Ce n'est pas un secret : quand Square s'aventure hors des frontières du RPG, le résultat est rarement glorieux. L'exemple le plus récent et probant reste Driving Emotion Type-S sur PS2. Pourtant, ce Bouncer très attendu avait de quoi promettre, notamment grâce à la Dream Factory, responsable des excellents Tobal.

D'autant que le genre beat'em all de Bouncer se rapproche des jeux de combat pré-cités, développés sur PS1. Mais force est de constater que le résultat s'avère loin d'être à la hauteur des deux Tobal. Tout d'abord, en se présentant comme un beat'em all injouable à deux simultanément, The Bouncer part avec un handicap sérieux. Pour ne rien arranger, le gameplay -s'il innove pourtant à travers les touches analogiques- s'avère particulièrement peu pratique et très contraignant, donc ennuyeux. Enfin, sur les deux petites heures que dure une partie, seule une demi-heure concernera le jeu à proprement parler. Les trois quarts de Bouncer transforment le joueur en spectateur (un comble !) de scènes cinématiques, certes superbes, mais plutôt inintéressantes. D'autant que le scénario devient de plus en plus soporifique et insensé à mesure que l'on progresse. Et que NOMURA commence sérieusement à manquer d'inspiration en ce qui concerne le design des personnages.

Non, vraiment, ce Bouncer est à oublier d'urgence. Square a nettement plus intérêt à se concentrer sur les RPG traditionnels.

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