PlayStation 4 : essai de la console et des jeux

Lors de ma visite au E-Games, sous-salon de la Suisse Toy (une foire annuelle du jouet qui se déroule à Berne), j'ai eu la bonne surprise de tomber sur quelques bornes de démonstration PS4. L'événement a beau être petit, je le vois grandir un peu chaque année et de plus en plus d'exposants font des efforts. Ce fut particulièrement le cas cette année avec Nintendo, qui présentait tout son line-up jusqu'à Mario Kart 8 et Sony donc, venu présenter sa PS4 au public Helvétique. Quant à la Xbox One, elle était absente, sans doute en raison de son report à 2014 sur ce territoire.

Mais revenons en à l'événement, soit la PlayStation 4. Peu de bornes étaient présentes (2x Drive Club, 2x Knack, 1x Assassin's Creed 4 et 1x The PlayRoom) et toujours dans ce mobilier suspect qui très certainement cache discrètement un kit de développement dans une petite caisse en bois joliment décorée aux couleurs de la machine. Autre point noir : la qualité et le réglage des écrans, sauf erreurs tirés de la gamme 2008 ou 2009 de Sony laissaient très franchement à désirer. Je m'abstiendrai donc de trop m'étendre sur la qualité visuelle des jeux, du fait de cette mauvaise mise en valeur, pour plus m'étendre sur la première prise en main de l'excellent DualShock 4, évoquer les lignes affutées de l'objet et revenir sur l'expérience de jeu.

La console

La machine était présentée dans un caisson en plastique transparent, un cache blanc bloquant l'accès à la partie arrière. Comme aux autres salons, elle devait sans doute être factice. Cette impression fut d'autant plus renforcée qu'après avoir fait planter Knack, un animateur du stand est simplement allé tirer et remettre une prise un peu plus loin. Reste que malgré tout, la finesse de l'objet impressionne. Elle est certes très profonde, me je ne m'attendais pas à des dimensions autant "compactes". Surtout après avoir vu l'évolution des premières générations de PlayStation, à chaque fois plus imposantes. Le petit trait de lumière bleuté fait clairement son effet, bien qu'il tire peut-être trop sur le blanc à mon goût. A voir sur les versions finales s'il est plus comme sur les photos de presse transmises par Sony. Autrement, le design est clairement plus sobre et moins sophistiqué que ce qui nous avait été proposé avec la PS3 d'origine. Fini la finition faux chrome et la typo Spiderman et place à un objet à la fois moderne et discret, pour lequel on ne peut s'empêcher de voir la filiation non pas avec la PS3, mais clairement avec la PS2.

DualShock 4 : la manette réussie

Lors de la première prise en main de la DualShock 4, c'est le poids qui surprend. Elle est lourde, sensiblement plus qu'une DualShock 3. Ce n'est pas un défaut (peut-être même plutôt un avantage), mais clairement, ça marque quelques secondes. Juste le temps de se rendre compte à quel point ce nouveau pad se fond parfaitement dans la main. Sony a enfin sauté le pas et fait la remise en question qui manquait tant depuis l'ère PSone. Avec comme résultat une refonte des poignées pour une ergonomie tenant plus du pad Gamecube (oui, j'ose cette comparaison), un élargissement pour un meilleur confort d'utilisation des sticks symétriques et un choix des matériaux très agréables au contact de la main. Vraie petite réussite, il me tarde de passer de plus longues heures de jeu dessus. J'aurais toutefois voulu tester la réflexion sur l'écran du grand indicateur LED, mais les écrans étant mattes, il ne gênait en tout cas pas le jeu. Quant au pavé tactile, il est facile d'accès, beaucoup plus que ce que j'aurais pu imaginer, mais je n'ai pas vraiment pu en faire usage en situation de jeu.

