Musée Ghibli

Musée Ghibli

Après un trajet d’un peu moins d’une heure en train, nous débarquons à la gare Lon-Lon (où se trouve Malon ?) de la petite ville de Mitaka. Le paysage que l’on y découvre ne change, à première vue, pas trop de Tôkyô. Une rue marchande telle que l’on peut en voir des dizaines à Tôkyô se trouve droit en face de nous. Mais sur les côtés, on peut y distinguer des quartiers résidentiels. Et pas des quartiers d’immeubles froids, non, de petites maisons, souvent accompagnées de petits jardins. Il y a de la verdure, et après une journée à Tôkyô, ça fait toujours du bien.

La recherche du Musée Ghibli nous montre un sens bien particulier de la signalisation de la part des Japonais. A la sortie de la gare, droit devant nous (tellement droit devant nous qu’on ne l’aura pas vu de suite), se trouve un panneau indiquant la direction. Nous suivons donc cette indication, puis plus rien. Pas un panneau. En fait, la direction nous indiquait simplement la station de bus pour prendre la navette reliant la gare au Musée. Heureusement, nous avons un plan sur nous et c’est donc à pied que nous nous y sommes rendus. Quelques maisons, parcs et deux rivières plus loin, nous voilà enfin proche du Musée Ghibli. Les panneaux d’indication de la direction refont mystérieusement leur apparition. Encore quelques pas, et nous y sommes.

Le Musée Ghibli se situe dans la forêt de Mitaka, dans un endroit calme où il fait bon respirer, radicalement différent de l’immense et polluée Tôkyô. Un endroit où il trouve parfaitement sa place, tant le thème de la nature fait partie des plus abordés dans les films du studio. Le bâtiment est étrange. Tout en béton, aux lignes plutôt arrondies et aux couleurs bizarres, il intrigue un peu et donne l’impression d’avoir été créé en pâte à modeler par un enfant de 6 ans. Pas loin du portail d’entrée, c’est Totoro qui est au guichet. Voilà qui nous met rapidement dans l’ambiance. Un peu plus loin, nous faisons la queue pour entrer dans le musée. Après présentation de notre réservation et de nos passeports, on nous remet un dépliant sur le musée et le premier souvenir, le billet d’entrée, qui se trouve en fait être un morceau de pellicule d’un film du studio. La visite de la première salle me met face à une certaine déception. Je savais très bien que c’était un musée d’art et qu’il ne fallait m’attendre à un Disneyland miniature. Cependant, j’aurais aimé que ce musée d’art soit moins fermé aux occidentaux. Car tout, absolument tout, à l’intérieur est en japonais. Cela m’a quelque peu dégoûté, compte tenu de l’intérêt que je porte à ce studio et son musée. La visite a toutefois été bien riche, même si j’en garde le goût amer de ne pas en avoir profité au maximum. Une fois les diverses salles visitées (vous pouvez en apprendre plus sur leur contenu dans cet article), une escale s’avère nécessaire à la boutique Mamma Aiuto. Cette petite boutique remplie de produits dérivés aura tôt fait de vous ruiner tant chaque objet donne l’envie d’être acheté. Mais n’étant qu’aux deuxième jour de notre voyage, nous avons su rester sages. Passées nos petites emplettes, nous nous sommes encore dirigés vers la salle de cinéma qui projetait un dessin animé plutôt étrange. Comme le reste du musée, il était bien sûr en japonais, dépourvu du moindre sous-titre pour les occidentaux. De par sa pauvreté technique, et l’absence de compréhension du scénario (bien que les images parlaient d’elles-mêmes), j’avoue m’y être presque un peu ennuyé. Mais bon, je repartirai avec la fierté d’avoir vu un Ghibli que l’on ne peut voir que là-bas.

Après près de deux heures dans le musée, nous en sortons et profitons de notre présence à Mitaka pour faire quelques boutiques de la rue marchande avant de retourner sur Tôkyô. C’est non sans émotion que nous y visiterons notre première librairie japonaise, qui je dois le dire était plutôt bien achalandée, et que nous y dépenserons nos premiers yen dans un boutique de jeux vidéo. Nous regardons encore quelques boutiques en nous dirigeant à nouveau vers la gare Lon-Lon, où nous attend notre train pour Tôkyô. C’est là que s’achève notre courte, mais intéressante escale à Mitaka.

Lire le tutorial pour acheter des billets pour le Musée Ghibli

Mise à jour 30/3/2010 : A noter qu’une autre boutique Ghibli officielle est également accessible dans le quartier de Kiyomizu à Kyoto.

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Posté le par Julien
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