Mahoromatic

Automatic Maiden

Mahoromatic Automatic Maiden représente exactement tout ce que l'anime-fan néophyte et peu regardant, voire l'otaku de base, peut bien réclamer d'une série d'animation japonaise : peu ou prou de scénario à travers le fantasme de la bonne à tout faire mignonne, naïve mais androïde quand même, l'utilisation habile des codes de la japanimation, le tout mitonné d'une petite pointe d'érotisme.

Le pire dans l'histoire est que techniquement, Mahoromatic n'a pas à rougir le moins du monde face à la production contemporaine, Gainax assurant une réalisation plus que convenable malgré sa relative récence. Un comble lorsque l'on sait que certaines de nos séries fétiches ne s'offrent pas une technique de luxe.

La série, courte et divertissante, offre toutefois malgré quelques trop-pleins le minimum syndical que l'on est en droit d'attendre de la japanimation. Rien d'original mais tout de même une certaine qualité. Humour, fraîcheur, bonne humeur... toute la jovialité et la détente y sont ; dommage que l'anime se fourvoie en essayant de traiter simultanément des thèmes plus sérieux.

Bref, sans grande ambition ni innovation, et surtout avec une certaine maladresse, Mahoromatic contentera les aficionados du "tout-lu-tout-vu" en manque de fraîcheur. Pour les autres, il y a mieux ailleurs, à commencer par chez Gainax !

Saison 2 : Motto Utsukushii Mono

Pour sa seconde saison, Mahoromatic se pare du sous-titre Motto Utsukushii Mono soit "des choses encore plus belles". Force est de constater que techniquement, la série semble avoir pris un petit coup de jeune et adopte un trait et une animation qui semblent plus propres et précis. Toutefois, et il fallait s'en douter, rien ne bouge réellement dans le petit monde de Mahoro. De nouveaux adjuvants et opposants se créent, et les anciens méchants se rangent du côté de la maid délirante. Il est d'ailleurs à féliciter que Gainax se soit mieux occupé du rythme de la série : après un ou deux épisodes d'introduction, on passe la moitié de la saison à rire de bon cœur, et la seconde à s'intéresser à un scénario presque correct dans son genre. Ouf ! Cette faiblesse des treize premiers épisodes est évitée. Reste que le dernier épisode contraste beaucoup trop avec le reste de la série, de par son côté sérieux et nihiliste. Il n'en reste pas moins que le souvenir de Mahoromatic qui restera sera celui d'une série plus joyeuse et délirante, comme elle a su si bien le faire, bien que n'étant pas immanquable, et peut-être également d'un doublage de qualité première, avec en fer de lance la voix attribuée à Mahoro. Un régal !

Épisodes spéciaux

Le Nenmatsu n'offre absolument aucun intérêt, puisqu'il se contente de résumer la première saison, sans rien offrir de bien original. Des passages en images issus de la première saison défilent sur un doublage plus ou moins inédit puisque ce "drama imagé" reprend les grandes lignes des douze premiers épisodes.

Le Natsu no TV Special, en revanche, offre un épisode inédit parallèle à la série qui traite uniquement des bouquins de charme de Suguru et de leur quête par Mahoro. Ce seul épisode, intitulé Ecchi na no ha ikenai to omoimasu, s'avère d'excellente qualité technique, et surtout résume parfaitement l'intérêt principal de Mahoromatic avec son lot de gags comme on a aimé les voir dans la majeure partie de la série. Il vaut donc son pesant d'or pour tout amateur !

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