Les jeux : Knack et Drive Club

Parlons maintenant des jeux. Honnêtement, si la différence par rapport à la génération actuelle est visible, elle n'est pas autant flagrante que lors des changements précédents. Les choix relatifs au matériel de cette génération ayant été faits en pleine période de crise financière et énergétique, nous avons là, avec la PS4 et la Xbox One des produits somme toute modestes, économiques et moins gourmands en énergie. Peut-être la génération de machines la moins performante par rapport à son temps. Dès lors, on a plus de polygones, plus de textures, plus d'effets divers et variés. Bref, plus de tout et en même temps, un écart sans doute pas autant impressionnant qu'il fut lors du passage de la 2D basique à une 2D de qualité, de la 2D de qualité à la 3D ou de la SD à la HD. On a un peu l'impression d'avoir de la HD+, où cette fois on ne fait pas appel à la mise à l'échelle de la console pour afficher l'image souvent inférieur à du 720p sur du 720/1080p.

Sur les quatre jeux, je n'ai pu essayer que Knack et Drive Club. Les deux jeux souffraient de chutes de frame rate. Drive Club affichait l'information "Alpha Version" et si l'animation n'était pas vraiment au rendez-vous, visuellement, c'était tout de même assez séduisant. L'environnement est très travaillé et l'éclairage dynamique apporte passablement de vie à l'ensemble. Toutefois, j'ai presque eu de la peine à me focaliser sur la route en vue pare-chocs. Peut-être justement trop de détails. La prise en main était assez rapide, le jeu privilégiant l'arcade à la simulation. La DualShock 4 répondait très bien et on prend pleinement conscience du gain incroyable de confort apporté aux gâchettes par rapport à la troisième itération. Un jeu qui fera sans doute très bien son travail de jeu de lancement, même si à titre personnel, j'aurais préféré un nouveau Motorstorm. Mais il faut s'habituer avec Sony, malgré le catalogue abondant de franchises potentielles construit sur trois générations de PlayStation, il faut croire qu'ils aiment tester la nouveauté. Quant à Knack, je me suis revu jouer à Kameo, en 2005, en testant cette démo. C'est typiquement le jeu de plateforme-action coloré, sympathique, qu'on aura oublié dans 6 mois mais qui fera sans doute passer un moment agréable. Il apporte également son lot de variété par rapport au reste du line-up de lancement. Comme sur Drive Club, le pad répond très bien et le jeu, peut-être plus God of War que Crash Bandicoot dans cette démo, est assez simple à prendre en main. Quant à Assassin's Creed, j'ai dû m'approcher du joueur pour voir qu'il avait bien un pad PS4 dans les mains. Je ne sais pas de quel build il s'agissait, ni de quand il datait, mais honnêtement, de loin, je n'aurais pas pu dire s'il s'agissait bien de la version PS4 ou simplement de la version PS3. Enfin, The PlayRoom avait l'air sympathique, mais trop gadget pour moi.

On pourrait peut-être croire le contraire, mais j'ai été assez séduit par ce premier contact. Sans chercher à me convaincre, ni a simplement me satisfaire d'avoir enfin quelque chose de neuf entre les mains, après tout de même 7-8 ans de PS360, j'ai envie de revoir Knack et Drive Club, sur ma télé parfaitement calibrée selon mes goûts. Je sais que les jeux de lancements seront moyens à bons, qu'ils ne maîtriseront pas toute la technologie de la machine et que le meilleur reste à venir. C'est le cas de tous les lancements de machines ces dernières années. Et c'est un peu le rôle des early adopters de se contenter de ces premiers essais pas toujours concluants, pour aider à lancer une machine et favoriser l'apparition progressive de petites pépites. Vivement le 29 novembre donc, pour un nouveau contact avec cette PS4, dans les meilleures conditions du monde, à savoir chez soi.

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En plus de Julien en Suisse, Niko s'est rendu pour Kanpai en fin de semaine dernière à l'Appartement 4, un espace imaginé par PlayStation France et dédié à la presse pour essayer la PS4 et ses premiers jeux. Ci-dessous, voici ses impressions.

