Naruto Gekijôban Daikatsugeki !

Naruto Gekijôban Daikatsugeki !

Annoncé au cours de l’été 2003 devant le succès du manga et de la série, le premier film Naruto au titre plus long qu’un Virtua Striker est finalement sorti le 21 août de l’année suivante. C’est DATE Hayato, déjà réalisateur de l’animé pour Pierrot et TV Tôkyô, qui l’a dirigé. Pour cela, il a bénéficié d’un budget beaucoup plus conséquent, et cela s’en ressent clairement dans la qualité visuelle du rendu.

Ainsi, Yuki-hime Ninpôchô profite de nombreux bienfaits : les traits sont plus fins et très propres, surtout en ce qui concerne les visages des protagonistes ; les décors, la lumière, les couleurs sont superbes, du coup les jutsu se révèlent souvent impressionnants ; grâce aux frames beaucoup plus nombreuses, les animations sont plus détaillées ; et des effets spéciaux infographiques très bien intégrés font leur apparition pour le meilleur. Dans l’ensemble, l’on peut estimer le niveau technique du film à celui des génériques de la série. Bref, du très correct.

Comme à l’accoutumée lorsqu’un animé connaît un portage sur grand écran, certains gimmicks sont repris, notamment en début de pellicule, pour ressituer globalement l’action. Ainsi, on aura droit aux sempiternels Naruto plus qu’expressif, Sasuke indifférent et mystérieux, ou Sakura amoureuse et ses coups de folie sur fond noir. De même, le film n’oublie pas les kagebunshin à outrance, le sharingan de Kakashi, et bien sûr l’inévitable « zettai hokage ni naru » (« je deviendrai hokage à tout prix »). Beaucoup de musiques représentatives ont été reprises des OST de l’animé, alors que certaines sont inédites. L’ensemble se révèle écoutable.

Le scénario, lui, n’a rien de vraiment inédit, d’autant qu’il suit des routines déjà bien connues. L’avancée de l’action se fait très rapidement, et les courtes quatre-vingts minutes contrebalancent la longueur habituelle des productions animées japonaises sur grand écran. C’est encore plus flagrant face à un dénouement un peu rapide et téléphoné. De plus, les clivages (voire anachronismes) shinobi / réalisation, ou autre trains / combat en armure, auront de quoi surprendre. Enfin, le film est totalement focalisé sur Naruto, à tel point que Sakura et plus encore Sasuke sont quasi absents. En tout cas, ils font de la figuration, à l’image de Sasuke qui doit avoir dix lignes de texte au maximum.

Dans l’ensemble, ce premier film Naruto remplit parfaitement son contrat. On n’en attendait pas beaucoup plus, et même s’il ne sort jamais des sentiers battus et rebattus, il fait passer correctement son heure et demie.

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Film Naruto et la Princesse des Neiges
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Publié par Gael
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Gael est le fondateur et responsable de la publication sur Kanpai. Amoureux de la culture japonaise au sens large, il voyage au Japon régulièrement depuis 2003 et partage ses infos, bons plans et un certain regard sur l'archipel nippon.
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