Je ne connaissais pas Overlord premier du nom et, si on ne m’avait pas donné l’opportunité d’essayer sa suite, je ne m’y serais sans doute pas intéressé non plus. Il y a comme une espèce d’aura « PC » autour de ce jeu, un mélange entre du Tolkien, du Fable et du Magic… Bref, un monde héroic-fantasy plein de gnomes et de magie, auquel je suis généralement assez réfractaire. On lit par-ci par-là qu’Overlord a également une pointe de Pikmin ; je pense qu’on peut donc le ranger dans la catégorie des jeux de stratégie en temps réel à la troisième personne.

Toutefois, Overlord 2 n’en est pas moins bourrin. D’ailleurs, le titre a tendance à user et abuser du mitraillage de boutons. On sent que le syndrome beat’em all lui pend au nez, tant le joueur devra finalement répéter les mêmes actions sans grande difficulté. Les développeurs ont bien tenté d’y ajouter quelques bonnes idées, malheureusement ternies par un gameplay souvent peu précis, et même parfois complètement à la ramasse. Et puis il y a cette fluidité absolument déplorable, qui nous ramène de longues années en arrière et qui anéantit beaucoup des efforts réussis sur le plan artistique. Pour ma part, cela me détruit totalement le plaisir de jeu.

Overlord II est comme gâché par une direction technique hasardeuse, qui tire vers le bas une foule de bons sentiments et de réussites. Pour les amateurs, l’ambiance est une réussite, la durée de vie fait honneur au genre et l’univers dans son ensemble nage dans une cohérence et une écriture cynique de bonne facture. Si vous êtes prêts à passer outre des défauts d’un autre âge, vous pourrez vous y amuser mais personnellement, je n’ai pas su.

Article intéressant ?

Informations pratiques

Thématiques associées

Kanpai vous suggère également ces articles