Lara Croft : Tomb Raider

Le film

On peut les déguster dans la pot au feu ou encore dans le fameux navarin d'agneau, mais les meilleurs navets se savourent tout de même dans les adaptations cinématographiques de jeux vidéo. Mortal Kombat, Street Fighter ou Super Mario Bros. (j'en passe et des pires) ne sont que les tristes films cités régulièrement en exemple. Il faudra surtout ne pas oublier d'y omettre à l'avenir l'exécrable Tomb Raider.

Pourtant, celui-ci a été présenté et promu comme un film à gros budget, ayant réuni des grands noms du milieu. Ce n'est certainement pas en découvrant le traitement apporté à la réalisation que l'on pourra le vérifier. Hormis quelques exceptions, les décors souffrent du syndrome Star Trek, alias l'hilarant "youhou, je tourne en studio des décors voulus naturels" que l'on vendra sans honte au grand public.

Ne parlons pas des effets spéciaux d'un autre âge et de leur incrustation ridicule, du filmage parkinsonien et ses ralentissements incongrus façon mauvaise série Z, du jeu d'acteurs risible, des répétées invraisemblances d'un scénario téléphoné, ou plus encore de la bande originale incroyablement crispante (palme du meilleur défaut du film, sans aucun doute, et pourtant il fallait le faire).

Seule la jolie Angelina porte sur ses seuls mais gros roploplos l'entier d'un film que l'on aurait avec plaisir limité à ceux-ci : attendrissants, rebondissants, captivants... sont bien les seuls termes mélioratifs que j'aurai pu trouver pour décrire un point du film Tomb Raider, qu'il est de bon goût de déconseiller à tous, même par un dimanche après-midi pluvieux.

Le film, pas les seins bien entendu.

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