
Nintendo DS : ah, ma déesse !
Reste que la bestiole est bien là sous mes yeux tout de même plus que ravis, et prête à être attrapée par mes mimines qui ont cédé à cette irrésistible envie de la caresser comme elle le sera vraisemblablement pendant de longues années. La DS offre l'énorme avantage de pouvoir être touchée, pour de vrai, et non pas simplement attrapée pour être tapotée de pouces et parfois d'index. Mais ces chérissements tactiles propres, nous y reviendrons plus loin.
Du coup, j'en ai rangé ma GBA au placard, non je l'avoue sans une larme au coin de l'œil, rien que pour avoir mis de côté les deux premiers signifiants du sigle, qui m'avaient entre autres éduqué au jeu vidéo depuis une quinzaine d'années. La Game Boy n'est plus, en tout cas pour l'instant, il va falloir s'y faire. Nintendô s'offre là une machine plus stricte dans ses formes et son fonctionnement, plus moderne dans son aspect dépoussiérant grâce aux fonctionnalités originales, et plus classe dans sa globalité sous l'ensemble de la communication DS.
Rien que les lignes de la bête suscitent l'excitation, tant le lifting post-E3 ne lui aura fait que-du-bien. Sérieuse, épurée, classieuse, elle a tout d'une grande, et même la taille diront les mauvaises langues. Si elle est en effet un poil large, la prise en main n'en est pas moins agréable, tout autant que celle de la SP dans un registre différent, en tout cas tant que vous n'avez pas des mains de bûcheron. Le placement et l'enfoncement des boutons ? Un plaisir qui rassure les frayeurs du premier essai machine éteinte. Ouf !
Vive le strap : j'en rêvais, il est là, il a de la gueule, et Nintendô nous gâte plus encore en y incorporant une fonctionnalité de jouabilité combinée à l'écran tactile. Il fallait le faire, et il faudra aussi s'y faire puisque la maniabilité variera selon les joueurs. Je préfère pour ma part jouer avec stylet, qui sort de son efficace rangement sous la console pour se dévoiler petit et fin, probablement même trop si l'on n'a pas des mains de femme. Pour le reste, la machine est proportionnellement lourde à sa relative largeur ; ce n'est, en tous les cas, globalement pas gênant en situation de jeu.
Finies les cartouches format GBA, émulées en faux plein écran sur celui du haut qui explose en couleurs et nous ravit. Et faisons place aux petites cartes propriétaires, format à peine plus imposant qu'une Secure Digital, pour une insertion en tout point identique à celle d'un appareil photo numérique. J'aime le "clic-clic" que fait la carte, le sérieux qui s'en dégage, et je jubile surtout de constater qu'en tirant leur essence, la bécane "dé-byte" 3D, 2D, effets spéciaux, et compatibilités tactile-microphone en sus. Bravo.
Les boîtes de jeu contenteront le plus grand nombre, de par leur classicisme et surtout la robustesse de leur emballage (comme une boîte de DVD, mais en plus petit), ce qui ne caractérisait pas les boîtes GBA. Pour en revenir à la machine, elle offre un système d'ouverture analogue à celui de la SP, avec une possibilité de béance à 180° ; la position intermédiaire étant assurée par un blocage efficace.
En allumant le bijou, deux constatations sont évidentes. La première provient du son. Alléluia, on a enfin un faux surround qui offre un semblant de profondeur, et remplace le mono/stéréo de la SP, qui lui même remplaçait le bof de la GBA classique. Deuxième choc : celui des écrans qui marquent le cap et se différencient nettement l'un de l'autre. Celui du bas, tactile, s'inscrit dès le départ comme le lieu de sélection et d'aide, de par son interactivité et malheureusement le petit flou qui le caractérise.
A travers un menu efficace, plusieurs configurations amusantes sont possibles, malgré l'absence d'indications précises (il manque les légendes pour mieux s'y retrouver) et la navigation pas forcément poussée au paroxysme : par exemple, la console s'éteindra après les configurations, puisqu'il n'y a pas de retour au menu possible. Reste qu'à travers PictoChat, la DS dévoile le charme de ses possibilités tactiles incroyablement sensibles qui amuseront, raviront, puis feront jubiler le simple joueur qui voit plus loin que le bout de son nez. A suivre !
A suivre, tel pourrait être le fil rouge de ces premiers pas. La DS nous enchante pour l'instant plutôt par ses possibilités que par ses réussites. Reste que le potentiel est énorme, que l'on a confiance en Nintendô, que l'entourage d'éditeurs tiers pousse au fantasme, et que nous saurons toujours féliciter ceux qui font réellement progresser le jeu vidéo. Rien que pour cela, je salue la belle "di-èsse" bien bas.
Retrouvez l'article sur la troisième version de Nintendo DS : la DSi.
// Publié par Gael le 4 décembre 2004
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Thema Nintendo DS : ah, ma déesse ! / NDS console - hardware




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