’à faire oublier au joueur qu’il est lui-même en train de dérouler l’histoire.

Naughty Dog signe alors, dès le début de cette nouvelle licence, une réalisation d’un niveau global si élevé qu’il va être difficile de frapper aussi fort sur les itérations suivantes. Savourez The Last of Us jusqu’à la dernière goutte ; ce n’est pas si souvent qu’un blockbuster jeu vidéo livre autant de virtuosité d’un seul coup.


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1 commentaire
  1. Par Noy
    le 22 juin 2013 à 10:31

    Ce jeu exploite à merveille les ressources de la PS3, une belle perle incontournable parmi le catalogue de cette console.

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