
Partir au Japon ne se fait, bien évidemment, pas en un simple claquement de doigts, et c’est le type de grande aventure que je voulais pas bâcler, bien au contraire. J’ai donc entamé les recherches de renseignements dès le mois de mai en me documentant sur les informations à ne pas manquer dans le cadre d’une telle préparation. Merci Le Petit Futé et un Victor FRANGIN non moins malin, entre autres nombreuses autres sources, pour leurs innombrables indices qui ont déterminé mes recoupements.
Les accompagnateurs se sont choisis tout naturellement : Julien ULDRY, collègue et ami de toujours, ne pouvait manquer à l’appel et c’est avec grand plaisir qu’il m’avoue accepter ; quant à Steeve MAMBRUCCHI, il est toujours altruiste de donner sa chance aux petits jeunes de la langue japonaise, surtout lorsqu’ils sont plus vieux de quelques jours !
En premier lieu, ce sont les dates du voyage qu’il aura fallu arrêter. Le croisement des emplois du temps ne nous a pas laissé beaucoup de choix. A l’origine, le départ devait s’effectuer le 27 septembre ; après avoir vérifié les dates 2003 de l’immanquable Tôkyô Game Show, la période du voyage est conséquemment avancée de quatre jours pour finalement se dérouler des mardis 23 septembre au 7 octobre.
La machine se met donc tout naturellement en route : choix du vol et réservation des billets ainsi que des trajets de chacun vers le point de ralliement Charles de Gaulle ne relèvent pas de gageures, la préparation des autres réservations va toutefois demander plus de minutie. Il nous faudra d’une part trouver un hôtel correct dans sa prestation comme dans ses tarifs. Le New Koyo (nous y reviendrons dans la prochaine partie de ce compte-rendu) s’impose après les quasi prématurées indisponibilités dans la durée du Tôkyô International et du Yoyogi.
Renseignements pris, il nous faut également un Japan Rail Pass, sésame des lignes JR sen du Japon, qui offre la gratuité des déplacements de certains métros et Shinkansen utiles sur une base forfaitaire que nous avons arrêtée à notre petite quinzaine. Après coup, notre JRP a bel et bien été rentabilisé grâce à nos nombreux déplacements sur les Yamanote, Chuô et Sôbu Sen, ainsi que par les trajets vers Kyôto, Fuji-city, Yokohama et le double déplacement à Makuhari Messe pour le TGS.
Les places pour ce dernier sont réservées elles aussi sur la toile, pour économie de quatre cent petits Yen. Tout comme les vouchers du Musée Ghibli, qu’il faut retirer tôt tant ce Musée d’art est plébiscité.
Vite contées, moins rapidement effectuées, ces opérations et les rassemblements préalables m’auront pris trois bon mois. Il ne reste vite plus que quelques jours avant le grand départ. Entre la confirmation pour la énième fois notre tranche horaire d’arrivée à l’hôtel par téléphone, la commande et le retrait de dizaines de milliers de Yen, la préparation de la valise et la vérification de tous les papiers, le 23 septembre pointe vite le bout de son nez.
La première des deux journées marathon s’entame alors. Lever à cinq heures du matin pour moi, le ralliement étant directement organisé à Charles de Gaulle avant le décollage prévu à 13h15. Je retrouve Steeve à la descente du train, à 10h49, à la gare SNCF de l’aéroport. Nous avons un peu plus de deux heures pour rejoindre notre porte d’embarquement, enregistrer mon bagage à soute, passer une douane au personnel toujours aussi détestable et attendre mon petit Suisse dont le timing est réglé à la seconde, tant il arrive quelques minutes seulement avant le décollage.
A l’entrée dans l’avion, c’est tout d’abord l’étonnement de voir qu’il est plein, et rempli pour l’énorme majorité par des japonais, mais c’est surtout une légère déception qui nous attend. Séparés d’un Steeve qui sera collé au hublot par deux farouches japonaises quelques mètres plus loin, nous nous retrouvons confinés à l’arrière de l’appareil, dans une cage à poules cachée sous le terme officiel euphémisant de “classe économique”. Et c’est enfin parti, après un peu plus d’une heure d’attente avant le décollage, pour près de douze heures de mal aux membres et d’impossibilité de dormir.
Télévision de petite taille et mal disposée qui peine lors des deux films médiocres diffusés pendant le vol, siège de piètre qualité et sans rabattement efficace… euphémisons nous aussi : le confort de vol n’est pas optimal.
Consolons-nous de ces quelques désagréments, l’aéroport de Tôkyô-Narita nous attend déjà pour les deux trépidantes semaines à venir. Ces treize jours restants, vous les découvrirez tranquillement chaque semaine sur Kanpai!.
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Je n’aurai que peu de choses à ajouter, tant le texte de Gael est complet, en dehors de la petite partie du voyage effectuée seul de Genève à Paris. Levé à 6h00 du matin après une nuit plutôt agitée par le prochain grand départ, c’est une heure plus tard que je quitte mon domicile pour me rendre à l’aéroport. Les derniers bagages viennent d’être bouclés, tant pis si j’oublie des choses. L’essentiel est là, quelques fringues, mes billets d’avion, mon passeport et surtout, mon envie intense de découvrir le Japon. Le trajet vers l’aéroport se fait dans le froid et sous la pluie. Voilà quelque chose qui ne me manquera en tout cas pas au Japon. Une fois à l’aéroport de Genève-Cointrin, après un dernier café pris avec mon père, je me dirige donc vers l’embarquement. Le passage à la douane se fait de manière plutôt froide, ce qui ne constitue pas en soit une surprise. Par contre, grand étonnement au check-in, où une charmante demoiselle répondra à toute mes questions concernant l’attribution des places dans l’avion, même si elle ne pourra pas nous mettre aux côtés de Steeve, l’avion étant plein et ce dernier ayant déjà pris une place. Une fois les bagages donnés, il ne me reste donc plus qu’à attendre le décollage. Ayant près de deux heures devant moi, je décide de m’offrir un peu de lecture. Si je n’aurais pas craché sur le dernier Joypad, il aura fallu que je me contente du dernier Consoles +, seul représentant de la presse vidéoludique française dans le kiosque présent avant la porte d’embarquement. Après une longue attente, l’embarquement se fait à l’heure, alors que le décollage connaîtra quelques minutes de retard. Quelques précieuses minutes qui ne font que raccourcir le délai d’une heure pour passer d’un avion à l’autre à Paris. Le voyage se passe bien et étonne par sa courte durée. Un peu moins d’une heure. Une fois à l’aéroport de Paris Roissy Charles de Gaulle, je remarque un message de Gael sur ma boîte vocale. Après consultation, j’apprends que l’embarquement se fait à 12h30. Et il est 12h25. Je commence donc quelque peu à paniquer, puis c’est l’énervement en constatant qu’il faut repasser à la douane, et que pour le contrôle des passeports, un seul des deux guichets est ouvert, avec une file d’attente interminable. Les minutes tournent, la panique de rater mon avion pour le Japon m’investit de plus en plus. Heureusement, je constate soudainement que le deuxième guichet s’ouvre. A ce moment-là, je double toute la file et passe très rapidement. Ouf ! J’aurai presque couru dans tout l’aéroport, passé en vitesse les bagages à main aux rayons X sans trop d’attente, heureusement, et me voilà enfin à la porte d’embarquement. Là, c’est une autre surprise qui m’attend. Les français ne sont pas là ! En fait, ils m’attendaient un peu avant, et je les ai pour ainsi dire doublés. Mais après un petit téléphone et quelques secondes d’attentes, nous nous retrouvons, pour embarquer ensemble vers le Japon.
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