Xenosaga Freaks

Sorti fin avril 2004, soit à peine deux mois avant l’Episode II, Xenosaga Freaks se présente sous la forme d’un disque bonus. Réservé aux amateurs des Xeno-series, et plus particulièrement à la saga actuelle, il est divisé en quatre choix distincts.

La partie concernant Xenosaga Episode II Zen’aku no Higan est, il va sans dire, celle qui a fait le plus parler d’elle. Elle propose en effet une bande-annonce de quelques dizaines de seconde, avant de nous propulser directement dans la version jouable pour les premières minutes de l’aventure, sur l’ancienne Miltia. Vous dirigerez alors Canaan, chaos et Jin, jusqu’à la première rencontre avec Margulis.

Xenocomi n’est qu’un vague dôkyûsei sans grande ambition, qui met en scène une bonne demi-douzaine des protagonistes dans des décors en semi 2D/3D avares en détails. Les seiyûs habituels doublent avec efficacité les personnages, représentés par des artworks en 2D d’une bien pauvre qualité. Le scénario, plus ou moins inédit dans l’Episode I mais pas particulièrement passionnant, est le même pour tous les personnages, dont le choix permet simplement un autre point de vue. Parfois, plusieurs possibilités de réponse s’offrent au joueur pour diriger la conversation ; mais en réalité tout est déjà très scripté et, bien souvent, une seule réponse est la bonne.

Xenopittan est la conversion dans l’univers de Xenosaga du Mojipittan édité par Namco en janvier 2003. Ce « kotoba no puzzle » (« puzzle de mots ») est jouable en ligne via Shockwave à cette adresse. Le principe s’apparente à un Scrabble version japonaise, dans lequel le joueur doit placer correctement des hiragana de sorte à former des mots. Jouable à un ou deux, sur une bande sonore absolument infernale, Pittan version Xeno ne propose que quelques tables et objets spéciaux de la série, ainsi que des courtes animations faiblardes reconnaissables par les fans. Bref, rien de très affriolant.

Enfin, l’Encyclopedia rappellera l’Umus Mundus Network du premier opus, en un peu plus intéressant, mais malheureusement en beaucoup plus court. Divisé en quatre parties (« Characters », « World », « Products », « Keywords »), il a le mérite de proposer plusieurs types de médias pour chaque occurrence : des informations comprenant de l’hypertexte, des artworks, de courtes vidéos de l’Episode I, ainsi que les voix des doubleurs officiels qui se présentent en tant que les personnages de la série, chacun à leur manière. Toutefois, beaucoup d’entrées ne contiennent finalement que du texte, à notre dam.

En définitive, si la démo offrait un intérêt certain avant la sortie de l'Episode II, désormais il faut être un sacré freak pour « jouer » plus de quelques minutes à Xenosaga Freaks. De plus, sans connaissance de la langue japonaise, le disque n’offre qu’un intérêt très limité. Alors, il fera joli dans la collection, mais à condition de ne pas l'avoir payé bien cher... Parce qu’à 5.000Yen le paquet, il ne faut pas exagérer !

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