Au sortir de Video Girl Ai et suite à son succès retentissant, Katsura choisit de mêler la dose de sentiments, qui fait fureur et le gros de ses ventes, avec des univers plus sci-fi et surtout plus Batman qui font vibrer son coeur. Résultat : la petite série de Shadow Lady qui combine les deux, pas toujours pour le meilleur.

Si, dans son dessin, Katsura semble avoir trouvé ses marques définitives ou presque, après quinze volumes d'une Video Girl de plus en plus belle, le rythme n'y est pas encore et c'est de cela que va principalement souffrir le manga. Bien qu'au coeur de l'action dès les premières pages, la nouvelle semble avoir du mal à démarrer réellement et à nous parler comme le font d'habitude les productions de Katsura.

Efficace dans la création des personnages et des costumes, malgré des côtés parfois trop magical girl et un personnage que l'on jurerait tout droit sorti de Dragon Ball, Katsura l'est infiniment moins dans la narration de son histoire, ce qui crée de grosses disparités dans le rythme du manga : il n'y a aucune progression dans les pouvoirs de Shadow Lady, et les scènes d'action intéressantes ne pointent le bout de leur nez que trop sporadiquement pour laisser place à un scénario faiblard.

Et si ce ne sont pas les quelques touches sexy racoleuses qui sauvent ce manga d'une fermeture affreusement raccourcie, il n'en demeure pas moins dénué de charme. Sûrement pas le manga d'une année, mais plutôt cinq cents pages gentillettes qui passeront après beaucoup d'autres productions plus réussies.

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