Pour fêter la décennie d'existence de leur studio, l'an dernier, l'équipe de Gonzo a longuement préparé le projet Last Exile. Sur un fond de scène belliqueux, deux jeunes aviateurs à la petite semaine mènent leur petite vie de livreurs, en écumant les cieux à bord de leur Vanship. Moins mélancolique qu'un Miyazaki, plus fantastique d'Honneamise, Last Exile n'en est pas moins politisé.

Ce qui frappe le plus dans un premier temps, c'est le soin porté aux aspects techniques. Les épisodes regorgent de plans incluant des graphismes et animations assistés par ordinateur. Réjouissez-vous : ces séquences de synthèse ont un certain cachet, un haut niveau de détail et un nombre d'images par seconde très satisfaisant. On est loin des standards habituels de la japanimation sur ce point, et c'est tant mieux.

Plus globalement, l'on remarquera une maîtrise plutôt correcte de la mise en scène, malgré un découpage un brin classique, et des scènes d'action rapides relativement compréhensibles. Le tout se déroule dans des décors pour lesquels on a traité les couleurs de sorte qu'elles paraissent passées. L'impression d'ancienneté qui en découle séduira au début dans l'ensemble, puis le manque de couleur plus franche se fera sentir de plus en plus, jusqu'à devenir lassant.

De même le blanc, qui figure parmi les couleurs dominantes de Last Exile, se risque parfois à une présence trop prononcée, tant cette impression d'immaculé et de flou artistique fatiguera parfois. Mais c'est aussi le cachet très pur, mélancolique et intimiste qu'il contient qui veut ça. Ainsi, quelques plans descriptifs ou astuces de mises en scènes apparaîtront sûrement, pour certains, comme superflus et casseurs de rythme.

Reste qu'effectivement, le scénario peine non seulement à démarrer, en nous laissant dans un certain flou lors d'une bonne poignée des premiers épisodes, mais il n'arrive finalement pas à décoller ni à franchement nous intéresser. Malgré toute la bonne volonté du début de visionnage et les promesses relayées par les hordes de fans, Last Exile parvient à fermer nos paupières beaucoup trop vite, et c'est à chaque fois la main lourde qu'on lance un nouvel épisode.

Malheureusement ainsi, et malgré certains jolis thèmes à consonance celtique notamment dans les temps calmes (mais qui ne masquent pas le doublage horripilant de Lavi), la surcharge d'ennui nous arrache vite d'une série qui devait pourtant sortir du lot. A l'image d'un chara-design et plus globalement d'une 2D affreusement simplistes, l'anime n'offrira vite que peu d'intérêt.

Sans tomber dans le pétard mouillé à la Wolf's Rain, quoi que de peu, Last Exile ne tient de loin pas toutes ses promesses et ne parvient pas à entretenir la hype qui tourne autour de lui. A cause d'un rythme lent et d'un enrobage tristoune, il ne réussit pas à séduire, et l'on ne pourra que se lamenter d'échecs tels : il ne reste plus grand chose à la japanim', sorti des shônen clonés...

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Commentaires

titi
21 Février 2006
01:47

pk vs ète so durs? vs me dégouté de continué a regar.D la seri. Jeu vi1 de comencé é pi voala
BEUUUUUUUUUUEUUH!

TheCreech
20 Septembre 2006
00:32

Assez d'accord avec l'article dans l'ensemble.
Je pense que ce Last Exile manque malheureusement d'âme....
L'intrigue démarre finalement assez tard et ce laps ne sert meme pas a approfondir la psychologie des personnages ou le contexte.
De plus, le monde semble etrangement etre cousu d'un épisode a l'autre, d'où une desagréable sensation de vide...
Ce manque de maitrise se ressent surtout vers la fin de l'anime, où l'oeuvre n'arrive pas a echapper a un classicisme navrant....

Au final la reussite graphique de ce Last Exile ne fait qu'accentuer la deception generale qu'on peut ressentir face a une oeuvre sensée marquer la decenie d'un studio comme Gonzo....

Surfait....

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