
En cherchant bien, on trouve quand même à Kyoto un centre-ville qui bouge pas mal et des petites artères bien sympathiques pour la soirée. Ce lundi soir, j’étais sorti boire un verre avec des amis, dans un de ces bars typiques au Japon, coincé entre 15m² de murs enfumés au sixième étage d’un immeuble incongru. Le genre que si tu sais pas lire le petit panneau en japonais, t’aurais jamais imaginé qu’en prenant cet ascenseur étroit et un peu glauque, tu aurais passé une aussi bonne soirée à déguster des cocktails aux noms katakanisés. Autour de nous, un ou deux petits groupes de Japonais, la trentaine, clopant, dégustant leurs alcools et riant à gorge déployée. Au bar, 2 nénettes qui se laissent dragouiller par un barman grimé en Michael Jackson. Et qui se retournent à intervalles réguliers pour fixer nos têtes de gaijin (“étrangers”) qu’elles n’attendaient pas forcément ici. Lorsqu’on se lève au bar pour payer, l’une des deux me lance : « aah! Ikemen! » (“beau-gosse“!). Je lui demande à qui s’adresse le compliment, elle me répond « à toi, à lui… à vous tous » !
C’est un fait. En tant qu’hommes occidentaux, on a du succès auprès de beaucoup des Japonaises. Et ce, quel que soit notre degré de sex-appeal dans le pays d’origine. C’est un critère très bien relevé par Rodney dans son Charisma Man et il suffit de flâner quelques heures dans les quartiers de Tokyo qui bougent pour que ça saute aux yeux : des couples occidental-japonais, on en trouve un paquet, et les couples “occidental moche + Japonaise mignonne” en constituent la plupart (regardez cette photo prise à Arashiyama il y a 2 mois : vous croyez vraiment qu’il aurait pu se la faire dans son pays d’origine ? Quoi qu’on en dise, les histoires de ligue ont la peau dure). Alors quoi ? Même si on n’a aucun succès dans son pays, il suffit de sortir en boîte au Japon, tenter gentiment sa chance auprès des nénettes jusqu’à ce qu’une d’elles accepte, pour finir sa soirée en bonne compagnie dans un love hôtel ? Évidemment. Aussi cru que cela semble. Et croyez-moi, des étrangers laids qui draguent lourdement, vous allez en trouver au Japon.
Alors qu’est-ce qui séduit autant chez l’homme occidental, auprès de la femme Japonaise ? D’abord, naturellement, son exotisme : des yeux non-bridés, des mensurations généralement plus importantes (n’entrons pas dans les détails, je pense déjà à la taille et au poids), la connaissance d’une langue étrangère en natif, pour lesquelles les Japonais sont assez médiocres… À l’inverse, le “charisma man” en puissance trouvera en la Japonaise un confort, une certaine docilité (dans tous les sens du terme) et un intérêt puisqu’elle lui renvoie une fierté en ce qu’elle lui fait croire une valeur intrinsèque qu’il n’a que parce qu’il est au Japon. Car attention, les jeunes Japonaises ne sont pas aussi naïves qu’elles veulent bien le faire croire ! Et après avoir profité du gaijin, c’est très possiblement elle qui trouvera un moyen de le larguer. Et oui, c’est donnant-donnant.
Mais si ce n’est pas seulement pour s’amuser ou passer quelques jours/semaines de bon temps, la relation peut alors déboucher sur un mariage. Toutefois, les statistiques sont éloquentes : 3 mariages franco-japonais sur 4 se solderaient par un divorce. Car dépasser les barrières linguistiques et sociétales pour des pays si éloignés géographiquement et culturellement, dans un sens comme dans l’autre, c’est un effort interminable, qui peut à la longue user la dynamique du couple. Le plus délicat, en aval, étant de gérer les enfants issus de ces unions. Car un enfant de couple franco-japonais déclaré au Japon devra, à ses 22 ans, choisir entre l’une ou l’autre des nationalités (alors que la double-nationalité est acceptée en France).
