Mario Kart DS

Un an après la sortie de la DS apparaît le titre indispensable à chaque machine de Nintendô, Virtual Boy mis à part. Après Super Mario Kart SFC, Mario Kart 64, Mario Kart Advance (baptisé Super Circuit par chez nous), Mario Kart Double Dash!! et enfin Mario Kart Arcade Grand Prix, Mario Kart DS est donc le sixième opus de la série à voir le jour. Autant le préciser de suite, malgré quelques défauts, il n’est absolument pas le moins réussi. Au contraire, il apporte quelques éléments absolument ravissants.

La première surprise, pourtant, ne convainc pas du tout. Les karts avancent en pressant A, sauf que ce bouton est celui de droite. Du coup, au bout d’un certain temps de pression, l'on ressent un léger mal au pouce de par l’obligation d’appuyer avec le haut ou le côté du doigt et non le dessous de l’articulation comme à l’accoutumée. Pour ceux qui choisissent de gérer les objets avec le X et non le L, c’est d’autant moins pratique et beaucoup plus fatiguant. Étonnant, et surtout dommage, que l’on ne puisse pas modifier l’attribution des boutons. De même, les fabuleux dérapages, instaurés avec l’épisode 64, demandent un certain mouvement du pouce gauche beaucoup moins évident qu’avec un stick analogique toujours collé à l’empreinte digitale. Bref la prise en main, bien qu’immédiate et troublante de par sa non utilisation du stylet tellement habituelle sur DS, n’est pas parfaite. Nos mains de gamers aguerris n’en auront absolument pas peur avec l’habitude, mais sur le coup c’est un petit carton jaune pour EAD, qui se rattrape avec une bonne gestion de l'aspiration.

Techniquement, le titre séduit. Il n’est pas exceptionnellement beau, dépendamment des capacités 3D de la machine, mais particulièrement fluide. C’est un plaisir de le voir tourner, d’autant qu’il ne ralentit pas, même lorsque l’écran (du haut) est surchargé d’éléments et malgré la vitesse d’affichage imposée. Cette version DS sonne également le retour des vrais petits sauts et des dérapages de la version N64 (plus rapides à sortir et indéfinis, mais moins pratiques à effectuer comme nous le disions). Ceux-ci, comme d’habitude dans la série, ne vous serviront pas beaucoup dans les coupes 50 et 100cc, vite ennuyeuses. Préférez-leur donc le 150cc, beaucoup plus rapide, rythmé et dans le ton d’une vraie partie de Mario Kart. Une fois de plus, les courses s’y prêtent bien, avec seize nouveaux tracés généralement inspirés de titres des plombiers (la « Tick-Tock Clock » de Super Mario 64, le manoir de Luigi Mansion ou le « Delfino Square » de Super Mario Sunshine) et seize autres courses récupérées des épisodes précédents. Avec leur aspect nostalgique et le style technique spécifique à chaque hardware, elles constituent un accompagnement intelligent aux nouveaux circuits.

Nintendô a ajouté également une bonne soixantaine de missions qui, bien que très faciles et pliées en une heure ou deux, offriront un challenge intéressant pour toutes les finir avec trois étoiles. C’est, je pense, au cours de celles-ci que l’on apprend le mieux à se servir du double écran. S’il n’apparaît pas indispensable au début, il prouve vite sa valeur pour certaines missions où l’on joue même en regardant quasi exclusivement l’écran du bas. Ensuite, pendant les Grand Prix, l’on y jettera naturellement des coups d’œil de temps à autre pour améliorer ses performances. Diabolique ! Dernier petit regret : la bande-son qui offre des remix relativement médiocres, et des nouvelles pistes pas franchement exceptionnelles. Heureusement que les bruitages et l’intensité des courses en 150cc couvrent bien ce manque de pêche.

