Virtua Fighter Cyber Generation

Virtual Quest - Judgement Six no Yabô

On en attendait beaucoup de ce Virtua Fighter Quest, destiné à redorer un blason bien souillé dans le coeur de tous les fans de SEGA. Or, le jeu se lance sur le mauvais karaoké d'un mauvais morceau de pop japonaise, et laisse place à un mauvais écran titre. J'ai honte pour les créateurs, et pour la firme en général, lorsque je vois le noble titre Virtua Fighter souillé par un chara-design aussi ridicule. Et s'il n'y avait que ça... Tout le jeu semble sponsorisé par "Pathétique Inc".

Techniquement, Virtua Fighter Cyber Generation (VFCG) ne vaut pas le plus laid des jeux Dreamcast : trois polygones et demi par objet modélisé, plaqués par des textures inexistantes ou presque (et toujours bien floues). L'horreur graphique est accompagnée d'une pseudo musique électronique au moins aussi infernale que ses bruitages. Pour couronner le tout, VFCG est un modèle d'injouabilité. Le "héros" répond mal, ses actions sont incroyablement limitées, et la caméra s'avère tout bonnement affreuse. Seul L1 peut la replacer derrière le personnage, alors que le stick analogique de droite sert invariablement pour lancer son fouet plus idiot que technologique. Pour encore nous prouver qu'ils maîtrisaient aussi bien la programmation que des éléphants opérant avec leurs pattes de derrière, les responsables ont ajouté des temps de chargement tous les trois pas. Dix secondes pour charger trois ennemis et une musique sur le même environnement, re-dix secondes d'attente pour revenir en "mode" "exploration", etc.

Mais ce qui reste sans doute le pire dans tout ça, c'est d'avoir couplé les personnages stylés de la grande saga Virtua Fighter avec des bouseux qui ne feraient même pas de bons dresseurs Pokémon. Les designers peuvent aller se cacher bien loin, on ne risque pas d'avoir encore besoin d'eux, sinon pour leur commander un hentai ridicule. Je préfère arrêter les frais ici ; c'est déjà trop d'honneur d'avoir consacré une page à ce titre. VFCG est le genre de jeu qui fait autant honte à mon dictionnaire des synonymes (pour son manque d'adjectifs dépréciatifs) qu'à... j'en pleure pour eux... l'AM2. On pourrait disserter longtemps sur les choix de fusions internes plus que douteux, et surtout la qualité des dernières productions de feu le grand SEGA, mais je suis tellement las par ce que j'ai pu toucher que je ne vais pas m'y lancer. Cyber Generation décroche au moins la palme d'un des plus gros pétards mouillés de l'histoire du jeu vidéo.

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