On notera aussi que les couples “homme Japonais + femme occidentale” sont beaucoup plus rares. Raisons principales : le décalage de mensurations, dans le mauvais sens pour la société cette fois-ci, ainsi que la peur du caractère réputé fort des occidentales. Ça n’empêche pas d’en trouver, mais le cliché est moins prégnant que dans l’autre sens.
À noter, pour finir, la récente sortie d’un film traitant du sujet : Darling wa Gaikokujin (“Mon Chéri est un Étranger“), avec notamment Mao Inoue. Comme le film est sorti il y a quelques semaines seulement au Japon, je n’ai pas eu l’occasion de le voir, mais je vous en parlerai ici dès que ce sera le cas.














Et en ce qui concerne les kokujin ?
Dans cet article il est ecrit que 3 mariages franco-japonais sur 4 se solderaient par un divorce. Peux-tu nous dire d ou provient cette information ?
Bonjour et bravo pour le site, ça me plaît beaucoup ce genre d’initiative. Je fais un peu les mêmes choses de mon côté, mais si j’arrive à peu près à créer du contenu je suis une quiche pour tout ce qui est design et création de site.
L’auteur est de Nantes d’ailleurs si je me souviens bien ?
Un article qui a attiré mon attention (en plus de ceux sur l’apprentissage du japonais, question qui m’intéresse beaucoup et sur laquelle je travaille régulièrement) : les couples mixtes. Rien dans ce qui est écrit est faux mais j’ai trouvé qu’on restait à la surface des choses, ce qui ma foi n’est qu’une moitié de critique car :
- pour les couples il faudrait réunir plusieurs conditions : avoir soi-même expérimenté la chose, avoir suffisamment de données pour pouvoir trouver des « lois » et surtout avoir un bagage intellectuel assez conséquent pour traiter ce genre de sujets avec pertinence et profondeur de vue (donc d’emblée je suis out). Un sociologue, un japanologue et un journaliste professionnel pourraient y arriver peut-être ? Et encore même si une telle équipe venait à voir le jour à mon avis il lui faudrait ne traiter le sujet que pour une nationalité ou un nombre de schéma limité :, un couple mixte franco-japonais et americano-japonais ce n’est pas la même chose, idem pour la répartition des sexes dans le couple. J’ai tenté de travailler sur le sujet (avec cette petite différence que je ne voulais parler que des couples franco-japonais) dans le cadre de mon travail de CIR (programme JET), j’ai lâché l’affaire. Ca devenait trop personnel et sans témoignages d’autres couples on avance pas.
- moi-même expat au Japon depuis plusieurs années et en couple (quoique la mienne est zainichi, là aussi y aurait plein de choses à dire…), j’ai forcément un regard plus aiguisé, donc je ne risque pas de me satisfaire de constatations aussi générales.
Pour ce qui est du film “Darling ha Gaikokujin”, à la base je n’avais aucune envie de le voir et les quelques critiques que j’ai lues sur Forum-Japon (certes à ne sûrement pas prendre pour argent comptant !) étaient (yappari…) négatives. Par contre je ne manquerai pas de jeter un coup d’oeil à ton article Gaël ! ^^
Autres critiques pêle-mêle :
- les données sur le divorce, elles viennent d’où ? Je doute qu’il existe des études extensives au sujet du couple mixte…
- la photo d’Arashiyama je trouve que tu abuses un peu, on voit pas grand chose. D’ailleurs c’est pas très sympa de prendre des gens comme ça dans la rue, de plus ou moins les labelliser dans des catégories aussi subjectives que réductrices et de rendre tout ça public sur le Net.
- je fais dans le sophisme mais les personnages que tu décris étant principalement des dragueurs plutôt superficiels et égocentriques, ton article laisse entendre le contraire de ce qu’il dit : tous les couples mixtes fonctionnent parfaitement puisque chacun y trouve son compte (le gaijin a son coup à tirer et la Japonaise son nouveau jouet pour épater ses amies). Un couple c’est un temps d’être à deux pour une durée potentiellement limitée, or si le binôme s’accorde à n’envisager cette durée que sur du court terme, voire du très court terme, on peut en conclure que tout va bien dans le meilleur des mondes.
