Yama Onna Kabe Onna

Retour du drama sur Kanpai ! Depuis Nodame Cantabile in Europa en début d’année, je n’avais pas visionné d’épisodes de dramas japonais. C’est maintenant chose corrigée, avec ce Yama Onna Kabe Onna assez dans l’esprit de ce qu’on connaît. Il s’agit d’une comédie légère autour de deux vendeuses (Ito Misaki et Fukada Kyoko) d’un magasin de luxe à Tokyo, dont l’une a peu de poitrine –Kabe Onna / la femme mur– et l’autre a des seins énormes – Yama Onna / la femme montagne. C’est d’un goût décalé trouveront certains, mais curieusement, YamaKabe arrive à ne pas trop faire dans le graveleux ni dans le débilo-sexuel.

L’intrigue tourne autour de la relation amicale entre les deux femmes qui vont apprendre à se connaître. Et il s’agira aussi pour Aoyagi Megumi (Misaki Itou) de découvrir comment Mariya Marie (Kyoko Fukada) fait pour avoir d’aussi grosses miches alors qu’elle, malgré ses efforts, est une véritable planche à pain. Ce sera également l’occasion de retrouver la célèbre Eiko Koike (Ooyama Haruka), model / idol / femme à tout faire qui fait surtout le bonheur de la main droite de millions d’adolescents… ce qui me mène habilement vers la première anecdote de cet article. La Mariya du drama est censée avoir une paire de seins énormes alors qu’elle ne fait que du 86 de tour de poitrine (vive les push-ups !). À côté de ça, Koike Eiko, qui a dans la série des seins considérés comme « normaux », fait en réalité ses 91cm de première mensuration ce qui, ramenés à son 1,66m et ses 59 petits centimètres de tour de taille, lui permet de poser dans la catégorie gros seins des magazines (allez au Japon, entrez dans le premier conbini qui tombe, chopez le premier magazine à hauteur de vos yeux et vous comprendrez). Voilà, c’est tout ce que j’avais à dire ; enfin, la vérité est faite !

Dans le genre plate comme une limande, la belle Uehara Misa vue dans Nodame Cantabile n’est pas mal non plus. Et tant qu’on est dans les révélations, Itou Misaki n’est pas si « kabe » que ça. Rappelez-vous, quand elle jouait Hermès-san dans Densha Otoko, les otaku n’auraient pas craché sur ses seins (Moé moé, tout ça). Mais enchaînons. Ce n’est pas parce qu’on parle de poitrines dans Yama Onna Kabe Onna que vous pourrez mater des seins à chaque scène. Certes, il arrivera qu’on voie un soutien-gorge de temps à autre, ou deux ou trois pelotages de seins (généralement involontaires, rapides et gênés), mais c’est bien tout. En revanche, ça débattra un peu plus de taille, de soutif, d’enfance et de fantasme. Et ça met l’accent, peut-être sans le vouloir vraiment mais qu’importe, sur le fait qu’au Japon plus qu’ailleurs, une femme à la poitrine rebondie est plus sujettes à perversité voire à certaines déviances sexuelles. Le sujet des stalkers est abordé rapidement, mais il rappelle qu’au Japon, les seins sont généralement petits (on n'y vent *que* du soutif rembourré) et qu’on ne les pose pas souvent sur la table. Heureusement, tout cela est abordé plutôt dans une bonne humeur superficielle fort à propos.

Les séquences dans le magasin Marukoshi (qui est dans la vraie vie le célèbre Mitsukoshi de Ginza à Tokyo) nous rappellent également que les Japonais aiment faire beaucoup d’heures et être relativement improductifs au boulot. En France, on essaye d’en foutre le moins possible pour baiser le patron ; là-bas, on met tellement de cœur à l’ouvrage qu’il faut être une douzaine pour changer une ampoule, comme je le remarquais dans mes anecdotes de voyage au Japon. Qu’importe, la brochette de vendeuses de sacs à main est agréable à regarder, bien qu’elles servent la bière dans des verres à vin, et le Tsugaru-ben (patois local) de Megumi est juste hilarant. J’ai trouvé que Yama Onna Kabe Onna était un drama plaisant, parfois certes un peu longuet, mais qui sait globalement faire passer un moment divertissant. Tâtez donc sa bande-annonce pour vous faire une idée.

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