
Assassin’s Creed 2, séquences manquantes pour jeu en kit
Comme je l’écrivais ici il y a quelques semaines, la fin d’Assassin’s Creed 2 est de bonne facture et encourageante pour le troisième opus de la trilogie. Seulement, tous les joueurs qui y sont arrivés savent que la transition vers la dernière ligne droite est pour le moins abrupte. On passe ainsi du chapitre 11 au 14 (le dernier) d’un coup. Dans le scénario, les souvenirs manquants de l’Animus sont justifiés par un bug de code. Officiellement, ou plutôt dans l’expérience de jeu, Assassin’s Creed 2 zappe purement et simplement ses deux avant-derniers chapitres pour les vendre un peu plus tard en contenu téléchargeable.
... Et sonne ainsi le retour du débat sur le jeu vidéo vendu en kit. Il faut dire que si l’on a déjà payé 70€ le disque au Micromania du coin, rallonger respectivement 4 et 5€ pour des contenus censés être présents d’origine dans le jeu peut irriter. Pour ma part, j’avais acheté AC2 en import anglais pour une quarantaine d’€uros, donc ça fait un peu moins mal, mais la question de principe reste la même. Bref, jeudi dernier est donc sortie la première de ces deux séquences, proposée sur le Xbox Live à 320 MS Points et sur le PS Store à 3,99€.
Le chapitre se déroule à Romagna et Forli, où l’on retrouve Ezio au côté de Caterina Sforza et Machiavel dans la bataille éponyme. La Bataille de Forli est donc une séquence parmi 14, qui éclaircit (succinctement) des points abordés dans la fin du jeu. Cette partie dure environ 1h - 1h30, constituée principalement de combats, avec très peu d’enquête, d’assassinats ou d’infiltration discrète. À noter qu’apparaît désormais sur la carte un spot pour utiliser à loisir la machine volante de Leonard de Vinci, au cas où vous auriez loupé le trophée / succès 360 à Venise. En parlant d’achievements, la séquence ne donne pas de point supplémentaire, même si on murmure que le Bûcher des Vanités devrait avoir les siens, dont certains liés à Forli.
Pour revenir au centre du débat, je ne suis pas contre le DLC (DownLoadable Content) lorsqu’il s’agit, par exemple, de fournir du contenu additionnel ou alternatif, mais bien facultatif. C’était le cas, par exemple, des parcours supplémentaires de Mirror’s Edge. Là, on parle bien d’une partie initiale du jeu et du scénario de base, qui a été simplement tronquée pour des raisons commerciales. Mais il faut remarquer que les gens d’Ubisoft sont coutumiers du fait puisqu’ils avaient déjà eu l’audace de vendre la (véritable) fin du dernier Prince of Persia quelque temps après la sortie du jeu. D’ici à ce que ça devienne une habitude sur leurs prochains titres... Ça vous dirait d’acheter Beyond Good & Evil 2 plein pot et de n’avoir que la moitié du jeu, l’autre étant à acheter sur le Xbox Live / PlayStation Store ?
Et dire que Jade Raymond n’aide même pas à faire passer la pilule…
// Publié par Gael le 2010-01-31 - partager : ![]()
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