Les autres jeux PS4

Voilà l'occasion d'approcher, de toucher, et de tester la fameuse PS4 tant attendue. Ambiance feutrée dans un loft duplex parisien, cocktail, hôtesses... tout pour être à l'aise ! Une vingtaine de spots sont dispersés pour présenter et tester 7 jeux, ainsi qu'un lieu dédié à la "réalité augmentée" PlayStation.

Une coupe de champagne et deux ou trois amuses-bouches plus tard, je me lance sur DriveClub. Un seul circuit, deux voitures au choix : je me laisse tenter par une Maserati et c'est parti ! C'est fluide et rapide malgré quelques légers blocages et une jouabilité bien différente des autres jeux de course actuellement disponibles. Situé entre la simulation et l'arcade, la conduite est difficile a maîtriser aux premiers abords, particulièrement en virage ou l'on doit exagérément anticiper les courbes. Une fois à peu près contrôlée, la conduite se fait mais du coup, ça en devient moins fun car on ne se lâche pas comme dans Need for Speed par exemple.

Deuxième spot : Octodad. Après quelques minutes de jeu, je jette l’éponge et la manette : insupportable ! "On aime ou on n'aime pas" me dit-on. Clairement, moi je n'aime pas... Diriger une pieuvre molle à 8 tentacules correspondant aux 8 boutons de la manette est en fait très énervant !

Je n'ai malheureusement pas pu tester Assassin's Creed 4 : trop de monde et de squatteurs empêchaient aux autres de pouvoir l'essayer. Heureusement, dans deux semaines, on pourra déjà y jouer sur PS3.

Mon coup de coeur de cette soirée reviendra à Contrast : un jeu oldschool téléchargeable qui nous fait évoluer avec les ombres du décor et de l'héroïne. Par exemple, si vous êtes trop court pour monter sur un toit, il suffit de déplacer un spot lumineux placé dans le décor pour le poser ou le rapprocher d'un objet et ainsi augmenter son ombre au mur. L'héroïne peut elle aussi se transformer en ombre à certains points, et pourra ainsi grimper sur l'ombre de l'objet... Pas évident à expliquer mais très plaisant à jouer !

The Playroom : la réalité augmentée

Sur les jeux testés ci-dessus, je n'ai pas vraiment été bluffé techniquement par cette nouvelle console. Je suis donc allé au point réalité virtuelle : The Playroom, qui fonctionne avec la PlayStation Camera (vendue 59€ séparément), une forme de concurrence au Kinect de chez Xbox.

Trois personnes sur un canapé reportées sur l'écran, et nous voilà au milieu de petits personnages (qui rappellent les Mii de Nintendo) qui réagissent de temps en temps à nos mouvements, par exemple : quand on cache nos yeux, quand on leur fait signe de la main, etc.

La Dual Shock 4 tient un rôle important dans cette activité car on les entend couiner depuis celle-ci. D'une manip', on peut également voir les petits robots cachés à l'intérieur de la manette. Il est alors possible de les faire sortir en utilisant le slide tactile pour les envoyer sur l'écran, ou encore les aspirer à l'intérieur de la manette. Avec la tablette tactile, on peut également créer un objet virtuel et l'envoyer aussi avec nous sur l’écran.

L'expérience The Playroom, livrée avec toutes les PlayStation 4, est sympa à petite dose et risque surtout de séduire les plus jeunes d'entre nous.

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Très rapidement sur Kanpai : des essais plus complets des jeux PS4, avant les tests définitifs pendant la dernière semaine de novembre.

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Commentaires

SETH
14 Octobre 2013
14:07

Pas de 4K, alors que le PC et les écrans se dirigent vers elle...Pas de 3D, pas même en fullHD, peu d'immersion, en tout cas pour la PS4, la Xbox One semblant contenter un peu plus le joueur avec son évolution de kinnect. Pas de lunettes de VR à prix décent( et FOV +résolution ad'hoc)
Qu'apporte cette génération de PS...? Rien...ou presque
Bref sans moi, un PC revient nettement plus cher mais au moins ils évoluent, eux...

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13 Avril 2014
02:47

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