Dans sa grande bonté (enfin, envers son banquier), Nintendô continue sur sa lancée des Famicom Mini avec une troisième fournée. Ces rééditions GBA des classiques de la Famicom, si chères aux yeux des fans et du porte-monnaie, dans leurs boîtes toutes mignonnes, ont tout pour plaire. Et bien plus encore lorsque Nintendô déterre de son cimetière des licences oubliées l'un des jeux les plus marquants de mon enfance, que je connaissais à l'époque sous le nom de Kid Icarus : Hikari Shinwa Partena no Kagami.

Et c'est surpris que je constate bon nombre de différences par rapport à la version NES occidentale, en jouant à cette émulation de la version Famicom Disk System japonaise. Dès le départ, on constate agréablement que l'horrible système de mot de passe n'est plus (ou plutôt n'était pas). En lieu et place se trouvent trois blocs de sauvegarde, avec un système inspiré des deux premiers Zelda no Densetsu, à savoir que l'on ne peut enregistrer sa partie qu'au Game Over. Un système pas toujours pratique, mais ça reste un luxe immense par rapport au password. Le déroulement du jeu reste lui identique, à savoir de la plate-forme tantôt verticale, tantôt horizontale, avec entre deux des donjons que l'on peut explorer librement. Certains considèrent que les ennemis se comportent de manière légèrement différente, mais je ne l'ai pas vraiment ressenti. Cependant, le dernier niveau, lui, connaît bien quelques différences légères en terme de jouabilité et de déroulement. Plus flagrant, la musique et les bruitages ne sonnent pas toujours la même chose. Un détail qui d'abord choque, mais au final, on entend un meilleur travail sur la version japonaise à ce niveau que sur la version occidentale.

On s'émerveille donc jusqu'à la fin à redécouvrir ce titre, sous un jour différent, avant de découvrir les deux grosses infériorités de la version japonaise sur la version occidentale. La fin tout d'abord est nettement plus simpliste, et presque frustrante lorsque l'on a fait la version NES en premier. Passé ceci, on s'étonne ensuite de voir qu'en reprenant sa sauvegarde, il n'y a aucune "seconde quête", où l'on retraverse les niveaux avec le niveau atteint à la fin, les cœurs et les objets. Non, si l'on peut bien reprendre le jeu dès le début avec sa sauvegarde, on le reprend tout nu, comme lors d'une première partie. Voilà un détail qui tue malheureusement le plaisir de refaire encore et encore ce jeu pourtant si sympathique.

Une réédition à réserver donc principalement aux fans absolus de Kid Icarus, désireux de découvrir le jeu sous son visage d'origine. J'invite cependant également les autres à découvrir ce classique, avant que Pit ne tombe définitivement dans l'oubli, Nintendô ne semblant pas vraiment pressé de nous sortir de nouvelles aventures du petit ange. Et pourtant dieu sait que nous sommes nombreux à les réclamer.

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