Pour finir, je n’ai pas encore testé le jeu en Wi-fi (en-dehors d’un essai infructueux ce matin à la fac), mais je devrais pouvoir m’y essayer dès ce soir. Cet article bénéficiera donc d’une mise à jour par moi-même, voire par Julien le cas échéant.

Mario Kart DS en wifi

Comme promis, je vous livre une petite mise à jour de cet article concernant le Wi-fi, mode ô combien important de ce Mario Kart DS. Après mon essai raté à l’université hier matin, je me suis donc connecté depuis l’appartement d’une amie qui possède un routeur Wi-fi. Ma batterie n’étant pas pleine et n’ayant pas le chargeur de la DS sur moi, je n’ai pu jouer qu’une ou deux heures en ligne. Lorsque la DS est connectée, Nintendô annonce que la durée de vie de la batterie chute à 3h, au lieu des 10-15h généralement constatées (j’ai hâte de voir ce que ça donnera avec la PSP…). La configuration est très simple, même pour moi qui suis relativement mauvais en informatique. La console se charge de chercher des points d’accès. Selon qu’ils sont protégés ou pas, il vous faudra entrer la clé cryptée WEP pour avoir le droit d’utiliser ce réseau. Et ensuite, ça fonctionne : « Great ! It’s as simple as 1-2-3 ! » (citation du site officiel). De retour chez moi ce matin, par curiosité, j’ai fait l’essai de rechercher des points d’accès (dans mon appartement, j’ai un routeur non Wi-fi). Si, comme moi, vous habitez un immeuble, vous aurez peut-être la chance de pouvoir vous connecter depuis le point d’accès d’un de vos voisins. Pour ma part, j’ai le choix entre trois réseaux non cryptés, donc je peux jouer en ligne sans avoir à débourser le moindre centime dans un routeur Wi-fi ou le dongle de Nintendô. La synchronisation n’est pas exceptionnelle (le signal oscille entre 0 et 1 sur une échelle de 3), mais ce matin, j’ai pu jouer plus d’une heure sans être déconnecté.

Une fois en ligne, avec votre nom d’utilisateur et votre emblème, Nintendô vous attribue un Friend Code dont le principe est assez identique au Tag du Xbox Live. Vous pouvez échanger votre code avec vos amis pour les affronter en réseau fermé. Le cas échéant, la console vous propose de vous mesurer à des adversaires de votre région ou du monde entier. Hier soir déjà, alors que le jeu ne sort officiellement en Europe que demain, j’ai pu affronter deux adversaires de ma région. Dans les faits, Mario Kart DS en ligne s’avère absolument royal. Les parties permettent de s’affronter jusqu’à quatre simultanément. Les temps d’attente sont relativement rapides, excepté peut-être lors de la recherche d’utilisateurs qui peut prendre jusqu’à deux ou trois minutes. Mais rien de grave. Une fois lancé, tout fonctionne comme dans un MK multijoueurs classique. Je n’ai presque pas rencontré de lag, excepté contre un adversaire dont le personnage n’arrêtait pas de passer devant puis derrière le mien (j’avais eu le même syndrome en jouant en Xbox Live contre Raton-Laveur sur Outrun 2). Toutefois, j’ai pu jouer plusieurs sessions de quatre courses contre lui sans qu’il ne se déconnecte. J'ai quelques petits regrets à noter toutefois : l'on ne peut pas communiquer avec ses adversaires pendant une partie en ligne. Nintendô aurait quand même pu coupler le jeu avec le Picto Chat. De plus, il est impossible de jouer à toutes les courses, de garder ses objets derrière son kart, ou de blâmer les déconnexions sauvages...

Mario Kart DS était déjà relativement addictif, il devient avec ce mode en ligne une véritable drogue ! Moi qui ai été pendant longtemps réticent à l'arrivée du jeu en ligne, ce qu'a fait Nintendô avec ce jeu est absolument génial. Les Kantan, Anshin, Muri (Facile, Sans souci, Gratuit) de la campagne publicitaire japonaise n'avaient pas menti.

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