Bon pour faire simple et ne pas laisser votre lectorat sur une impression assez amère du couple mixte occidentalo-japonais, je pense qu’on peut le comparer à la première année de fac : un gros pourcentage d’échec dans l’ensemble qui se transorme en taux de réussite très élevé dès lors que l’on se tourne vers une catégorie précise : ceux qui font un minimum d’effort pour prendre leurs études au sérieux.
Bonne continuation dans tous les cas, pas de problème si tu veux réagir à mes critiques (qui valent ce qu’elles valent…) et pourquoi pas au plaisir de collaborer sur des projets avec vous, notamment au sujet de l’apprentissage du japonais.
長文乱筆で失礼致しました。
Jérémy P.
Administrateur du forum Nantes-Japon
http://nantes-japon.cultureforum.net/forum.htm
100% d’accord avec toi.
-Les source sur le chiffre avancé pour les divorce manquent et me semblent subjectives,
-La photo n’illustre pas le propos clairement
La formulation du commentaire est toute fois bien équilibrée car elle relève aussi les points positifs de cet article.
Cet article répend un mythe, celui que toutes les japonaises raffolent des hommes occidentaux. En réalité, la plupart des japonaises n’en ont rien à battre des hommes occidentaux, et se scindent en deux groupes: les racistes qui ressentent un profond dégoût
envers les occidentaux, et les neutres, celles pour qui un homme occidental n’est pas un dieu vivant, et qui ne sortiront ou se marieront avec un occidental si celui ci fait des ef
Celles qui sortent avec le premier gaijin venu sont une minorité, soit elles sont atteintes de la fièvre blanche (inverse de la fièvre jaune), bref elles font une fixettes sur le blancs, commes les pov’ mecs fans de mangasses qui rêvent de se taper une japonaise, parce qu’ils croient que les japonaises sont toutes bonnes…
Soit c’est parce qu’elles sont tellement barjos ou hideuses qu’aucun japonais ne veut d’elle, donc elles doivent se rabattre sur des gaijins ventripotents et chauves qui n’ont jamais réussi à emballer dans leur pays d’origine, et qui ne réussient à pecher que des thons, sauf qu’ils croient que c’est thons sont des bonasses, parce que les mecs, qui se prennent pour des charisma men, sont gravement atteints par la fièvre jaune.
Quand aux couples femmes occidentales – hommes japonais, il y a déjà à la base beaucoup moins de femmes occidentales célibataires au Japon, par rapport aux hommes, donc ce déséquilibre n’a rien d’étonnant.
Les femmes russes ont par exemple beaucoup de succès, les russes qui travaillent en tant qu’hostess sont très nombreuses, et beaucoup d’entre elles se marient avec un de leurs clients, en général un salaryman pas très sex.
Et puis vous pouvez jeter un coup d’oeil sur ce blog:
http://tokyo-memories.skyrock.com/
La fille qui le tient à apparemment beaucoup de succès auprès de ces messieurs nippons.
Et puis sur la photo, on ne voit rien, à part que l’homme n’a pas un physique d’apolon.
Mais rien ne dit que la femme est belle non plus. Le phjotographe as-t’il seulement vu cette femme de face, oû s’appuie t’il sur ses propres préjugés?
Dans les couples hommes occidentaux, femmes japonaises, la femme est souvent loin d’être un canon, mais les fétichistes trouvent toutes les japonaises canons…
Pour ne pas reppeter ce qui a été dit je dirais juste que je pense la même choses que Toto
Encore heureux que la photo ne montre pas les visages… tu imagines le droit à l’image !
Pour ce qui est du sujet, j’ai pensé en lisant à la BD “Fraise et chocolat” et “je ne reverrai plus Okinawa” mais ce sont deux français en fait malgré les apparences. L’as-tu lu Gael ?
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cette histoire de mensuration et de caractère, est ce une histoire de domination ?__?
parce que tout le monde n’a pas le même caractère (d’un coté comme de l’autre je veux dire)