La famille MISHIMA n'en finit pas de mourir, et ses créateurs semblent vouloir l'exploiter jusqu'à épuisement, franchissant allègrement les barrières du ridicule. Tekken revient sur PlayStation 2, après un épisode hautement controversé, et pour cause. A la période de sortie de Tekken 4 coïncident les parutions de Dead or Alive 3, et surtout Virtua Fighter 4 et Soul Calibur II. Pour jouer dans la cour des grands, le nouvel épisode de la saga va devoir redorer un blason souillé par la fainéantise de ses développeurs.

Sur une machine très délicate à dompter, à peine bien exploitée encore près de trois ans après sa sortie, et surtout face à deux consoles nettement plus puissantes, Tekken 4 peine à impressionner. Si les personnages s'avèrent légèrement plus détaillés et homogènes que dans Tag, il apparaissent toutefois largement en déçà de ce qui se fait en face. Pour les décors, itou : malgré quelques éléments 3D, ils restent surannés de par leur ennuyeuse linéarité et leur fond 2D. Musicalement, Namco nous offre tout bêtement du Namco, soit de la musique de supermarché. D'aucuns s'attendaient à autre chose ?

Dans son gameplay, et c'est peut-être là le plus grave, Tekken 4 aura à peine progressé d'un poil. Jouer fin 2002 avec des coups qui datent de huit ans à peine rejoints par quelques innovations, ou encore frapper en tenant compte des collisions TRÈS approximatives, inélégamment masquées par des ronds de lumière ridicules, cela reste absolument honteux.

Carton rouge à Namco qui ne réalise, depuis plusieurs années, absolument aucun effort pour une saga qui lui rapporte tant, uniquement grâce à des innovations d'ordre graphique, à peine valides. Quoi qu'on en dise, le public PlayStation aura tout de même largement contribué à une belle régression dans la qualité globale du jeu vidéo.

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