Je ne connaissais pas TAKEI Hiroyuki avant de découvrir Shaman King. Pourtant, et même si SK est une de ses premières grosses séries (avec SD Hyakkaten et Butsu Zone), il fut assistant principal de manga renommés comme Rurôni Kenshin ou Shiawase no Katachi. Néanmoins, j'ai été agréablement surpris de la qualité de cette série.

ASAKURA Yoh, protagoniste de l'histoire, est le nouvel élève d'un lycée de Tôkyô. Rien d'anormal, excepté que ce jeune garçon de 13 ans est un shaman, qui a la possibilité de dialoguer, d'invoquer et de fusionner avec certaines entités de l'au-delà. Il se lie d'amitié avec OYAMADA Manta, un élève de sa classe, qui peut également voir les fantômes (mais qui n'a aucun pouvoir, sinon celui de lire dans son énorme encyclopédie qui ne traîne jamais loin) ; et rencontre Amidamaru, un samurai légendaire décédé 600 ans auparavant, qui va l'accompagner dans sa quête. Oui, sa quête, car derrière ses airs nonchalants et ses yeux à demi-ouverts, Yoh doit participer au Shaman Fight, un énorme tournoi faisant s'affronter tous les shamans de la planète, et qui se déroule une fois tous les 500 ans. Son but toutefois, en devenant le Shaman King, est selon ses dires de "vivre une vie bien tranquille"...

Ne nous leurrons pas, Shaman King n'est pas l'occasion de détailler des personnalités complexes ou torturées (quoiqu'un certain Ren...), mais plutôt de mettre en scène l'intérêt que voue l'auteur au monde des revenants lors d'affrontements épiques. Et on en redemande ! Le style graphique particulier de TAKEI y est pour beaucoup. On pourrait le situer entre du TEZUKA pour les corps, du TOME & JANRY pour les visages (si !), le tout mâtiné à la sauce de l'auteur et cumulé avec une recherche époustouflante dans les environnements, et un sens de la mise en scène incroyable (ah, ces contre-plongées !). De fait, les personnages sont vraiment charismatiques, très classieux dans leurs habits traditionnels ou très modernes ; et les combats extrêmement dynamiques et impressionnants avec des angles de vue décoiffants. Les mises en scène des combats sont hallucinantes, et les protagonistes prennent des postures incroyables.

Pour couronner le tout, la localisation est -une fois de plus avec Kana- d'une qualité plus que satisfaisante. Traduction, papier, bonus, tout est de bonne qualité, excepté peut-être les onomatopées "occidentalisées" (rien de grave).

Bref, Shaman King, c'est du bon manga, alors foncez !

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